vendredi, 18 novembre 2011
Les atriaux
Cette semaine encore je vais acheter à l'occasion d'un nouveau séjour en Haute-Savoie cette délicieuse et exceptionnelle charcuterie : l'atriau. Ma mère, fidèle auditrice de l'émission "Des chiffres et des lettres", m'a dit que le mot avait été trouvé dans le jeu. Nous en avons été étonnées toutes les deux, puisque pour nous, cette spécialité qu'on a tant de plaisir à retrouver à l'automne et en hiver, ne dépasse les frontières du Chablais, inconnue même dans le reste de la Haute-Savoie.
En fait la spécialité est suisse, ainsi que le mot. Ce qui confirme que nous, Chablaisiens, sommes bien de culture suisse... Les atriaux sont cités dans l'hymne national suisse.
Cé qu'è lainô : Et poi saplia queman dés atrio, « Et puis [ils furent] taillés comme des atriaux ».

Composés de viande hachée de porc frais, essentiellement du foie, aromatisés de persil et d'épices, façonnés en boulettes et enfermés dans une crépine de porc, les atriaux se rôtissent à la poêle et se servent avec un jus au vin blanc.
Et franchement l'atriau c'est beaucoup plus fin et beaucoup moins gras que la très célèbre andouillette lyonnaise...
14:59 Publié dans Des objets et des mots..., D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (11) |
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jeudi, 17 novembre 2011
Horripilants...
Le Progrès, mon journal local, a publié à ce jour un court article que j'ai bien aimé sur un sujet qui me tient à coeur : les tics de langage.
Comme moi peut-être vous ne supportez plus les "hallucinants", "grave" ou encore "c'est clair" qu'on entend à chaque coin de phrase. Je déteste particulièrement "y-a-pas de souci" ou encore "bonne journée" qui a remplacé le bon vieil "au-revoir". Le pire d'entre tous c'est "on gère" alors que la crise financière semble prouver qu'on ne gère plus rien du tout. Et pourtant si ! On gère même les sentiments...
J'ai donc été bien aise de découvrir, via Le Progrès que si un sociologue, Pierre Merle, admet ces tics de langage comme "des chevilles qui tiennent le discours", le psychiatre Yves Prigent les dénoncent comme des mots paresseux qui vident les échanges de leur contenu. Le tic "sert à faire le bruit de la parole, sans en contenir aucune, comme la musique que l'on entend dans les supermarchés, destinée à endormir le client."
Il nous engage au contraire à diversifier notre vocabulaire ou ... à nous réconcilier avec le silence.
18:13 Publié dans Au jour le jour, Chronique lyonnaise, Entendu dans la rue... | Lien permanent | Commentaires (23) |
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