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vendredi, 16 décembre 2016

En direct de Montréal...

Envoyé par ma nièce qui s'est installée cet été à Montréal avec compagnon -francoquébécois- et enfant.

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lundi, 28 novembre 2016

Quelle terreur ?

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Il y a quelques mois j'ai été très marquée par la lecture d'un petit livre de Frédéric Boyer qui s'appelle : "Quelle terreur en nous ne veut pas finir". C'est un écrivain dont j'ai déjà parlé, ce n'est pas un auteur facile mais percutant, dérangeant.

boyer.jpgCe texte très court est à la fois un plaidoyer et un réquisitoire.

Plaidoyer pour l'accueil des réfugiés, réquisitoire contre tout un discours lepenisé qui nous paralyse, s'insinue dans la société française comme un poison.

Frédéric Boyer démonte les mécanismes de nos peurs : peur d'être envahis, peur du déclassement, peur du remplacement. C'est un texte fort avec des accents prophétiques et poétiques. Des passages obscurs également.

Ce texte m'a donc remuée.

Je me suis rapprochée d'une association qui aide les demandeurs d'asile, Welcome, fondée par les Jésuites.

Welcome recherche des familles pour héberger un réfugié,  entre deux et six semaines. Celui-ci  est ensuite pris en charge par une autre famille.

J'en ai parlé à Roso qui n'était pas trop d'accord. Il est vrai  que nous avons déjà un réfugié quasi permanent en la personne de notre fils aîné schizophrène. Welcome m'a alors proposé de devenir tutrice d'un demandeur d'asile,  c'est à dire quelqu'un qui l'accompagne, fait le lien avec ses familles d'accueil. Pour cela j'ai suivi une formation assurée par le Secours Catholique.

C'est là que j'ai découvert l'incroyable complexité de la demande d'asile.

Je ne peux vous faire un résumé de cette formation c'est compliqué. Ce qu'il faut retenir c'est qu'il est extrêmement difficile d'obtenir le statut de demandeurs d'asile.

Il est dès le départ difficile d'en faire la demande.

SIPA_erstock45032780_000001.jpgSi un réfugié est obligé de donner ses empreintes dans un pays européens dans lequel il arrive, il dépende de ce pays et ne peut aller ailleurs. S'il le quitte pour aller ailleurs il est réexpédié dans le pays dont il dépend.

Évidemment que la France n'est souvent pas le premier pays dans lequel arrivent les migrants.

Voilà pourquoi les passeurs brûlent les bouts des doigts avec de l'acide et certains migrants le font eux-mêmes avec des barres de fer chauffées au feu.

Ensuite, quand le réfugié a obtenu le droit de déposer une demande,  les démarches sont   très longues et semées d'embûches.

Au bout du compte 31% des demandeurs d'asile ont,  en 2015,  obtenu leur statut en France. Soit 3000 personnes.

Je pense en reparler ici quand je serai opérationnelle !

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mardi, 26 avril 2016

Le poète pisse dans son violon (suite)

Littérature et poésie

 

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"Littérature contemporaine : "Ici on apporte

 son manger."

 

"Le veau est une viande qui se laisse

trop facilement influencer par les sauces,

certains écrivains de même."

 

"Tout poète se trouve

quotidiennement confronté à

l'urgence de l'inutile."

 

"Se promener nu dans la  littérature

est un plaisir sauvage."

 

 Pierre Autin-Grenier

"Le poète pisse dans son violon"

 

 

mardi, 22 décembre 2015

Son visage et le tien

Pour Doume qui semble en plein doute...

J'ai eu l'occasion de critiquer assez sévèrement le premier roman d'Alexis Jenni "L'art français de la guerre" qui lui avait valu le prix Goncourt. En revanche j'ai été assez impressionnée par son petit livre de spiritualité "Son visage et le tien".

