jeudi, 08 mai 2008

Le temps des combats

Au comoedia

le cinéma qui fait de l'ombre aux UGC

projection et débat le

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Soirée-débat : Les LIP, l'imagination au pouvoir

Soirée Débat : jeudi 15 mai à 20h30 - "Les LIP, l'imagination au pouvoir", en présence du réalisateur Christian ROUAUT et de Charles PIAGET, animateur des grèves de LIP.
En partenariat avec la librairie A + d’un titre, La Maison des Passages & LIP (Libertaire Production)

Le film donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l'après 68, celle des usines LIP à Besançon. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l'imagination à incandescence. Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta l'espoir et les rêves de toute une génération. C'est possible, les Lip l'ont fait.

 

Charles Piaget ne doit plus être bien jeune. Pour moi ancienne militante à la CFDT il représente un mythe, un joyau de notre patrimoine syndical. 

lundi, 28 avril 2008

Il y a encore des pavés à jeter

Je ne partirais pas tranquille demain si je ne vous avais pas laissé cette information partagée par Alsacop. Voilà comment le Journal des Dernières Nouvelles d'Alsace présente Daniel Cohn-Bendit:

 Parmi les étudiants, un certain Daniel Cohn-Bendit, juif allemand né en France, roi de la provocation, passé par l’Unef, vite quittée parce que trop empesée. »

vendredi, 11 avril 2008

Il nous manque le vieil anar...

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Grâce au blog de Louis-Paul, j'ai lu une interview de Léo publiée en 1988.

J'ai retenu cette phrase :

 Que reste-t-il de 68 ?
Léo : Une porte entrouverte, en 68 les gens avaient 20 ans, ils en ont 40, ils sont dans la vie mais s'ils ont vieilli peut-être plus vite que d'autres. Mai 68, c'est Paul Castanier  qui a trouvé l'expression et que je cite : " Mai 68, disait-il, c'est la révolte collective de l'intelligence ", ça ne s'était jamais vu.

Aujourd'hui j'ai parfois le sentiment qu'on donne dans le "Prêt-à-penser". 

Ceci dit, j'ai quand même dû admettre, très récemment, dans des circonstances où j'ai joué la soixantehuitarde de service, que je retenais surtout de 68, mes vingt-ans. Je me suis rendue récemment à la Bibliothèque municipale de Lyon pour une présentation du Fonds chinois. 

J'ai traversé une salle dans laquelle on venait d'installer une exposition sur mai 68 à Lyon. Choc, en voyant une photo de ma Fac de Lettres telle qu'elle était en ce printemps mouvementé. Une exclamation de ma part  attire l'attention d'un cameraman que je n'avais pas remarqué. Interview :   je réalise que je suis plus dans la nostalgie de ma jeunesse que dans l'explication du mouvement. Pressée de ne pas arriver en retard, je n'ai même pas pensé à lui demander la destination de l'interview. Le soir, coup de fil d'un ami qui me dit : "Tout Lyon va savoir comment tu as connu ton mari." J'étais passée  aux infos locales de la Six et c'est tout ce que le copain en avait retenu.

 Voilà je vous laisse pour quelques jours. Je vous recommande une visite au blogue de mon poète préféré
qui est revenu,

si vous n'êtes pas arachnophobe. 

dimanche, 06 avril 2008

Pour les nostalgiques...

et pour les autres.

Une idée sympa d'un blogueur qui nous invite à parler

de nos "précieux" souvenirs

d'un mois de notre jeunesse qui a compté.

 

http://feuillederoute.unblog.fr/2008/04/05/cest-son-mai-6...

 et à l'époque on ne donnait pas de leçons à la Chine car en France c'était

 

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samedi, 22 mars 2008

Révolution, crêpes et nostalgie

"Maintenant on va chez les filles".

Il paraît que c'est ainsi  que tout a commencé.

 Je ne sais pas si en fait c'était en 67 ou en 68.

À Nanterre, je crois que c'était en 67, avec Daniel Cohn-Bendit. Et le mouvement s'est ensuite appelé mouvement du 22 mars. Mais en 68 seulement.

Contexte : à l'époque, les cités universitaires où étaient hébergés les étudiants, non seulement n'étaient pas mixtes, mais les garçons n'avaient pas le droit d'aller dans les chambres des filles et réciproquement.

Quand les étudiants de Nanterre ont donc décidé d'occuper les bâtiments des filles, ils ont en fait plus ou moins été les déclencheurs de mai 68.

Et quand la petite histoire rejoint la grande.

