lundi, 30 novembre 2009

IL s'appelait Sum

Pour ceux qui suivent la Saga des hérissons : la famille  est aujourd'hui en deuil.

Nathalie, la nounou des hérissons m'a adressé ce message.

Il s'appelait Sum et je l'avais trouvé un vendredi en pleine après-midi, couvert de tiques .
À 200 g environ, il se nourrissait déjà de croquettes et s'abreuvait tout seul.
Il commençait à s'apprivoiser...mais son état de santé était en dents de scie.
Malgré les soins du vétérinaire qui le trouvait déshydraté
(il a reçu 3 perfusions : glucose, etc), mon courageux bébé n'a pas survécu !
On a espéré jusqu'au bout car d'autres avant lui avaient été sauvés !

Un hérisson de 200 grammes laisse supposer qu'il était né en septembre. Et chapeau à Nathalie qui l'a emmené chez le vétérinaire. Sur les photos il est en compagnie de Snow Belle, la chatte de la maison. Une vraie princesse !

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dimanche, 29 novembre 2009

Histoire oubliée

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"Et vous, combien de fois ?"

C'est ainsi que les femmes  s'interrogeaient  à Berlin,  durant le mois de mai 1945 quand elles se rencontraient.

Combien de fois avez-vous été violée.

C'est ce qu'on découvre dans ce document, "Une femme à Berlin", publié dans la collection Témoins de Gallimard.

L'auteure est anonyme et son livre a connu de nombreuses péripéties.

Anonyme ne veut pas dire inconnue : son identité a toujours été connue des différents éditeurs qui ont tous respecté son anonymat, même pour cette dernière publication de 2006.

Anonyme parce qu'aucune femme n'accepterait de mettre son nom sur ce que l'auteure  a vécu et  raconte avec la froideur et la distance de la journaliste qu'elle a été.

Anonyme pour se fondre parmi les femmes qui ont subi ces viols pendant les trois semaines où les soldats russes ont occupé Berlin. Des frustes et des soudards. Certes, avant leur arrivée, les femmes s'essayaient à l'autodérision. Dans les caves, pendant les derniers bombardements des Alliés, elles se risquaient à plaisanter : " Mieux vaut un Yvan sur le ventre qu'un amerloque sur la tête".

Puis on dut mettre à l'abri les jeunes filles, dans des soupentes voire sous des meubles. Envoyer les plus vieilles chercher l'eau. Malgré tout, 100 000 femmes violées entre fin avril et mi mai 1945. L'auteure dit elle-même qu'elle n'a survécu à la maladie mentale que grâce à ces trois cahiers d'écolier sur lesquels elle a, selon son expression, tout craché. Du 20 avril au 22 juin 1945 elle a tenu un journal quotidien à la lumière d'une bougie. Pour éviter tous ces soldats qui entraient dans les maisons à coups de bottes, elle s'est résolue à  se mettre sous la protection d'un officier russe dont elle a dû partager le lit... ce qui l'a entraînée encore plus bas : affamés, ses proches l'encourageaient à utiliser la séduction pour avoir des vivres. Car curieusement les soldats de Staline avaient des poches pleines de tout ce qui manquait aux vaincus. Parlant russe elle-même elle s'est trouvée dans la situation difficile d'interprète et d'une certaine manière de protectrice.

Mais elle décrit  aussi les conditions de faim, d'humiliation, de honte qu'ont supportées les Berlinois, situation d'autant plus douloureuse qu'ils n'avaient aucune nouvelles en l'absence de radio et de journaux : c'était le règne de la rumeur. Et le travail...Ce sont les femmes qui ont débarrassé Berlin de ses décombres.

Anonyme encore parce qu'après la guerre on a condamné au silence toutes ces femmes, c'était indécent. Heureusement elles en ont parlé entre elles au moment des faits.

Les aléas de la  publication du livre reflètent parfaitement cette atmosphère de honte concernant les viols des femmes de Berlin. Honte par  puritanisme mais aussi honte des hommes qui avaient abandonné les femmes aux vainqueurs. Première publication en 1954 aux Etats-Unis, mais pas  en allemand. Cinq ans plus tard l'original en allemand voit le jour ...à Genève. On parla de l'immoralité de l'auteure. C'est seulement après le décès de l'Anonyme en 2001 que le livre put reparaître.

