dimanche, 05 août 2007
J'ai une gueule de plate-forme pétrolière ?
Dans une revue interne de notre grand groupe pétrolier français, j'ai découvert cette information qui m'a fait sursauter ! A savoir :
"Rosa vient grossir le bouquet angolais".
Eh! oui ! Rosa est une plate-forme pétrolière.
Je cite :
"Rosa est un champ situé sur le bloc 17, au large de l'Angola, par 1400 mètres de profondeur d'eau. (...) La production en plateau, qui doit être atteinte au mois d'octobre, sera de 150 000 barils/jour."
Bravo Rosa.
Dire que j'avais choisi mon pseudo en hommage à la chanson de Jacques Brel - Rosa, rosa, rosam- et à Rosa Luxembourg.
Pensez-vous que les dirigeants de T*** sont venus voir mon blogue avant de baptiser leur plate-forme ?
09:34 Publié dans D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (16) |
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vendredi, 03 août 2007
Délice Paloma
Voilà un film qui porte bien son nom !
Un vrai régal, idéal à déguster en vacances.
Réalisé par Nadir Moknèche, ce film nous donne une autre image de l'Algérie que celle que nous avons en France !
Une Algérie gaie, dynamique qui essaie de s'en sortir mais vue à travers une comédie.
C'est l'histoire d'une femme combinarde qui veut réuusir pour réaliser un rêve de gosse. Malheureusement pour une femme, en Algérie, avec un code civil aussi défavorable seule l'illégalité donne cette possibilité.
Ce rôle pricipal est incarné par la très géniale Biyouna, une sorte d'Arletty avec quelques centimètres de plus. Elle évoque aussi les actrices d'Almodovar.
C'est joyeux et divertissant. on y découvre une jeune actrice sublime

Aylin Prandi.
Ajoutons une excellente bande-son qui vous donne envie de danser pendant toute la séance.
09:55 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (6) |
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mardi, 31 juillet 2007
La cabane à sucre
Mon amie Choubine, de "Choux de Siam", en réponse à une question que je lui ai posée sur son blogue, a pris la peine de m'expliquer ce qu'était au Québec une cabane à sucre.
Je vous laisse découvrir.
Si jamais vous venez au Québec au printemps, pendant le temps des sucres - surtout si vous faites partie d'un groupe - vous n'échapperez pas à la version moderne (et pas du tout authentique) de la cabane à sucre : un grand bâtiment en bordure de la route, où l'on sert à des groupes d'enfants, de personnes âgées, d'amis, d'employés ou de touristes, dans une ambiance de fête, des repas très lourds et très indigestes composés essentiellement de pâtés à la viande (ou tourtières), de fèves au lard, de saucisse, de bacon, de jambon et, pour dessert, de grands-pères (des boulettes de pâte cuites dans le sirop d'érable). J'en passe très certainement; une petite recherche Internet m'apporte des variantes intéressantes. Il y a aussi des oreilles de crisse (des croustilles de lard)... Bon, mais l'élément essentiel, c'est la dégustation de tire sur la neige : c'est que, je ne vous l'ai pas encore dit, vous êtes dans une érablière (ou à proximité), donc dans une exploitation d'érables à sucre; chaque printemps, on recueille l'eau d'érable, que l'on fait bouillir pour la transformer d'abord en sirop, puis en tire, et enfin en sucre. Mon père, par exemple, sait très bien faire chauffer le sirop jusqu'au point idéal, pour en verser des louches sur de la neige bien propre et bien tassée; le sirop prend, chacun détache des lambeaux de tire avec une fourchette ou un bâtonnet... Miam. (On peut se faire une petite dégustation, à la maison.)
Mais une «vraie» cabane à sucre, pour moi, ce n'est pas ça. Je n'ai à peu près aucun souvenir de celle où nous montions à cheval, lorsque j'étais petite, et qui appartenait à la famille Gingras. Mais j'en ai beaucoup, par contre, de celle de mes grands-parents Dion; elle était dans une autre partie de cette même montagne, au milieu d'une autre érablière. À l'époque où je fréquentais cette cabane, la récolte de l'eau d'érable se faisait en tracteur à chenilles; on chaussait des raquettes, au besoin, pour aller décrocher les seaux qui recueillaient l'eau coulant des érables entaillés; on versait l'eau dans un réservoir. La récolte faite, cette eau passait dans le réservoir de la cabane, et de là dans une série de grandes cuves où elle allait bouillir, pendant des heures.
Mes oncles faisaient la récolte. Mon grand-père faisait bouillir. Il passait des journées, des nuits entières à la cabane, quand «ça coulait». Et nous lui rendions visite. Nous faisions le tour des érables les plus proches. Nous nous lancions une balle qui finissait par rouler sous la cabane. Nous nous lancions des boules de neige, évidemment. Nous goûtions à l'eau d'érable qui commençait à chauffer, au point où elle était juste assez sucrée pour être un délice, mais encore désaltérante. Nous inspections les cuves, où le sirop bouillonnait, où il prenait peu à peu une belle teinte dorée. Hélas, mes connaissances sont trop lointaines, et trop imprécises, pour me permettre d'en parler mieux.
Et nous faisions une dégustation de tire sur la neige.
Tenez, voici une chanson, paroles et musique, qui vous donnera une idée de la chose! C'est la version exacte que je connaissais déjà. Suivez ce lien : http://gauterdo.com/ref/cc/cabane.a.sucre.html
La cabane de mes grands-parents Dion était des plus modestes; on n'y organisait pas de fêtes, mais la parenté venait quand même y faire son tour.
Choubine
07:45 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (12) |
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