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samedi, 28 janvier 2017

Un monde s'effondre

Il y a dix ans que j'ai ouvert ce blogue.

C'était dans des circonstances difficiles, mon fils aîné venait de faire des crises délirantes suggérant un diagnostic de schizophrénie.

Il s'est stabilisé, même sans médicaments,  mais il ne travaille pas. Nous avons appris à partager sa vie, ou la nôtre avec lui, je ne sais pas trop.

Aujourd'hui ce n'est finalement pas pour moi ni le plus difficile ni le plus désespérant.

J'avais repris un billet d'Alezandro que je trouvais trop pessimiste sur la marche du monde.

Aujourd'hui j'ai le sentiment qu'il a raison et que mon optimisme  n'était que l'illusion donnée par des lunettes rose de pacotille que je chausse sans doute trop facilement. Oui  un monde s'effondre.

Le climat politique français tel qu'il est, je ne le reproche pas aux hommes politiques finalement. Plutôt à mes contemporains qui choisissent dans les programmes comme au super-marché, ce qui leur convient, sans se préoccuper du sens réel du politique qui serait de rendre une société meilleure.

Qui s'en préoccupe encore de rendre la société meilleure ?

Ma génération s'est shootée aux utopies et aux convictions. Qu'en reste-t-il ?

C'est vrai que mes états d''âme sont sans doute ceux d'une retraitée sans préoccupations trop importantes pour son avenir matériel. Je sais pourtant que beaucoup  de mes concitoyens n'ont pas cette chance.

Mais les autres ?

 

 

 

vendredi, 16 décembre 2016

En direct de Montréal...

Envoyé par ma nièce qui s'est installée cet été à Montréal avec compagnon -francoquébécois- et enfant.

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vendredi, 09 décembre 2016

Adolescences...

 

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Alezandro nous a offert sur son blogue un très beau texte mais  très pessimiste.

Qui ne le partagerait pas ?

Et pourtant n'avons-nous un vrai devoir, pour les  générations futures,  de ne pas nous y engloutir ? De ne pas sombrer dans l'idée d'un avenir noir ?

Nous nous sommes trompés en imaginant, dans notre jeunesse,  que les années que nous pensions être de progrès humains  ne seraient pas remises en question.

Nous nous sommes trompés.

Pourquoi ne nous tromperions nous pas aujourd'hui en voyant l'avenir en noir ?

Récemment la visite d'une adolescente m'a redonné espoir.

C'est une amie de ma petite-fille, treize ans environ. Mignonne dans sa mini-robe de laine. Mes deux ados ont déjeuné avec nous et discuté avec un naturel et une simplicité que je n'aurais pas eus à leur âge.

Cette jeune fille nous a expliqué que, son père étant marocain et sa mère espagnole, elle profitait de  deux grandes fêtes : l'Aïd et Noël. Elle pratique le ramadan et je me suis sentis gênée car, ignorant tout de son appartenance religieuse, j'avais cuisiné un rôti de porc. Sa mère est athée, et ne fait donc pas le Ramadan...

Une adolescente d'aujourd'hui, de celles dont on ne parle pas. Discrète et bonne élève : elle avait écrit sur sa main les questions à poser à son professeur d'Histoire pour être sûre de ne pas les oublier.

Il faut savoir rentrer dans un tiroir  ses lunettes noires et repérer ces petits signes pour un avenir, non pas radieux on sait que c'est impossible, mais un avenir où l'humanité restera debout, vigilante et constructive.

jeudi, 17 novembre 2016

Un mariage vite décidé

Si mon grand-père paternel a été tué au début de la guerre en 1914, quelques mois après son mariage, mon grand-père maternel en est revenu. Comme beaucoup d'autres soldats il s'est marié au cours d'une permission.

Voici comment il annonce son mariage dans une lettre :

"Malheureusement par des circonstances indépendantes de notre volonté nous n'avons été fixés sur la date de notre union qu'une heure avant la célébration du mariage ! Et je repartais au front le lendemain il nous était donc matériellement impossible de vous prévenir."

Une photo faite le jour du mariage, ratée dit-il dans la même lettre, et à son retour une autre plus réussie.

