jeudi, 15 mai 2008

Vos émotions au cinéma

Début du festival de Cannes.

Télérama pose la question : le cinéma fait-il encore rêver ? Question très pertinente et qui suggère  que ce ne soit plus le cas.

Moi le cinéma me fait toujours rêver.

J'adore m'engloutir dans l'obscurité d'une salle de projection, oublier le quotidien, partir...

Et j'ai repensé à mes premières émotions cinématographiques.

Enfant, c'était dans la salle paroisiale du patronage de mon village. Le curé nous passait des Charlots et des Laurel et Hardy mais aussi des films religieux "Marcellino pan et vino".

Mais ma première véritable émotion en salle obscure, je la dois à un peplum.

384282853.jpg "Quo Vadis", toujours dans la salle paroissiale ! Comme j'ai pleuré ! Le beau Robert Taylor en soldat romain, la jolie chrétienne, les martyrs, l'affreux Néron...Rome en flammes...

J'ai retrouvé cette émotion avec Ben Hur.

Quelques années plus tard, j'ai pu aller dans un vrai cinéma... Sissi, La Princesse de Clèves.

Quand j'étais au lycée c'était la grande période des ciné-clubs. Discussions passionnées Bergman, Vittorio de Sicca, Fellini, Pasolini, Robert Bresson, on aimait le cinéma d'auteur.

Etudiante, je me passais d'un repas pour aller au ciné. Godard, Rohmer -Ma Nuit chez Maud.

Le cinéma n'a vraiment jamais cessé de me faire rêver ou réfléchir.

 

 

jeudi, 08 mai 2008

Havre de lumière

Le Havre, c'est une ville de lumière. Des ciels habités de nuages, qui changent et bougent durant toute la journée.

 

C'est un lieu marqué par l'Impressionnisme. 

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Ce tableau célèbre de Monet considéré comme le premier tableau impressionniste représente le port du Havre.

Mais à l'origine il y a

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Eugène Boudin, né à Honfleur le

12 juillet 1824 et complètement autodidacte, même si la ville lui a offert une bourse pour aller étudier les Beaux-Arts à Paris.

Ami de Monet, qui avait une tante à Saint-Adresse, il a fortement influencé les peintres impressionnistes. Il a été un des premiers à préconiser de peindre dehors, en plein air car à cette époque il était encore de rigueur de rester dans les ateliers. Il se liera également d'amitié avec Courbet.

 

Il est connu comme le peintre des marines.

 

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mais moi j'adore ses tableaux de vaches !

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... très nombreux au musée Malraux du Havre, qui possède, en province, la plus impressionnante collection de tableaux impressionnistes.

 

Un livre entier a d'ailleurs été consacré à ses tableaux de vaches qui célèbrent magnifiquement la campagne normande.

 

 

 

 

 

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 Boudin et Monet ne sont pas les seuls à avoir été inspirés par Le Havre. Raoul Dufy, également né au Havre a peint sa ville. L'estacade de la plage de Sainte-Adresse en particulier

 

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et la voici "en vrai".

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Moins colorée !!! Les environs du Havre  se retrouvent dans les tableaux des peintres.

 

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Etretat vu par Courbet et par Claude Monet

 

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En photo, c'est pas mal non plus...

 

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On comprend que les peintres soient enfin sortis de leurs ateliers pour peindre la Côte d'Albâtre. Splendide !

mercredi, 07 mai 2008

Voyage au long cours

Il s'agit d'un roman

un véritable pavé de 1300 pages sur lequel on embarque pour un long temps de lecture.

Un titre peu engageant : "Dans la main du diable". Je ne connaissais pas l'auteure, Anne-Marie Garat éditée par Actes-Sud.

476918804.jpgL'histoire se déroule sur un an : 1913 à 1914.

Le choix de l'époque n'est pas anodin.

Le coeur de l'intrigue : une histoire d'espionnage très particulière puisque l'armée espionne et surtout manipule des scientifiques.

Nous sommes en pleine gloire des débuts de la Recherche. Débuts de la chimie. En biologie, ce sont les disciples  ou héritiers de Pasteur et c'est au sein de son Institut que se déroule l'essentiel de l'action. Les savants sont alors des idéalistes, tout à leur rêve  d'éradiquer le mal, la maladie, la souffrance.

Les militaires, eux, intriguent pour s'approprier ces découvertes afin de fabriquer les premières armes chimiques. Ils n'hésitent pas à les tester sur des hommes, en Birmanie et en France sur des pauvres, rémunérés qui font les cobayes pour nourrir leurs familles. Lutte entre les militaires et les savants : le noyau de l'histoire. 

