samedi, 28 novembre 2009

Quelques questions sans réponses

Entre information, intox, propagande à propos d'une pandémie qui, dit-on, débarque dans notre quotidien

personne pour répondre aux questions que je me pose

et qui restent sans réponses peut-être parce que je suis la seule à me les poser.

Si le vaccin contre la grippe saisonnière est inefficace contre le H1N1, comment peut-il être efficace contre un virus mutant ?

Les virus de la grippe semblent  de plus en plus dangereux : ne risquent-ils pas de devenir ultra-résistants et incontrôlables au fil des campagnes de vaccinations ?

Les enfants ultra-vaccinés depuis la naissance ne seront-ils pas de plus en plus fragiles ?

J'ai eu la fièvre porcine dans mon enfance, rapportée à la maison par mon père vétérinaire

J'ai mangé   des reblochons au lait cru, sans doute bourrés de listeria car  le reblochon est une pâte crue...depuis ma naissance ou presque...

et si on reprenait le chemin des étables ?

De toute façon je n'ai pas reçu le fameux papier me permettant d'être vaccinée, donc je me demande pourquoi je me pose toutes ces questions idiotes.

mardi, 17 novembre 2009

Des petits bouts de rien

La vie est ainsi faite qu'il faut parfois se contenter des petites choses égrenées au fil des jours.

Un regard furtif sur un ponton du lac Léman investi par les oiseaux de passage.

léman.jpg

Hier, les facéties de mon correcteur d'orthographe, enfin celui de Word. Alors que j'avais enfin terminé le compte-rendu de mon voyage à Cuba (je sais, il aurait dû être terminé depuis longtemps), quelle n'a pas été ma surprise à la lecture du texte imprimé.
1/ Il restait des fautes de frappe.
2/ Des noms propres espagnols avaient été francisés de manière très fantaisiste. Le plus drôle, Louis-Paul appréciera : le Che s'est retrouvé baptisé "Jacques": ce qui donnait des phrases du genre : "nous sommes arrivés au Mémorial du Jacques..." etc.
Une confusion serait-elle possible entre

IMGP1113.JPG et
200px-Jacques_Chirac_2.jpg

Et puisque je reviens sur Cuba, cette photo d'un jeune castriste vue dans un musée à Trinidad. Il était mort à 17 ans en luttant contre les "bandidos", ceux qui débarquaient en bateau de Miami pour combattre la Révolution cubaine.
Or ce jeune héros s'appelait Domenech.
Espérons que, là où il est, il portera chance demain au nôtre...
domenech.jpg
1163694730.jpg

Lu ce matin, cette citation du prophète Amos... Écrit il y a quatre mille ans.

"Le droit vous le pressez pour en faire jaillir l'absinthe amère,
La justice, vous la jetez à terre,
vous piétinez le pauvre et les pots de vin ensevelissent sa plainte.
Alors, vous pouvez bâtir des maisons,
vous n'y habiterez pas,
planter des vignes propères,
vous n'en boirez pas leurs vins.
Je ne veux plus entendre vos cantiques,
ils me cassent les oreilles !
Vos cérémonies me dégoûtent"

jeudi, 12 novembre 2009

Professeur en danger

solidarite-professeur-en-danger.jpg

mercredi, 14 octobre 2009

Rentrée littéraire...

ben28_dastugue_001i.jpg

Avec un peu de retard en ce qui me concerne.

La rentrée littéraire ? Le pilon, tapi on ne sait où, mais on sait qu'il existe, attend, pour engloutir des camions de livres non-lus, qui sont, dit-on, transformés en boîte à pizzas. Un monstre ce pilon. De quoi vous dégoûter de la lecture. Pour éviter les déceptions de la rentrée, suivre les conseils de ceux qui souhaitent faire de vrais choix de lecture. En particulier celui-ci : éviter les ouvrages trop médiatisés.

Et aussi faire comme Mango qui nous propose une distraction littéraire.

Se réserver 15 minutes pendant lesquelles, sans trop réfléchir, il faut écrire les 15 premiers livres qui nous viennent à l’esprit et auxquels nous nous sentons particulièrement liés, pour une bonne ou une mauvaise raison !