Durant l'année universitaire 67/68, j'étais, avec ma soeur, en "cité U" à Lyon, dans une résidence de filles interdite aux garçons. En mai 68, quand les garçons ont commencé à monter dans nos étages, ma soeur a invité un copain qui est arrivé accompagné d'un ami traînant une guitare, qu'il a grattée toute la soirée sans rien dire. Moi j'avais fait des crêpes. Le joueur de guitare est devenu mon mari, je le connais depuis 40 ans.

Sans le mouvement du 22 mars nous ne nous serions peut-être jamais rencontrés. 

 

http://increvablesanarchistes.org/articles/1968/68_22mars...

 

mais aussi chez Louis-Paul

http://leblogdelouis-paul.hautetfort.com/cette_annee_la_1...

 

 

 

 

 

 

dimanche, 16 mars 2008

Je suis troublée

Finalement j'ai cédé :

pour bloguer seulement
et j'ai téléchargé FirefoX.
C'est à dire Google.
J'ai donc trouvé leurs fameuses fonctionnalités
et j'ai le sentiment d'être un petit hochet dans les mains de Big Brother.
Nous ne sommes pas au Tibet
mais je me demande s'il y a tellement de différence. 

lundi, 11 février 2008

Renoncement

Les listes fleurissent sur les blogues, alors pourquoi pas.
Occasion de faire le point ou petite réflexion après une ou deux journées alitée.
Pour moi ce sera ma liste de renoncements, des plus petits aux plus sérieux.
Question d'âge sans doute.
C'est vrai que cette année j'aime dire que j'appartiens à la génération de 68, mais autant j'en assume l'héritage, autant je mesure que notre génération, qui a pu ressentir des sensations de toute puissance, peut être celle qui aura du mal à lâcher prise.
Voilà pourquoi ma liste aujourd'hui sera celle des lâcher-prise.

-1 Je ne porterai plus de mini-jupe et j'ai jeté ma dernière jupe en taille 38, je ne rentrerai plus jamais dedans.
-2 Je ne changerai plus de métier puisque je ne "travaillerai" plus. fantasme récurrent pourtant : m'imaginer que je pourrais avoir une autre expérience professionnelle. A l'âge de 40 ans, j'avais même fait un bilan de compétences pour m'entendre dire que j'étais faite pour ce boulot d'enseignante.
-3 Je n'apprendrai pas à piloter un avion. Autre fantasme récurrent depuis l'enfance où je rêvais de devenir Maryse Bastié. Il est revenu, le fantasme, quand un ami a réussi son diplôme de moniteur pour enseigner le pilotage... Mais j'ai compris que je n'avais pas envie d'investir tant d'heures, aussi bien pour le copain en activité que pour moi. Je me contenterai des quelques souvenirs de parachutiste avec une maigre initiation il y a plus de vingt ans.
-4 Je ne serai pas non plus la mère idéale que j'avais rêvé d'être et que j'étais sûre de devenir, mais une mère qui a fait des erreurs et connu des échecs.
-5 Je ne crois plus qu'on peut changer le monde, en tout cas sûrement pas moi.

mercredi, 30 janvier 2008

Le débat (2)

Au risque d'insister un peu lourdement, je vous recommande à nouveau le débat sur le bilan de 68 même s'il y en aura d'autres dans l'année.
Soit sur France-Cultutre à 17 heures, le 31 janvier 2008, soit dans le Nouvel Observateur.
Votre avis sera le bienvenu car, parmi les participants que j'ai rencontrés, certains l'ont trouvé intéressant, d'autres trop consensuel et mou !
Je n'ai pas vu le "Droit d'inventaire" consacré à 68 (je ne suis pas fan de Marie Drucker) mais j'aimerais bien en avoir quelques échos...

vendredi, 18 janvier 2008

Le débat

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Le débat entre Daniel Cohn-Bendit

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et Luc Ferry,
sera transmis :
le 31 janvier par l'émission "Du Grain à moudre" sur France-Culture de 17H à 18h.
Vous aurez l'ambiance
et par
Le Nouvel Observateur du 31 janvier.

Il n'y eut pas de match et même peu de débat tant la rencontre fut consensuelle.
Un mot du public : le grand amphitéâtre de l'Institution des Chartreux à Lyon était bourré, il y avait du monde partout, essentiellement des babyboomeurs, chaude ambiance qui rappelait les AG. Mais aussi beaucoup de jeunes, très jeunes, lycéens et étudiants. Les grands absents étaient les jeunes adultes, les 35/50 ans. Ceux qui détestent 68.

