vendredi, 18 mars 2011
Crépuscule
Pour Pierre Ulm et Aliscan, les vers baudelairiens de cet ami poète cloué dans son fauteuil, naufragé de l'âge et de la maladie.
La mélancolie déjà... pourtant il était encore jeune. Le poète n'a pas la même horloge que nous.
Les nuages filent
Faufilent et défilent
Un, deux, trois...
Une cloche sonne
Détonne et résonne
Dans le bois.
Sans dé ni pelote
Deux branchent tricotent
À l'endroit,
Des mailles de lunes
Pour les tuiles brunes
Du vieux toit.
Ce nuage en détresse
Jeunesse, ma jeunesse,
C'est bien toi.
La lune boit la lune
Adieu et sans rancune
Oublie-moi.
Bernard Dominique Lacroix

Claude-Joseph Vernet
(1714-1789)
09:29 Publié dans Au jour le jour, Coups de coeur, D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (13) |
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