L'écrivain parle de sa découverte de la foi.
Cela  commence dans l’ignorance, le non-dit. Dieu se glisse dans le silence d’un grand-père croyant mais taiseux. Une foi présente et distante, pesante selon l’auteur qui n’a pas reçu d’enseignement religieux hormis ce temps où sa mère lui a lu la Bible comme on lit de belles histoires. Pourtant à travers le vide et l’absence de Dieu, dont ses parents souhaitent même le tenir éloigné, Alexis Jenni va entrevoir la Lumière, percevoir le Souffle, accueillir la vitalité.
Ainsi en est-il de la foi pour Alexis Jenni. Ce n’est pas produit d’un enseignement mais une source, cachée, que l’on peut retrouver grâce à l’expérience de nos sens, à la découverte des sensations de notre corps porteuses de vérité.
« L’acte de croire est une confiance, un état de disponibilité, une sensibilité extrême de tous les sens, celui qui sent l’ensemble des sens, et que l’on pourrait appeler sens de la présence.
La foi dans sa conscience est une sensibilité. »
Croire, c’est retrouver le bon usage de ses sens et de ces sensations dont on nous a appris à nous méfier. Mais il faut éviter les pièges car nos sensations peuvent être polluées par des perceptions conditionnées dont nous attendons l’accès immédiat et facile à la réalité sans que cela nous conduise à Dieu. Mieux vaut par exemple écouter le silence qu’une musique qui remplit du vide. Les sensations nous permettent d’accéder à Dieu quand elles sont en prise avec l’intelligence, la pensée et surtout l’imagination. Voir, c’est voir ce que notre œil ne perçoit pas, voir l’invisible.
« On peut ne pas voir ce qui est, on peut tout autant voir ce qui n’est pas, car c’est la pensée qui voit, pas l’œil ; et le monde dans lequel nous vivons nous paraît toujours plein, toujours exact, toujours évidente, pauvres grands singes forestiers que nous sommes. »
Le goût, l’odorat, ces sens primitifs nous donnent accès au passé, aux souvenirs, à notre intimité profonde, à l’essentiel.
En revanche le goût, ce sens  dont on pourrait penser qu’il nous éloigne de l’intelligence tant il paraît primitif est peut-être celui qui nous introduit le mieux à la connaissance de Dieu.
« Ce dont on a le goût est somme toute assez simple, mais on n’en fait jamais le tour, on ne le saisit jamais, et du coup jamais on ne s’en lasse ; c’est bien la vertu de ce sens là, si fruste et si profond, incapable de subtilité, incapable d’aucune précision, mais qui nous lance dans une énergie obstinée sur une voie qui du coup est la nôtre. On ne sait pas où cela va, mais c’est c’est la nôtre ; voilà le goût : simple, personnel et sans fin. »
C’est en ouvrant nos sens à ce qui est leur fonction primordiale, soit permettre à l’humain d’être traversé par le souffle de la vie, le Souffle de la Résurrection, que nous pouvons créer un espace pour accueillir Dieu. Dieu ne peut entrer dans une maison encombrée, vivre dans un bric-à-brac de sensations perverties par des injonctions sociétales.
« le vrai cauchemar est le plein, un monde totalement rempli au point qu’il n’y reste ni terrain vague ni temps mort, plus d’ennui. Seul le vide laisse place, et permet la vie. »
Alexis Jenni nous engage ainsi à nous méfier de ce qu’il appelle notre sens préféré : voir. Voir, omni présent dans notre société est dominé par l’abus de l’image qui donne l’illusion d’accéder à la réalité, fait de nous des tout-puissants et nous détourne de l’essentiel.
Au contraire « Sentir, toucher, entendre, goûter sont des sens qui sont sans distance. Ce que l’on perçoit, on est dedans, cela vient d’où ça veut, on y est, c’est là ; et quand on y échappe pas, car il n’est pas de paupières aux mains, au nez, à la langue ou aux oreilles. En ces sens-là, que l’on éprouve en silence et les yeux clos, loge l’amour, et c’est là qu’il se déploie. »
Le fin mot de cette histoire, c’est l’amour, c’est à l’amour que nos sens nous destinent, c’est vers l’amour que nos sens nous orientent.

Pour Alexis Jenni tout parcours spirituel passe par l'attention qu'on accorde à ses sens, c'est ce qui fait la très grande originalité de ce livre.

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samedi, 02 mai 2015

L'homme de Cromagnon

Souvenirs, souvenirs...

Avec les copains, anciens scouts, à l'entrée de la caverne réplique de la grotte Chauvet, nous avons remporté un certain succès en entonnant cette chanson très populaire dans notre jeunesse… J'aime bien le dernier couplet ! 

 

 

jeudi, 30 avril 2015

J'ai visité la Caverne du Pont d'Arc

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C'est ainsi qu'on appelle la réplique de la grotte Chauvet.

Roso et moi nous étions la semaine dernière dans la Drôme avec d'anciens copains scouts du temps où nous étions animateurs de la région Drôme-Ardèche. Nous en avons profité pour visiter la Caverne du Pont d'Arc

C'est vraiment magnifique et très intéressant.

En fait c'est tout un ensemble culturel dans un très beau site naturel avec des belvédères pour admirer l'Ardèche.

N'étaient encore ouvertes que la réplique de la grotte et la galerie de l'Aurignacien. Mais il y aura aussi un atelier de la Préhistoire et une salle d'expositions temporaires. Avec bien sûr restaurant, coins pique-nique…Bref, de quoi y passer la journée !

 La reconstitution est impressionnante : roches, stalactites et stalagmites à l'identique, ossements d'ours, traces humaines, c'est vraiment exceptionnel.

Les peintures sont  passionnantes à découvrir et très émouvantes : elles datent de 35 000 ans, soit plus de 15000 avant Lascaux ! L'hypothèse est que toutes ces oeuvres seraient d'un seul homme et auraient été réalisées très rapidement. C'est un éboulement, survenu il y a 20000 ans (soit avant Lascaux) qui aurait fermé la grotte et l'aurait protégée. Cette peinture est celle que j'ai préférée même s'il y en a de plus spectaculaires.

En tout cas les spécialistes sont unanimes pour accéder une intention spirituelle à ces oeuvres. Les hommes de cette époque n'entraient dans ces grottes que pour peindre, à la lumière de torche. On voit d'ailleurs sur les roches les traces du mouchage des torches. La caverne était une sorte de temple.

La galerie de l'Aurignacien complète les connaissances sur cette période de la préhistoire avec tous les moyens modernes. 

Cela fait vraiment réfléchir sur l'origine de l'homme, sa nature et le rapport au temps.

 

jeudi, 19 mars 2015

Il est mort le poète

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Bernard Lacroix que j'ai souvent cité sur ce blogue est décédé hier. Pendant le printemps des poètes. Il était poète mais pas seulement. Il avait constitué un musée exceptionnel, mémoire de notre région.  La collection Lacroix, acquise par le Département de la Haute-Savoie en 2001, représente l’un des plus importants témoignages de la vie quotidienne et artisanale des habitants de l’arc alpin.

Elle comprend plus de 17000 objets, tous réunis par Bernard Lacroix tout au long de sa vie. Collectionneur donc, mais aussi poète, artiste peintre et sculpteur, il a passé la majeure partie de sa vie à Fessy, dans le Chablais.

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Mais ce sont les mots du poète que je retiens aujourd'hui.

 

"Le poète

C'est celui qui rit pour ceux qui ne rient pas,

Qui pleure pour ceux qui ne pleurent pas.

 

Le poète

C'est celui qui porte la joie

Et la croix des autres..."