Consensus donc sur l'ensemble de la rencontre, en faveur du bilan de 68.
Luc Ferry, qui avait écrit en 85 un pamphlet contre les idées de 68 est revenu sur ses positions et Daniel Cohn-Bendit a reconnu quelques erreurs de jeunesse, comme les slogans, très cons a-t-il dit
CRS-SS et ELECTIONS-PIÈGES À CONS...

Le consensus a commencé au départ par leur avis sur la remarque de Sarkosy quant à la nécessité de liquider l'héritage de Mai. On peut dire qu'il en aura fait de la pub au mouvement celui-là ! Car Daniel Cohn-Bendit comme Luc Ferry (qui se dit son ami ) ont admis que notre président était le premier chef de l'État français, à être un pur produit de 68.

Consensus également pour constater que la société d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celle de la fin des années 6O
qui était coincée, puritaine et surtout marquée par un autoritarisme terriblement oppressant dont il fallait faire table rase. Inventaire de la France de l'époque, les homosexuels qui se retrouvaient en prison, les femmes qui devaient demander une autorisation signée à leur mari pour ouvrir un magasin... J'en passe : c'était il y a 40 ans !
Pour Luc Ferry, réaction de l'esprit bohème contre la France qui s'ennuie.
En revanche, comme a dit Daniel Cohn-Bendit, nous étions des Prométhés car tout était possible : pas de chômage ni de Sida, on ne parlait pas de délinquance et la mondialisation était loin.
Consensus également sur la liberté sexuelle.
"Plus je fais l'amour et plus je fais la Révolution", slogan de l'époque.
Pour Luc Ferry, ce fut le triomphe du mariage d'amour sur le mariage conventionnel bourgeois. Ce qui, paradoxalement, a entraîné les divorce ( quand on ne s'aime plus on se sépare).
Pour Daniel Cohn-Bendit, les dérives de cette sexualité, telle que la pornographie marchande, viennent de la récupération par cette société mercantile, de la liberté sexuelle.

Leur seul point de désaccord a concerné l'École et l'enseignement.
Luc Ferry est convaincu que tous les problèmes de l'école actuelle viennent de l'esprit de 68. Allant même jusqu'à la mauvaise foi puisqu'à l'entendre, les profs sont allés au lycée avec une guitare ! Il nous a servi une théorie très alambiquée. 68, en fait, aurait servi le Capital car, en libérant des interdits, il aurait libéré nos pulsions et nous aurait transformés en consommateurs qui ne savent, ni ne veulent plus réfléchir. Les jeunes, même des classes aisées, préfèrent consommer et ne veulent plus apprendre.
Daniel Cohn-Bendit s'est opposé à cette théorie, car pour lui c'est la désintégration de la société qui est responsable des problèmes de l'École, avec l'arrivée massive dans les classes d'enfants ne parlant pas Français. Il nous a vanté les mérites de l'École finlandaise, la meilleure du monde, qui agit sur la motivation des élèves.

Pour conclure, Daniel Cohn-Bendit a rappelé que, contrairement à ce qu'on dit des soixantehuitards, ils ne sont pas tous devenus des chefs de Pub ou directeurs de journaux mais plutôt enseignants et travailleurs sociaux qui ont affronté les difficultés de la société. Il a parlé de son évolution, s'est défini comme un libéral libertaire.
"J'ai fait 68 pour devenir ce que je suis devenu".
Luc Ferry lui a d'ailleurs rendu hommage en lui disant qu'il avait su évoluer en gardant ses convictions profondes.

Pour ma part c'est ce que j'admire chez Daniel Cohn-Bendit, c'est d'avoir su conserver cet enthousiasme de la jeunesse avec une sagesse liée à l'äge.

jeudi, 17 janvier 2008

Ce soir, "le" match

Dany le Rouge contre le philosophe de salon.

"Que reste-t-il de 68 ?" - Daniel Cohn-Bendit et Luc Ferry
CONF' 2008/01/17
Lyon
"Que reste-t-il de 68 ?" - Daniel Cohn-Bendit et Luc Ferry Que reste-t-il de 68 ? Le Nouvel Observateur et France Culture entre Daniel Cohn-Bendit, le leader emblématique de 68 et Luc Ferry, auteur de La pensée 68 (avec Alain Renaut), premier pamphlet philosophique anti 68, et ancien ministre de l’Éducation Nationale. Institution des Chartreux 58, rue Pierre Dupont Le 17 janvier 2008 à 19h30

Avec mes copines, les ex de 68, j'y vais en groupie.
Une heure avant pour avoir une bonne place.
Je vous raconterai demain !