Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 18 mars 2010

Ferrat, ça se chante...

Après la rafale d'hommages au monument disparu qu'est Jean Ferrat, ma contribution arrive un peu tard... Temps de décalage : on est abasourdi... On le croyait immortel, j'entends par rapport au trépas, car pour le reste, bien sûr qu'il l'est, immortel...

J'ai alors considéré qu'il est occupait pour moi une place à part. Surprenant, aucun CD de Ferrat à la maison et pourtant je connais ses chansons par coeur...

J'ai compris pourquoi quand mon mari a repris sa guitare, la première fois depuis son opération, pour chanter du Ferrat.

Les chansons de Ferrat sont dans ses carnets de chants et ses participations.

Ferrat nous le chantons depuis quarante ans c'est à dire toujours. Dans les groupes de jeunes que nous avons connus, avec les copains, en famille...

Jean Ferrat a traversé les générations.

Avec Brel et Brassens, c'était la vedette de nos soirées.

Et quand dans ma cuisine j'ai entendu les accords de guitare et fredonner "La Montagne" j'ai su qu' il était toujours vivant.

P1010021.JPG

lundi, 15 mars 2010

On s'habitue, c'est tout

France 3 a déprogrammé son émission prévue sur Haïti pour un hommage à Jean Ferrat. Normal. J'espère seulement que cette émission sera proposée à nouveau assez vite. En attendant je vous suggère un passage au  blogue très intéressant et très émouvant de :

Jean-François Labadie

Québécois en mission à Port-au-Prince.

Il évoque l'état d'esprit de l'après séisme par la chanson de Jacques brel :

On n'oublie rien de rien

On n'oublie rien du tout

On n'oublie rien de rien

On s'habitue c'est tout

Geneviève est plus positive dans ses messages. Elle a repris son travail de professeur au lycée français. De nombreux élèves ne sont pas rentrés après l'état d'urgence, préférant terminer l'année scolaire dans les lycées où ils avaient été accueillis. En revanche son établissement reçoit des élèves de lycées partenaires n'ayant plus de toit.

"Me revoilà depuis une semaine sur mon bout d'île sinistré. Dire que la situation a beaucoup évolué en deux mois serait inexact, et pourtant ce travail de fourmi a donné quelques résultats. Les rues sont dégagées, l'électricité est revenue avec plus de régularité, des murs sont reconstruits ,des maisons consolidées et les commerces des plus petits au plus grands fonctionnent. La préoccupation majeure reste le logement : les campements ne désemplissent pas car c'est là qu'on est assuré de trouver de l'eau et des vivres apportés par l'aide internationale. Certains vivent mieux sous ces tentes que dans leurs bidonvilles ! et puis ce sont comme des petits villages qui se réorganisent : sur la place Boyer,en dessous de chez moi , un endroit est réservé pour la lessive, un autre pour les jeux des enfants, un autre pour le dispensaire , de petits étalages à la périphérie proposent des denrées pour améliorer le quotidien, de jeunes gazelles offrent également un "service de nuit" , une sono diffuse de la musique caraïbe, mais l'absence de toilettes, le froid et les pluies déjà présentes ne laissent aucune illusion : ce n'est pas un village de vacances !"

IWAH.jpgElle nous parle également de son activité avec une association : Femmes Internationales en Haïti qui s'occupe de petites structures, crèches, orphelinats... qui reçoivent peu d'aide internationale, voire aucune.



Des chiffres qui posent question

Résultats des Élections régionales en Rhône-Alpes :

Abstentions : 56 %

Front National : 14 %

Difficile de voir l'avenir sereinement

Rhone-Alpes_pics_390.jpg