J'ai fait l'exercice, sérieusement... Un peu étonnée de me retrouver avec autant de classiques.


- La Peau de Chagrin de Balzac : ce roman qui propose de choisir entre le "vieillir" et le "désir" m'a toujours fascinée.

-Travaux de Georges Navel : un de mes derniers coups de coeur.

-La Plaisanterie de Kundera : très profondément bouleversant

-L'Arrache-coeur de Boris Vian : toute la tragédie de l'humanité en une nouvelle.

-Cent Ans de Solitude de Garcia Marquez : mon premier contact avec la littérature de l'Amérique latine.

-Le Père Goriot : encore Balzac... Normal, j'y reviens toujours.

-Les Météores de Michel Tournier : ouvrage qui touche à mon intimité familiale.

-Portnoy et son complexe de Philip Roth : je m'y suis tellement retrouvée

-Le Grand-Meaulnes d'Alain Fournier : lu et relu à l'adolescence.

-L'enfant élu d'Ernst Wiechert : "LE" livre de mon adolescence mais l'ayant retrouvé récemment, je l'ai jeté tant je l'ai trouvé nul. Ce qui montre qu'on ne se souvient pas que de chef-d'oeuvres.

-Thérèse Desqueyroux de Mauriac: pour moi, le meilleur personnage féminin.

-Les Fleurs du Mal de Baudelaire : lu et relu ...

-Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë : mon adolescence encore !

-Le Dit de Tyani de François Cheng : premier contact avec la littérature chinoise.

- le Requiem des Innocents de Calaferte : lui aussi un des derniers coups de coeur.

dimanche, 11 octobre 2009

Racaille toi-même

P1000501.JPG
Le lac Léman était si paisible en ce début d'automne.
Les touristes partis. L'eau abandonnée aux oiseaux migrateurs qui commencent leur grand voyage. En face, la Suisse. Et en Suisse, un parti politique xénophobe, l'UDC, équivalent de notre Front National, s'est offert un encart publicitaire dans le très respectable journal suisse "La tribune de Genève" contre ce qu'il appelle "la racaille d'Annemasse".
Annemasse, est à la porte de Genève et l'UDC vise les travailleurs frontaliers, indésirables pour 20% de l'électorat suisse. Un projet de RER, le CEVA, qui doit relier la gare de Cornavin (Genève) à celle d'Annemasse déchaîne la fureur de ce parti populiste. On est toujours le "bougnoule" de quelqu'un.
Annemasse est ma ville de naissance donc la "racaille d'Annemasse", j'en suis forcément un peu !
P1000495.JPG

 

lundi, 05 octobre 2009

Encore un peu de temps...

872862222.2.jpgPetit passage pour annoncer que la bougie de Fourvière a permis à Mehdi d'obtenir un titre de séjour nécessaire pour boucler son dossier.

D'autre part, des événements familiaux, certains prévus d'autres non, certains tristes d'autres heureux, m'ont imposé une plongée et dans le passé et hors du quotidien. J'en reviens comme d'un long voyage, déconnectée. Il me faut donc en quelques temps pour retrouver la terre ferme de la blogosphère.

Auparavant, quelques tâches m'attendent en Haute-Savoie.

À la semaine prochaine.

jeudi, 24 septembre 2009

Pause

Pause de quelques jours pour ce blogue.

mais pour Rony qui revient...


mardi, 22 septembre 2009

Automne

Je ne remercierai jamais assez Aliscan de m'avoir fait découvrir Paul-Jean Toulet, ignoré par les programmes scolaires officiels.

Dans le silencieux automne
D'un jour mol et soyeux,
Je t'écoute en fermant les yeux,
Voisine monotone.

Ces gammes de tes doigts hardis,
C'était déjà des gammes
Quand n'étaient pas encore des dames
Mes cousines, jadis ;

Et qu'aux toits noirs de la Rafette,
Où grince un fer changeant,
Les abeilles d'or et d'argent
Mettaient l'aurore en fête

Paul-Jean TOULET

 

Finalement l'année 2009 a été marquée par des saisons à l'heure au rendez-vous, comme pour nous rassurer sur les annonces alarmistes concernant le climat.