Autour, et tout aussi passionnant, un roman initiatique ou d'apprentissage. Une très jeune fille devient femme  en se lançant dans la mêlée. Un personnage magnifique, tout en force et en finesse, en douceur et en détermination. Femme très moderne dans une France qui appartient encore au XIXè siècle. Le regard de Flaubert mais au féminin.

Enfin roman social avec une description de toutes les classes encore  très marquées.La bourgeoisie est représentée par une femme conduisant son  entreprise d'une main de fer. Beaucoup de domestiques, des paysans. Début du XXè siècle, début du cinéma (l'auteure enseigne à l'école de cinéma à Paris), premiers conflits sociaux.

Une lecture qui envoûte grâce à l'écriture magnifique, souple et sensuelle d'Anne-Marie Garat. 

 

mardi, 06 mai 2008

Havre de grâce

C'est le nom qu'a porté Le Havre dans le passé.

Une ville qui me plaît. Peut-être d'abord parce qu'elle me change de Lyon, cette ville reconstruite par Auguste Perret.

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On peut ne pas apprécier ce Versaille stalinien, il n'empêche que la mairie ne manque pas d'allure.

J'aime cette ville qui est une porte vers l'Ailleurs, une invitation à regarder au-delà de la mer.

J'aime son port pour ça :

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Le paquebot "Queen Victoria", en service depuis fin 2007, faisait au Havre une escale exceptionnelle.

 le Queen Victoria mesure 294 mètres de long pour 32.30 de large. D'une jauge de 90.000 tonneaux, il peut embarquer 2014 passagers et 900 membres d'équipage

Nous l'avons vu à quai mais aussi quittant le port, guidé par les remorqueurs, dans toute sa majesté.

 

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C'est très impressionnant et ça prend aux tripes quand on le voit passer de près, au bruit sourd des sirènes.

Mais finalement je préfère l'admirer du quai car les croisières, ce n'est pas trop pour moi.

Il y a aussi les porte-containers, également guidés par les remorqueurs.

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Celui-ci comme par hasard est chinois.

Tant d'autres découvertes à faire au Havre. 

jeudi, 03 avril 2008

Bleu Pétrole

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J'ai craqué pour le CD d'Alain Bashung, Bleu pétrole. C'est ma couleur préférée et j'aime bien Bashung. Un moment de déception en ouvrant l'emballage : onze chansons seulement, avec des bonus : un DVD que je ne regarderai jamais, un joli album. Heureusement il y a la voix de Bashung puissante, claire, nette, pas du tout dégoulinante selon certaines tendances actuelles. Des textes poétiques intéressants de Gaëtan Roussel et de Gérard Manset.

C'est d'ailleurs avec une chanson de ce dernier que se termine le CD

chanson dédicacée à Rony.


IL VOYAGE EN SOLITAIRE


Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il chante la terre.
Il chante la terre

Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaires.
Pendant des journées entières,
Il chante la terre.

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il sait ce qu'il a à faire.
Il chante la terre.

Il reste le seul volontaire
Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,
Plus fort qu'un armée entière,
Il chante la terre

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer
Et voilà le miracle en somme,
C'est lorsque sa chanson est bonne,
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre.

lundi, 31 mars 2008

Nostalgie

 

 Vous avez peut-être vu hier soir sur France 2 un film sur le grand Ray Charles.

Ce n'était pas un chef d'oeuvre, un peu mélo, mais ça nous a permis de retrouver une musique que nous avons adorée !

Et MERCI à Rony ! 

jeudi, 27 mars 2008

Le cocu qui assume...mal

484514487.jpgLe dernier roman biographique de Jean Teulé ne me paraît pas tout à fait à la hauteur des précédents : Rimbaud, Verlaine et Villon. Mais il met en scène un personnage intéressant, le marquis de Montespan, mari de la favorite de Louis XIV. Après mademoiselle de La Vallière et avant madame de Maintenon qui l'a rendu bigot en fin de vie. Vingt-cinq ans de règne pour la Montespan, pas mal. C'est une très belle jeune femme, la plus belle, quand le roi la rencontre avec une langue de vipère qui lui permettra de dominer la Cour. Le mari est un gascon...très gascon. Droit, honnête, rustique, l'opposé du courtisan. Surtout très, très amoureux de sa femme, à la folie. Quans sa femme s'installe dans le lit du roi, tout le monde félicite de Montespan pour sa chance car c'est la fortune assurée, les plus grands honneurs lui sont promis.  Mais le Gascon a le mauvais goût d'être trop amoureux et va  commettre  les pires excentricités. Dans un premier temps c'est la prison puis la condamnation à l'exil dans son château délabré du Sud-Ouest. Ainsi traverse-t-il la France dans un carrosse noir, drapé de voiles de deuil, surmonté d'immenses cornes de cerf. Puis une cérémonie d'enterrement avec messe de Requiem, cercueil (vide) et tombe pour ensevelir son amour. Ainsi pendant vingt-cinq ans, Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, lutte sans  relâche contre celui qui était à l'époque l'homme le plus puissant de la planète.

