mardi, 12 janvier 2010
Avez-vous lu Pascal ?
Le film de Rohmer qui m'a certainement le plus marquée est "Ma nuit chez Maud".
Un film où on cause
beaucoup, intelligemment
et où on écoute.
L'action se passe à Clermont-Ferrand et l'essentiel du film tient à une discussion sur Pascal.
Si vous avez le temps et la patience, cette discussion entre l'ingénieur, chrétien qui n'aime pas Pascal, et le professeur de philosophie, athée, marxiste qui, au contraire, défend la philosophie du Pari.
La discussion sur Pascal reprend chez Maud, merveilleuse Françoise Fabian.
Curieusement c'est toujours le philosophe athée qui défend Pascal.
Film réalisé par Rohmer en 1969 avec des acteurs inoubliables
Françoise Fabian (Maud), Jean-Louis Trintignant (Jean-Louis), Marie-Christine Barrault (Françoise), Antoine Vitez (Vidal)
Vitez, plus connu comme metteur en scène pour le théâtre, est décédé en 1990.
17:22 Publié dans Ciné-club | Lien permanent | Commentaires (8) |
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lundi, 11 janvier 2010
Vivre dans la rue : une question difficile
Pour Alsacop et Noelle
Vivre dans la rue : un drame de la pauvreté ? Pas seulement. Souvent des problèmes psychiatriques ou familiaux : pourrons-nous les éradiquer un jour ? J'en doute. Les solutions économiques ou politiques ? Pas seulement. L'accompagnement des associations, oui certainement. À Lyon nous avons Notre-Dame des Sans-Abris dont le travail est remarquable, avec des bénévoles et des professionnels. Non seulement l'association assure 60% des hébergements d'urgence envoyés par le 115 mais elle fait un immense travail d'insertion.
Travail d'insertion possible avec ceux qui sont à la rue pour des raisons économiques ou familiales mais les autres ?
L'an dernier, à cette époque, une amie m'avait alertée car elle avait lu dans la presse le témoignage d'une de nos amies communes .
Cette amie et son mari sont aujourd'hui retraités : lui, de l'industrie, elle comme infirmière.
Des parents ouverts, attentifs, aimants.
Pourtant leur fille aînée vit dans la rue depuis 19 ans et s'ils essaient de la suivre, de se battre, de trouver des solutions, ils ne peuvent rien faire.
Cette jeune femme a eu il y a dix ans un petit garçon avec un autre marginal. L'enfant a été confié aux grands-parents paternels : même milieu que celui de mes amis.
Dans cet article lu dans la presse, nos amis témoignent sur deux points qui peuvent aider à comprendre ce monde de la rue.
D'une part que leur fille souffre de troubles psychiques graves et que la psychiatrie n'a pas de réponse. D'autre part qu'elle a reçu de nombreuses aides pour sortir de la rue, assurées par des organismes auxquels ces parents rendent hommage. Rien n'a réussi car les troubles psychiques n'étant pas soignés, l'échec est inévitable.
30% des gens qui vivent dans la rue souffrent de maladie psychique. Et cette jeune femme, dont la santé s'est fort dégradée et dont la vie ne tient qu'à un fil, a juste assez de lucidité pour refuser de rencontrer son fils de dix ans, afin qu'il ne voit pas dans quel état sa mère se trouve.
Ce témoignage n'explique pas tout : il a juste l'objectif de montrer la complexité de cette situation des gens qui vivent dans la rue. Une solution unique n'existe pas. Et je m'en veux de céder à l'usage des marroniers, mais ce n'était au départ qu'une note sur l'hiver !
Ne pas confondre les gens qui rélèvent du DALO en effet par manque de moyens financiers et ces SDF en rupture pour d'autres raisons.
09:26 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (13) |
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