mardi, 17 juin 2008

Message d'un ami

Message reçu aujourdhui de mon ami mauritanien, Mamadou Bouyagui

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert.
  A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.
  Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable:
   "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle ».
  Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner.
  Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.
  Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :
  « Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie. »
  Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :
  « Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ? »
  L'autre ami répondit: « Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer.
  Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer ».
  Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.

 

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 Mamadou est un passionné de foot et je sais  que ce soir il sera devant son poste !
 
 

 

lundi, 21 mai 2007

Difficile jumelage

La mort d'un ami peut aussi entraîner la mort d'un projet : c'est l'interrogation d'Ashab sur ce blog. Et c'est la raison pour laquelle en effet j'ai souhaité rendre hommage à Louis.
Ce fut un très beau projet. Il y a dix ans, mon lycée d'enseignement technique industriel avait été sollicité pour soutenir, par un jumelage, un lycée professionnel à Boghé en Mauritanie. Cette ville rurale est située au sud de la Mauritanie, sur le fleuve Sénégal. Mon chef d'établissement m'avait confié ce projet dans lequel je me suis embarquée avec deux autres collègues, Louis était venu après.
Notre objectif était vraiment un échange culturel entre lycéens du Nord et du Sud. Ce fut passionnant : les élèves qui sont partis avec nous ont été marqués à vie. Ce qui les a le plus impressionnés : le désir d'apprendre des jeunes Mauritaniens qui considèrent l'enseignement comme un privilège et une richesse ; leur capacité également à faire la fête sans avoir besoin de ce qui paraît indispensable aux jeunes Français pour s'amuser... C'était également merveilleux pour nos élèves d'aller travailler dans les ateliers avec les lycéens Mauritaniens. Mais ce ne fut pas facile... Si nous Français avions cet objectif d' échanges culturels, nos amis mauritaniens étaient plutôt dans l'attente des biens matériels que nous pouvions apporter. Surtout les enseignants, il faut le reconnaître. Dans ce lycée professionnel qui disposait d'ateliers neufs, les profs attendaient beaucoup de nous les outils qui leur permettaient de produire pour leur compte personnel... Mais c'est la règle, ils sont mal payés et si l'on veut qu'ils restent dans ce lycée il faut accepter ce genre de compromis.
Avant la mort de Louis notre comité de jumelage était en difficulté : le chef d'établissement est parti en retraite ainsi que les trois profs fondateurs. Les jeunes enseignants, certes motivés, n'ont pas la disponibilité des "vieux". Et il est difficile d'animer un comité de jumelage quand on n'est plus dans l'établissement, qu'on ne connaît plus les élèves.
Donc notre jumelage est en sommeil depuis un an.
Nous ne voulons pas le voir disparaître...
Si vous avez, les uns ou les autres, des expériences de ce genre et pouvez nous donner des conseils, vous serez les bienvenus.

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Match de basket franco-mauritanien à Boghé


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En Mauritanie, les lycéens lyonnais abandonnent le scooter pour aller en cours

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Discussions sur la plage de Nouakchott

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A chaque voyage le grand bonheur de jouer dans les dunes.

mercredi, 16 mai 2007

Que la terre lui soit légère...

C'est ce que m' ont écrit mes amis africains pour mon ami Louis que j'ai enterré aujourd'hui. Il y a dix-huit mois nous parcourions ensemble le Désert. Ensemble nous avions mis en place un jumelage avec la Mauritanie. Il a lutté pour rester debout jusqu'à la fin.

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Nous aimions regarder au-delà des dunes...

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C'est vrai il n'ira plus marcher dans le désert

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Il n'attendra plus la nuit dans l'infini de sable...

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L'arbre pousse dans le désert : c'est toujours la vie qui gagne.

"Celui qui n'aime pas, reste dans la mort"
Saint-Jean

Quant à moi je pars quatre jours : le dernier pont de mai.