" ça fait quand même chier de devoir tout payer avec des pièces à l'effigie de l'amant de sa femme. Surtout qu'il est moche ce nain sale.* Mais qu'est-ce qu'elle lui trouve ?"

Il y laisse tous ses biens, il y laisse la vie.

 * Louis XIV, c'est connu, prenait un bain une fois par an et portait des talons.

samedi, 22 mars 2008

Leonard Cohen à Lyon et à Nice

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Après quinze années d'absence sur scène, Leonard Cohen sera à Lyon dans le cadre des nuits de Fouvière le 9 juillet 2008.

http://www.nuitsdefourviere.fr/

 

Leonard Cohen aux Nuits de Fourvière le 9 juillet 2008

11 03 2008

Après quinze années loin de la scène, Leonard Cohen a annoncé son retour avec une tournée en Europe et au Canada pour l’été 2008.

Leonard Cohen sera mercredi 9 juillet 2008 à 21h30 sur la scène du Grand Théâtre romain de Fourvière.

Cette annonce a été faite alors que Leonard Cohen faisait son entrée au « Rock and Roll Hall of Fame » à New York le 10 mars 2008. En France, Leonard Cohen se produira également au Nice Jazz Festival le 22 juillet 2008.

L’ouverture des locations pour le concert de Leonard Cohen et pour l’ensemble des spectacles des Nuits de Fourvière 2008 aura lieu le mercredi 26 mars 2008 à 12h.

Il sera également au Paléo, festival de Nyon, en Suisse le 29 juillet.

dimanche, 16 mars 2008

Si on parlait rugby

Le tournoi des six nations s'est terminé hier, il nous a permis de découvrir de nouveaux joueurs. Mais n'étant pas spécialiste, je laisse la parole à mon ami Pierre dont c'est la passion.


"Nous avons assisté hier à un très grand match des Gallois soutenus par les chants de légende et 250 000 spectateurs sur écran géant, faute d'être rentrés au stade. Les bières ont coulé à flot bien entendu, la vraie folie car les Gallois ont battu tout le monde et ont donc empoché le fameux grand chélem.

On joue un nrugby offensif mais on n' a pas les avants pour ça car la régle d'or en rugby et bien c'est que le rugby commence devant.

Lievremont l'entraîneur assume, car il est intelligent, et quelques voix commencent à critiquer son jeu et même du coté du Secrétariat aux sports. Suivez mon regard.

Je signale à Monsieur Laporte que l'on n' a pas gagné la coupe du monde et que tous les supporters ne sont pas des "connards".

Pierre

mercredi, 05 mars 2008

Lire Khaled Hosseini

Il y a longtemps que je n'ai pas parlé de lecture, trop occupée par les changements de Hautetfort.
J'ai lu le roman tout récent
"Mille Soleils Splendides"
de Khaled Hosseini
dont j'avais apprécié "Les Cerfs-volants de Kaboul".
Mieux encore que Les Cerfs-volants ce second roman nous permet de comprendre l'histoire contemporaine de l'Afghanistan, à travers deux femmes qui partagent le triste destin d'appartenir au même homme. L'histoire se déroule sur trente ans de bouleversements politiques éclairant les raisons de l'arrivée des talibans. Un engrenage politique terrible, lié à la prédominance de l'esprit tribal.
Je ne vous raconterai pas l'histoire de ces deux femmes pour ne pas déflorer l'habile suspens de Khaled Hosseini, je préfère évoquer les découvertes que j'ai faites dans ce roman.
Toute une page de cette récente histoire de l'Afghanistan m'était inconnue, en particulier celle entre la fin de la guerre avec l'URSS et l'arrivée des talibans. Période peu médiatisée en France. Après le départ des Soviétiques, le pays a été la proie d'une guerre civile intense provoquée par les chefs de guerre ou moudjadins, qui bénéficiaient d'un armement sophistiqué procuré par les Etats-Unis, pour lutter contre l'URSS. Parmi ces chefs de guerre, Massoud, qui ne ressort pas vraiment comme un héros.
J'ai été aussi intéressée par le soin que semble avoir mis l'auteur à faire la distinction entre des pratiques traditionnelles patriarcales, terribles pour les femmes, mais très anciennes, et l'Islam.
Deux personnages masculins illustrent cette différence.
Un vieil Imam, qui encourage une fillette à s'instruire dans un enseignement très ouvert et le mari, détestable, mais qui est n'est pas un musulman pratiquant.
En revanche, comme pour Les Cerfs-volants, j'ai des réserves quant au dénouement. Trop américain, avec retournement de situation spectaculaire, inutile à mon goût.

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