IMGP2051.JPG

 

Mais il y a aussi les mots de Pierre Ulm, le visiteur poète de ce blogue.

Automne (pour Rosa)

L'été s'endort de son sommeil d'enfant,l'automne se lève...
Se détacher,s'éloigner de l'été et de ses apparences ce n'est pas se détacher,s'éloigner de la vie,il n'est donné à personne de s'en aller...

Pierre

lundi, 31 août 2009

Hypocondrie organisée

855763941.jpg

Et bien non ! Je ne parlerai pas de Barcelone puisque tout le monde connaît.

De Dali, peut-être.

Je reviens de chez Yves le capitaine qui pousse un coup de gueule salutaire -pardon sanitaire- à propos de la grippe A.

À ce jour je suis très inquiète car une terrible maladie s'abat sur nos concitoyens : l'hypocondrie. Je ne suis pas sûre que ce soit d'ailleurs le mot exact car il me semble qu'il existe un mot précis pour désigner la névrose qui consiste à avoir peur de contracter  la maladie. Qu'importe, le mal est là et c'est grave. Épidémie ou pandémie il semble frapper même les plus censés et bien malin qui saura nous en protéger.

Qui nous a contaminés ?

L'OMS. Pour avoir une soeur dans cet organisme où les salaires sont exorbitants, il faut bien que ceux-ci soient justifiés en montrant l'utilité de leurs personnels par une agitation très médiatisée.

 

Les Labos : il paraît que l'usage des médicaments génériques aurait fait des petits trous dans leur trésorerie. Voilà de quoi les combler.

En tout cas pour ma part, pas question de vaccin. J'aurais trop peur des effets secondaires. Je ferai sans doute comme madame ma mère une cure de chlorure de magnesium.

Le gouvernement. Peur panique de passer à côté d'une épidémie de grippe qui ferait quelques morts de plus que d'habitude.

Mais il y a plus grave.

Dans le Progrès (qui consacre deux pages à la maladie !)j'ai lu le témoignage d'une jeune femme qui a contracté la grippe A. Une semaine de congé-maladie pour une grippe, dit-elle, pas pire que les autres. Mais quand elle est retournée travailler, on l'a traitée en pestiférée. Pas de bise !

Et ça c'est grave, vraiment grave. Et qui plus est, idiot puisqu'elle n'était plus contagieuse.

Allons-nous être traités en pestiférés dès le premier éternuement ?

En tout cas on pourra toujours se réfugier aux Xanthines où on  se bisouillera tranquillement.

 

jeudi, 20 août 2009

Direction Barcelone

Courte pause, je vais passer quelques jours à Barcelone et ce ne sera pas pour du foot !

Pour Edith qui s'intéresse à Georges Navel, ces quelques lignes que l'écrivain a écrites en 1936, de Barcelone. Navel, humaniste, anarchiste et libertaire s'était engagé du côté des Républicains.

Barcelone, août 1936

"J'ai fait hier un petit tour dans les faubourgs de Barcelone, mon coeur bondit en lisant les affiches libertaires, les affiches des comités de quartiers. Nous habitons une belle caserne. Réfectoires immenses avec des tables de marbre. On s'assied là où on veut pour attendre et manger. L'autre jour, c'était une jeune fille qui s'asseyait en face de moi. J'ai considéré le phénomène espagnol, son aisance et la vivacité de ses gestes, sa facilité à communiquer, produit purement libertaire. Elle n'a pas manqué de faire quelques blagues, s'essuyant les lèvres avec le foulard du milicien à côté, de se montrer féminine et de jeu capricieux. Il se trouve qu'ici, je donne l'impression à mes jeunes compagnons d'être un caractère "muy serioso".

Extrait de "Sable et Limon"

J'ai souri à la remarque "muy serioso" car en effet les écrits comme les photos de Navel révèlent un homme très sérieux voire austère. Nul doute qu'il devait être en décalage avec les jeunes républicains espagnols. Quant au portrait de la jeune fille, il évoque pour moi la mère de Michel del Castillo qui a été l'une d'elles au point d'oublier son rôle de mère.

Toutes les notes