samedi, 10 mai 2008

Nuits sonores et boules lyonnaises

1312355950.jpg620693167.jpg1176761265.jpg Les Nuits sonores, festival de musique électronique, fait vibrer Lyon depuis mercredi soir. Mon fils, barman bénévole, ne les manquerait pour rien au monde. Il les a suivies dès la première édition alors qu'il était encore étudiant. Depuis qu'il travaille, actuellement à Londres, il prend des jours de congé. Il a débarqué mercredi d'Angleterre, blanc comme un bidet -ce qui en dit long sur le climat londonien. Sur les Nuits, je ne peux guère  parler car c'est vraiment un univers musical qui m'est étranger. 

Pourtant, on a droit à "Apéritifs sonores", "siestes sonores", autant d'occasions d'aller s'initier... J'ai essayé, mais n'ai jamais trouvé aucun plaisir à  cette musique techno.

Ce week-end, mon gendre participe à une autre grande manifestation lyonnaise, d'un autre style.

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Il s'agit du grand tournoi de Pentecôte de boule lyonnaise. C'est le plus grand tournoi dans cette discipline et on y vient du monde entier. 8000 participants parmi les meilleurs spécialistes.  Bien sûr il ne faut pas confondre avec la pétanque, la boule lyonnaise étant un véritable sport plus qu'un jeu. La lyonnaise est pratiquée en Italie au Chili, au Pérou et même en Chine ! Les boules sont lourdes, il faut courir pour lancer et le sport se joue exclusivement sur un terrain spécialisé.

Deux univers différents, l'un dans des salles bruyantes, l'autre au soleil, mais ils se retrouveront lundi pour parler de l'OL dont ils sont des ardents supporteurs.

 

jeudi, 08 mai 2008

Havre de lumière

Le Havre, c'est une ville de lumière. Des ciels habités de nuages, qui changent et bougent durant toute la journée.

 

C'est un lieu marqué par l'Impressionnisme. 

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Ce tableau célèbre de Monet considéré comme le premier tableau impressionniste représente le port du Havre.

Mais à l'origine il y a

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Eugène Boudin, né à Honfleur le

12 juillet 1824 et complètement autodidacte, même si la ville lui a offert une bourse pour aller étudier les Beaux-Arts à Paris.

Ami de Monet, qui avait une tante à Saint-Adresse, il a fortement influencé les peintres impressionnistes. Il a été un des premiers à préconiser de peindre dehors, en plein air car à cette époque il était encore de rigueur de rester dans les ateliers. Il se liera également d'amitié avec Courbet.

 

Il est connu comme le peintre des marines.

 

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mais moi j'adore ses tableaux de vaches !

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... très nombreux au musée Malraux du Havre, qui possède, en province, la plus impressionnante collection de tableaux impressionnistes.

 

Un livre entier a d'ailleurs été consacré à ses tableaux de vaches qui célèbrent magnifiquement la campagne normande.

 

 

 

 

 

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 Boudin et Monet ne sont pas les seuls à avoir été inspirés par Le Havre. Raoul Dufy, également né au Havre a peint sa ville. L'estacade de la plage de Sainte-Adresse en particulier

 

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et la voici "en vrai".

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Moins colorée !!! Les environs du Havre  se retrouvent dans les tableaux des peintres.

 

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Etretat vu par Courbet et par Claude Monet

 

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En photo, c'est pas mal non plus...

 

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On comprend que les peintres soient enfin sortis de leurs ateliers pour peindre la Côte d'Albâtre. Splendide !

Le temps des combats

Au comoedia

le cinéma qui fait de l'ombre aux UGC

projection et débat le

193628183.jpg 15/05/2008

Soirée-débat : Les LIP, l'imagination au pouvoir

Soirée Débat : jeudi 15 mai à 20h30 - "Les LIP, l'imagination au pouvoir", en présence du réalisateur Christian ROUAUT et de Charles PIAGET, animateur des grèves de LIP.
En partenariat avec la librairie A + d’un titre, La Maison des Passages & LIP (Libertaire Production)

Le film donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l'après 68, celle des usines LIP à Besançon. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l'imagination à incandescence. Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta l'espoir et les rêves de toute une génération. C'est possible, les Lip l'ont fait.

 

Charles Piaget ne doit plus être bien jeune. Pour moi ancienne militante à la CFDT il représente un mythe, un joyau de notre patrimoine syndical. 

mercredi, 07 mai 2008

Restons optimistes

Pour Rony

De quoi retrouver un peu d'optimisme.

Un blogueur signale à Villeurbanne l'existence de cette plaque, dans une rue justement nommée "Bienvenus".

 

"Villeurbanne s’enrichit constamment des différences ethniques et culturelles. Toutes participent depuis plus de deux mille ans à sa construction et à son esprit d’accueil et de tolérance. En devenant gallo-romaines, les peuplades allobroges des origines inauguraient un long processus d’échange entre les différentes couches de populations qui allaient constituer Villeurbanne. Tantôt dauphinoise, tantôt savoyarde et, pour finir, rhodanienne (1852), la ville fut toujours un lieu d’affluence de populations. À la fin du dix-neuvième siècle, les Italiens apportent la main d’œuvre dont la France manque tant. En leur honneur, on baptise la rue des Bienvenus."
(information du site de la Mairie de Villeurbanne)
 

Avec sur son blogue deux très jolies photos. 

Rony, on reprend espoir quand on recherche les bons tags sur Hautetfort ! 

 

Voyage au long cours

Il s'agit d'un roman

un véritable pavé de 1300 pages sur lequel on embarque pour un long temps de lecture.

Un titre peu engageant : "Dans la main du diable". Je ne connaissais pas l'auteure, Anne-Marie Garat éditée par Actes-Sud.

476918804.jpgL'histoire se déroule sur un an : 1913 à 1914.

Le choix de l'époque n'est pas anodin.

Le coeur de l'intrigue : une histoire d'espionnage très particulière puisque l'armée espionne et surtout manipule des scientifiques.

Nous sommes en pleine gloire des débuts de la Recherche. Débuts de la chimie. En biologie, ce sont les disciples  ou héritiers de Pasteur et c'est au sein de son Institut que se déroule l'essentiel de l'action. Les savants sont alors des idéalistes, tout à leur rêve  d'éradiquer le mal, la maladie, la souffrance.

Les militaires, eux, intriguent pour s'approprier ces découvertes afin de fabriquer les premières armes chimiques. Ils n'hésitent pas à les tester sur des hommes, en Birmanie et en France sur des pauvres, rémunérés qui font les cobayes pour nourrir leurs familles. Lutte entre les militaires et les savants : le noyau de l'histoire. 

Autour, et tout aussi passionnant, un roman initiatique ou d'apprentissage. Une très jeune fille devient femme  en se lançant dans la mêlée. Un personnage magnifique, tout en force et en finesse, en douceur et en détermination. Femme très moderne dans une France qui appartient encore au XIXè siècle. Le regard de Flaubert mais au féminin.

Enfin roman social avec une description de toutes les classes encore  très marquées.La bourgeoisie est représentée par une femme conduisant son  entreprise d'une main de fer. Beaucoup de domestiques, des paysans. Début du XXè siècle, début du cinéma (l'auteure enseigne à l'école de cinéma à Paris), premiers conflits sociaux.

Une lecture qui envoûte grâce à l'écriture magnifique, souple et sensuelle d'Anne-Marie Garat.