 

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Cette grand-mère exerçait  un métier qui a disparu : elle était dame de compagnie d'une riche américaine vivant à Paris. Elle l'accompagnait partout, y compris chez les grands couturiers, et portait les robes signées Poiret dont sa patronne ne voulait plus.

vendredi, 11 novembre 2016

Tristesse

Deux catastrophes en une semaine pour le continent Nord-Américain

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jeudi, 10 novembre 2016

Baptême anglais

 

Pour Choubine

C'était notre second baptême anglais, dans une bourgade située entre  Stradford -ville de Shakespeare- et Vorceister où résident les parents de ma belle-fille.

La mère de ma belle-fille est pasteure et habite avec son mari les presbytère contigu à l'église dont elle est responsable.

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Mais ce n'est pas dans cette église que s'est déroulé le baptême d'Hector et ce n'est pas elle qui l'a baptisé. C'est dans une autre bourgade, celle dont la famille est originaire.

Nous avons séjourné dans une propriété typique tenue par un gentleman farmer et son épouse. Une chambre d'hôte très agréable avec un copieux et délicieux petit déjeuner.

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La cérémonie de baptême est proche de celle des catholiques, peut-être un peu plus longue et certainement plus solennelle comme en témoigne la chorale.

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Hector n'est plus vraiment un bébé, dix-huit mois en cette fin juillet, mais il a été baptisé en même temps que son cousin âgé de quelques mois.

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Le baptême anglican a cette particularité qu'il est nécessaire d'avoir plusieurs parrains et marraines, au moins deux.

La réception était ensuite dans la famille du cousin. Tout devait se passer dehors... Mais on est en Angleterre...la pluie est arrivée juste au moment de note arrivée... La installation  rustique n'a pas servi, on a dû se replier sous des tentes plutôt à l'étroit.

Difficile pour moi qui comptait bien m'asseoir souffrant le martyr avec des escarpins trop serrés.

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Comme je suis sidérée de voir tous ces petits Anglais mais aussi des adultes aussi peu vêtus par ce temps et avec cette température...

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Malgré un buffet trop copieux, mes fromages français ont eu beaucoup de succès, plus que notre vin, un bon côte du Rhône,  auquel les Anglais ont préféré la bière.

Gâteau traditionnel bien sûr

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La journée a été très plaisante, dépaysante... Mais outre la torture des pieds j'ai connu celle de la langue car, si je me débrouille à peu près pour parler, j'ai beaucoup de mal à comprendre l'anglais contrairement à Roso qui comprend mieux qu'il ne parle. C'est d'autant plus difficile qu'on a vraiment envie d'échanger. Un des convives s'est excusé de ne pas parler français en me disant qu'il n'avait appris ma langue qu'à l'école... Mais que croyez-vous cher monsieur moi aussi je n'ai pas eu d'autres cours que ceux de  l'école il y a cinquante ans... Et pourtant je jargonne un minimum...

Nous n'avons pas parlé du Brexit sauf avec un couple qui avait voté contre et se trouvait désolé des résultats du referendum.

Ce que j'aime vraiment chez les Anglais c'est cet attachement qui est le leur aux traditions, coutumes, cérémonies qui ne les empêche pas de rester très ouverts aux nouveautés, à l'évolution des moeurs.

En France, une telle cérémonie ne se trouverait que chez des traditionalistes et conservateurs.

Rester fidèles à ses traditions semble permettre de mieux accueillir la nouveauté.

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lundi, 25 juillet 2016

Baptême anglais

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Demain, embarquement pour l'Angleterre où va avoir lieu le baptême d'Hector notre petit-fils de dix-huit mois. En Albion m'a dit une amie. La famille anglaise est très sympathique mais ce sera compliqué. Les grands-parents de ma belle-fille ont voté le Brexit... Et nous serons les seuls français,  donc obligation de parler anglais... Enfin ce sera pour un jour seulement. Mais si je me débrouille plutôt bien pour parler j'ai beaucoup de mal à comprendre. Là je compte sur Roso qui comprend mieux que moi, oreille de musicien sans doute.

Ceci dit nous serons près de Stradford, la ville de Shakespeare, une ville très agréable au bord de la rivière.