Shanghai (dimanche, 27 mai 2007)

"Le Chant des regrets éternels", le roman de Wang Anyi, est à travers le destin de son héroïne, une métaphore de la mutation de Shanghai.
"Shanghai est omniprésente, fissure du monde où l'on peut se cacher loin des tourments de l'histoire qui traverse le siècle." est-il écrit dans la préface. Une ville qui ne sera plus ce qu'elle a été...Un roman qui décrit le temps suspendu...

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"Toutes les lumières de ces points et ces lignes ressortent sur les ombres de Shanghai depuis plusieurs dizaines d'années. L'éclat de ce Paris de l'Orient se déploie lui aussi sur ce fond d'ombres ..."
Wang Anyi

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Deux vues de la rue de Nankin, avenue très fréquentée et considérée comme chic...

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Les anciennes ruelles aujourd'hui coincées entre les tours...
"Dans chaque travée de ces ruelles s'agitent des choses imprévisibles et pourtant raisonnables, non pas de grands événements mais des petits riens qui, mis ensemble, forment un tout"
Wang Anyi

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Shangai a conservé une partie de sa ville ancienne en architecture traditionnelle et régulièrement rénovée...
Voici la plus ancienne maison de thé.
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Immeubles des années 70

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Le très beau musée de Shanghai...



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Shanghai, ce n'est pas la Chine mais un monde à part, toujours mythique.


Pour Adeline qui me l'a demandé.

"Les ruelles de Shanghai sont sensuelles, intimes comme le contact de la peau ; fraîches et tièdes au toucher, on peut les appréhender mais elles gardent leur part de secret. Les fenêtres graisseuses des cuisines, à l'arrière des maisons, permettent aux servantes de bavarder, l'une dedans, l'autre dehors ; les portes de derrière livrent passage aux jeunes demoiselles qui vont au lycée sac de classe à la main, ou à des rendez-vous galants ; les grandes portes ne sont ouvertes que pour les événements importants, pour accueillir des invités de marque, quand on y colle des faire-part de mariage ou de décès. Toujours plus ou moins en effervescence, les ruelles sont agitées et bavardes. Les terrasses et les balcons, comme les rebords des fenêtres, retiennent les confidences ; la nuit, les coups frappés aux portes se succèdent ici et là."
Le Chant des regrets éternels

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