vendredi, 23 février 2007
Enseignement aux filles
Pratiquer les travaux féminins.
Discuter des vins et des mets.
Être douces, bonnes, respectueuses, économes.
Soigner la parure et le maintien.
Etudier l'écriture et le calcul.
Ëtre attentives et de calmes propos.
La chasteté et la pureté du gynécée.
Ne pas chanter de chansons.
Ne pas rapporter les propos entendus.
Bien servir les supérieurs.
Li Yi-Chan
érudit chinois du 9 ème siècle (dynastie des Tang)
A part le gynécée c'est à peu près l'éducation que j'ai reçue !
08:00 Publié dans Âme chinoise | Lien permanent | Commentaires (1) |
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jeudi, 22 février 2007
La fruitière
Mon séjour en Haute-Savoie, où la neige faisait défaut, m'a permis de reprendre contact avec des villages de mon enfance, débarrassés de leurs skieurs...
Je suis ainsi passée devant des coopératives laitières, cette région vivant encore du lait et du fromage.
Autrefois, on les appelait "fruitières", appellation réservée je pense à la Haute-Savoie...
La fruitière, ou "partage du fruit", était régie par un système très ancien. Le "fruitier" signait un bail annuel avec les porteurs de lait, fabriquait le fromage et le vendait pour son propre compte.
Mais dans mon enfance on appelait aussi "fruitière" le lieu où était collecté le lait, ensuite revendu aux particuliers.
Le soir, les paysans apportaient le lait dans de gros bidons appelés "boilles" (le mot étant patois ne s'écrit pas, prononcer comme le mot anglais "boy" mais avec l'accent savoyard). Nous allions le chercher avec de petits bidons également en métal...
L'ordre de passage des producteurs à la fruitière étant immuable et connu de tous, les ménagères étaient vigilantes et veillaient à éviter qu'on leur vende le lait provenant d'étables d'hygiène douteuse...
Cette mission "d'aller au lait" m'était confiée car j'étais l'aînée...
Ce lieu, mal éclairé, permettait également aux garçons et aux filles du village de se rencontrer dans l'ombre pour des ébats furtifs.
Lesquels ébats étaient régulièrement dénoncés en chaire par le curé du village : "je sais tout ce qui se passe derrière la fruitière"....
Aujourd'hui les adolescents n'ont plus besoin de la fruitière pour leurs premières amours et j'achète mon lait en bouteilles de plastique au supermarché.
09:15 Publié dans D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (3) |
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