Très belle présentation du document par Hans Magnus Enzensberger qui note :

"Il est à remarquer que dans le cas de l'Allemagne, les meilleurs témoignages personnels qui nous soient parvenus sont des journaux et des Mémoires écrits par des femmes.... Ce sont ces femmes qui surent préserver une certaine santé mentale dans un environnement progressivement livré au chaos. Tandis que les hommes faisaient une guerre meurtrière loin de leurs foyers, les femmes apparaissaient comme les véritables héroïnes de la survie au milieu des ruines de la civilisation."

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samedi, 28 novembre 2009

Quelques questions sans réponses

Entre information, intox, propagande à propos d'une pandémie qui, dit-on, débarque dans notre quotidien

personne pour répondre aux questions que je me pose

et qui restent sans réponses peut-être parce que je suis la seule à me les poser.

Si le vaccin contre la grippe saisonnière est inefficace contre le H1N1, comment peut-il être efficace contre un virus mutant ?

Les virus de la grippe semblent  de plus en plus dangereux : ne risquent-ils pas de devenir ultra-résistants et incontrôlables au fil des campagnes de vaccinations ?

Les enfants ultra-vaccinés depuis la naissance ne seront-ils pas de plus en plus fragiles ?

J'ai eu la fièvre porcine dans mon enfance, rapportée à la maison par mon père vétérinaire

J'ai mangé   des reblochons au lait cru, sans doute bourrés de listeria car  le reblochon est une pâte crue...depuis ma naissance ou presque...

et si on reprenait le chemin des étables ?

De toute façon je n'ai pas reçu le fameux papier me permettant d'être vaccinée, donc je me demande pourquoi je me pose toutes ces questions idiotes.

mardi, 24 novembre 2009

Automne fellinien (2)

à Pierre Ulm

Fellini et Nino Rota, la musique d'Amarcord (Je me souviens...dans un dialecte italien)

Dommage, il manque les seins de la boulangère... Avec la prof de maths et la Gradisca on a les fantasmes féminins de Fellini...

C'est à l'opposé du Ruban Blanc... et pourtant c'est pendant la période fasciste  en Italie.

Oscar du meilleur film en 1975.

 

Musique et cinéma

C'est quoi cette musique qui résonne?
C'est la musique qui accompagne Fellini
De Rimini
Car aujourd'hui c'est l'automne

C'est quoi cette musique qui résonne?
C'est la musique de Nino Rota
De la Strada,de la Dolce Vita
Car aujourd'hui c'est l'automne

Mais la Lune se lève
Comme Fellini
De Rimini
Sur l'automne qui rêve...

Poème écrit ce mardi 24.11.2009

Pierre

lundi, 23 novembre 2009

Le Ruban Blanc

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On m'avait conseillé de ne pas le voir le soir car c'est un film qui vous travaille. "Le Ruban blanc", de Michaele Haneke.Palme d'or très méritée au festival de Cannes. L'histoire se déroule entre 1913 et 1914 au nord de l'Allemagne, dans un village. Une sorte de huis-clos dominé par un pasteur rigoriste qui élève ses enfants dans l'obsession de la pureté et de l'innocence, symbolisée par un ruban blanc noué au bras de l'enfant insoumis. La pureté, c'est l'obéissance inconditionnelle  et l'interdit sexuel. La nuit, on attache les mains du garçon qui se masturbe.  Et on frappe  les enfants quand ils désobéissent. Mais la pureté conduit au mal. Dans cet univers marqué par la terrible violence intérieure des éducateurs, par l'ignorance rustre des paysans abrutis dans un domaine féodal, le vrai MAL qui se développe sournoisement et provoque des drames, non seulement passe inaperçu, mais est complètement nié. on refuse de le voir.
C'est filmé superbement en noir et blanc avec des clair-obscur qui accompagnent l'intériorité des personnages, des enfants surtout, terriblement silencieux. La violence n'est jamais montrée, elle est relatée par l'instituteur, narrateur qui rapporte les faits quelques années plus tard, le seul homme vraiment  humain dans ce film. Les femmes sont soumises, comme les enfants.
Dès les premières images l'oppression vous saisit et ne vous lâche plus.
C'est un film sur l'origine du mal, mais les enfants qui ont subi cette éducation répressive seront de jeunes adultes au moment du nazisme dans lequel ils continueront peut-être de rechercher une autre forme de pureté.
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Très belles photos et vidéos sur le site.