lundi, 01 février 2010

Événement de la semaine

Un simple rappel mais j'espère utile...

L’ESPRIT CANUT propose :

REFLETS DU TERRITOIRE DANS LA LITTERATURE LYONNAISE

 

Conférence par Roland Thevenet

 

Le Mercredi 3 février à 20h 30

Cinéma Saint-Denis

77 grande rue de la Croix-ROUSSE

Entrée 5 euros

samedi, 30 janvier 2010

De battre mon coeur s'est arrêté...

"Wen Tche fit tourner Long Chou le dos à la lumière et lui-même se mit derrière son patient pour examiner sa silhouette qui se découpait dans la lumière. Il dit alors : " Je vois bien votre coeur : c'est un pouce carré de vide ! Vous êtes comme un saint. Six ouvertures de votre coeur sont parfaitement libres et une seule ouverture reste fermée. (1) Par le temps qui court, on tient la sainte sagesse pour maladie. Sans doute est-ce là votre maladie. À cela, je ne connais pas de remède."

Lie-Tseu, Philosophe chinois 450 avantJ.C.

(1) Le Sage avait toutes les ouvertures de son coeur ouvertes alors que le commun des mortels les avaient bouchées.

Les premiers essais de pontages sur les coronaires ont été tentés sur les animaux par Alexis Carrel. C'est seulement depuis le début des années 80 que les techniques actuelles sont au point et n'ont cessé de s'améliorer pour le confort du malade.

À une époque où l'exploit reconnu comme tel est souvent un ballon envoyé dans une lucarne,

à une époque qu'on entend décrier comme étant la pire de toutes,

je salue le travail de tous ces praticiens obscurs et modestes qui ont contribué à sauver tant de vies, exploit auquel on s'est trop habitués on le considérant comme banal.

Je suis contente de vivre à cette époque où, grâce à la médecine, mon mari a eu ses quatre coronaires pontées. Le coeur a recommencé à battre, rajeuni.

Il ne me reste qu'à espérer qu'il en tirera la Sagesse du philosophe chinois.

jeudi, 28 janvier 2010

"Jusqu'à la connivence d'un sourire..."

Je ne suis pas une inconditionnelle d'Élisabeth Badinter mais j'ai trouvé qu'elle avait adopté dans cet article le ton juste.

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Ce n'est pas parce que j'ai exprimé mon trouble en essayant la burqua que je ne
suis pas d'accord avec ce plaidoyer de Badinter...

mardi, 26 janvier 2010

À l'origine, un rebelle...


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Prego !
C'est par ce simple mot dans l'Avant-Propos du film de Bellochio, "Vincere", que Benito Mussolini est invité à parler dans une réunion à Trente où il défie Dieu
Il est jeune, il est beau et mince, avec tous ses cheveux.
Il est socialiste et révolutionnaire.
Il combat le Roi Victor-Emmanuel et le Pape.
Au premier rang, une très belle jeune femme, Ida Dalser, magnifiquement interprétée par Giovanna Mezzogiorno, follement amoureuse, qui va lui sacrifier sa vie et sa fortune. Nous sommes en 1914.
Après avoir défilé avec les pacifistes, Mussolini, toujours socialiste, rejoint le camp des pro-guerre. Il part se battre contre l'Allemagne, laissant derrière lui Ida, enceinte, et Rachel qui lui a déjà donné une fille. Rachel, la femme italienne traditionnelle.

Blessé au combat il revient en héros.

L'Histoire bascule. Il revient au roi, Victor-Emmanuel et au Pape.

Et surtout il choisit Rachel, rejetant Ida qui lui a donné un fils, Benito.

Descente aux enfers pour l'un et l'autre. Ida n'aura de cesse de réclamer la reconnaissance, pour son fils Benito, et pour elle qui se dit unie au Duce par un mariage secret.

Comment se débarrasser d'une telle femme ? Elle est jetée dans un asile de fous, où l'une des malades l'accueille par le célèbre vers de Dante : "Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate."

Elle ne deviendra pas folle mais restera rebelle. Son fils Benito, lui le devient...

Du grand cinéma italien, qui a du souffle. Des images splendides, parfois épiques mais surtout très poétiques. Elles nous rappellent le meilleur de Fellini. Et surtout le cinéma : tout le monde va au cinéma dans ce film. Clin d'oeil à la belle époque du cinéma italien ?

J'ai beaucoup aimé ce film.

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dimanche, 24 janvier 2010

Haïti : le temps du souvenir.

Unknown-1.gifLes recherches (officielles) sont arrêtées.

La nouvelle tombe comme une condamnation à mort.

Les bulldozers vont faire office de Pompes funèbres.

Antigone est trop occupée à soigner les enfants pour se préoccuper des sépultures. C'est ainsi, il ne peut en être autrement.

"Il dit à un autre: Suis-moi.

Et il répondit: Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père.

Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. "

Luc-9 59/60

La mission de la Vie est prioritaire.

Mais il reste le devoir de se souvenir. Se souvenir de Larbi qui sera enseveli dans la mémoire de sa famille et de ses amis dont j'ai croisé furtivement les chemins virtuels.

Il restera de lui en guise d'épitaphe ces quelques lignes dans Paris-Match.

"Larbi Lafkih, professeur de mathématiques au lycée français Alexandre Dumas, est toujours porté disparu. Ce Franco-Marocain, haute figure de la petite communauté des expatriés, avait coutume de venir déguster au bar du Montana, après ses cours, quelques rhums hors d'âge et des cigares cubains qu'il aimait, en amateur éclairé, à faire partager."

Ce superbe hôtel qui dominait la capitale d'Haïti va-t-il devenir un "ground Zéro" ?

Plus tard les Haïtiens trouveront leur lieu de mémoire car c'est aussi nécessaire pour la vie.