vendredi, 20 avril 2012
Rencontre inattendue...
Cet après-midi au centre de Lyon.
Arrêt devant l'ancienne vitrine des Xanthines... La devanture aux couleurs éclatantes a été repeinte en gris : quelle tristesse ! Je pousse la porte ... deux bureaux tout aussi gris que l'encadrement de la vitrine et je fais l'innocente : "qu'est devenu l'ancien bistrot ?" Une entreprise d'activité immobilière" madame. Rien ne l'indiquait en effet.
Je poursuis ma route... J'arrive Place Carnot, près de Perrache où une grosse averse me tombe dessus : je me précipite à la seule place libre en terrasse d'un bistrot et commande un café. À côté de moi, un monsieur très distingué est filmé par un cameraman... Je reconnais Jacques Cheminade, candidat à l'élection présidentielle de dimanche prochain... Je l'interpelle et nous buvons nos cafés en bavardant. Il est flanqué d'un gorille, debout, et accompagné de deux jeunes gens très sympathiques. On est loin de la campagne électorale agitée et vociférante ! Son programme ? Vous l'avez entre les mains... L'ennemi c'est la finance mondiale et, faute de la combattre efficacement, le futur président de la république ne pourra rien faire... À son avis, il faudrait créer une Union nationale contre les banques, surtout contre la City et Wall Street, avec des gens venant d' horizons politiques différents comme on l'a fait pour la Résistance en 1940.
La pluie s'est arrêtée...
Jacques Cheminade a quitté le bistrot pour un meeting en plein air, rue de la République, car il n'a aucun moyen financier... Le jeune homme qui l'accompagnait m'avait assuré : "La politique, c'est comme le foot, il faut des sponsors..."
Je garderai le souvenir d'un homme souriant et très humain loin de la caricature qu'ont tendance à en donner les médias...
Mais je regrette de n'avoir pas eu le temps de lui poser cette question : pourquoi ne défend-il pas ses idées dans un parti existant ? Un homme d'expérience et compétent dans le domaine de la finance : pourquoi n'en fait-il pas profiter ceux qui ont la possibilité d'exercer le pouvoir ?
18:39 Publié dans Au jour le jour, Chronique lyonnaise, Passages vers... | Lien permanent | Commentaires (2) |
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jeudi, 19 avril 2012
La phrase qui tue !
C'est curieux ! Même dans un livre anodin, sans intérêt particulier, on peut rencontrer la phrase qui tue. Vous essayez de l'oublier, mais elle s'incruste, sans ménagement pour vos neurones. Elle s'installe dans votre cerveau qu'elle parasite... Vite ! un antidote !
"À un moment vous vous réveillez, tout simplement, et vous vous apercevez que vous êtes vieux. Vous montez dans le tramway et vous constatez que les voyageurs font de la place pour que vous puissiez vous asseoir. Vous vous dites : je ne suis pas infirme ! Vous comprenez après : mais je suis vieux."
Riikka Pulkkinen "L'armoire des robes oubliées"
Voilà pourquoi dans le bus, quand il est bondé, je m'installe debout, l'air dégagé et indifférent pour qu'on ne me cède pas de place assise ... Mais je n'arrive plus à lire debout dans le bus... Surtout dans les virages de la montée de Choulans... Il faut quand même que je m'accroche... discrètement.
11:23 Publié dans Au jour le jour, Image du jour | Lien permanent | Commentaires (6) |
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mercredi, 18 avril 2012
Nos voeux secrets...
Bien qu'il soit distribué dans des salles rares et confidentielles, je vous recommande "I wish" du réalisateur japonais Hirokazu Koreeda. De lui j'avais déjà vu "Still walking" et je suis émerveillée par la délicatesse de ce cinéaste. Nul ne sait mieux que lui filmer les relations humaines et plus particulièrement familiales.
L'histoire est simple : deux frères, deux petits garçons adorables bien que très différents, sont séparés parce que leurs parents ne vivent plus ensemble.
.Il y a longtemps que je n'avais pas vu représentée la magie du monde de l'enfance avec à la fois autant de réalisme et de tendresse. Les deux frères décident de se retrouver avec leurs amis respectifs, à mi-chemin de leurs domiciles. Cette rencontre des enfants est un vrai miracle de poésie, de joie, de générosité . On découvre un Japon où la famille est perturbée comme dans tout le monde occidental, pourtant c'est décrit par Hirokazu Koreeda sans aucun cynisme, au contraire dans un climat de dignité et de solidarité. Les grands-parents sont merveilleux ! Ils accompagnent avec bienveillance, allant même, pour le grand-père, jusqu'à se faire complice de son petit-fils qui va faire l'école buissonnière pour retrouver son frère . Par ailleurs on est transporté dans un Japon très loin des clichés véhiculés en Europe, on est loin du Japon des haïku et des sushis. C'est le Japon populaire et provincial, des vrais gens : les hommes "prennent une cuite", on y mange copieusement des plats roboratifs qui n'ont rien à voir avec les sushis ! ,Très émouvant aussi le rappel d'un Japon qui vit toujours avec des phénomènes naturels menaçants : dans ce film c'est un volcan qui est en activité et dont il faut chaque matin nettoyer les cendres.
Et aussi l'écriture du film est marqué par autant de poésie que d'humour...

10:20 Publié dans Ciné-club, Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) |
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