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samedi, 02 avril 2011

PAG aux Xanthines...

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Lundi 11 avril 2011

à 19 heures

L'écrivain Pierre Autin-Grenier

présentera aux Xanthines

son livre

"C'est tous les jours comme ça"

Prix de l'humour noir 2011.

La rencontre sera animée par

Jean-Pierre Longre

critique littéraire.

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Les Xanthines

Bistrot du commerce équitable

33  rue de Condé

69002 Lyon

jeudi, 31 mars 2011

Savoyard ou Savoisien ?

petiramo.jpgLes indépendantistes savoyards se revendiquent Savoisiens. Pourquoi ?

Pour eux "savoyard" est péjoratif  à double titre. Aujourd'hui, les Savoyards sont les habitants des deux départements devenus français après l'annexion de 1860. Ce que certains rejettent aujourd'hui.

Mais il y a une autre raison historique.

Jusqu'à l'annexion, l'habitant de la Savoie était un Savoisien, ce que François de Sales revendique fortement.

Voilà à l'époque sa réponse au roi de France qui voulait l'embaucher comme diplomate...

"Si votre excellence me le permet, je lui dirai avec esprit de liberté, que je suis né, nourri et instruit, et tantôt envieilli en une solide fidélité envers notre prince souverain, à laquelle ma profession outre cela, et toutes les considérations humaines qui peuvent se faire, me tiennent étroitement lié. Je suis essentiellement "savoisien", et moi et tous les miens, et ne saurais jamais être autre chose. »

En revanche à cette époque et même plus tard, le mot Savoyard était très péjoratif comme en témoignent des définitions d'anciens dictionnaires.

 Savoyard : homme sale, grossier et brutal, on emploie le mot savoyard par mépris », (Dictionnaire Universel, Paris 1834)

« Savoyard : dans un langage très familier, on emploie ce mot pour désigner un homme grossier, rustre », (Dictionnaire des Dictionnaires, Paris 1837)

« Savoyard : paysan grossier, ramoneur, employé comme injure au XIXe siècle », (Dictionnaire de langue Française de Paul Robert, Paris 1989)

Comme le rappelle le Robert le mot était une injure jusqu'au XIXème siècle.

Quant aux ramoneurs : c'est une autre histoire. N'étant pas français, ils étaient considérés comme de pauvres émigrés, faisant des tâches peu ragoutantes, nécessaires mais indésirables. Des "bougnoules" en somme ! Les petits ramoneurs, les enfants,  ont disparu avec la loi interdisant le travail des enfants.

Comme quoi c'était bon d'être devenu français !

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