Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 14 mars 2013

Le pape et le poète...

Hier très belle rencontre autour de notre poète Pierre Autin-Grenier. Une rencontre qui fera date sans doute. Au fond de l'église  Saint-Bonaventure, à Lyon, un froid glacial traversait la porte devant laquelle nous étions installés... "Les radis bleus" étaient là pour réchauffer les coeurs... Le poète parlait et tout à coup sa voix fut couverte par un carillon de cloches enjoué et tonitruant... qui a duré ! Notre poète s'en trouva tout interloqué d'autant que ses admiratrices du premier rang se sont mises à chuchoter jusqu'à ce que l'une d'elle se décide à interrompre le poète : "il semble que nous ayons un nouveau pape".

Quelle que soit la magie de la poésie elle n'avait pu, à elle seule, déclencher le carillon.         

autin-grenier.jpg

200px-Card._Jorge_Bergoglio_SJ,_2008.jpg

Printemps des poètes...

Une pie s'envole, un enfant traverse une rue cartable au dos, l'arbre perd une feuille : le poète, toujours,  a l'esprit en état d'alerte.

Parce que la poésie ce n'est pas inventer ; non, c'est trouver.

Dès lors, dans la Quincaillerie Générale de la littérature actuelle où tout se fabrique à l'esbroufe, nous n'avons plus notre place. Assis seul sur un bord de trottoir, les pieds dans l'eau, le poète joue avec des boîtes d'allumettes vides.

Mais existe-t-il seulement une urgence de l'inutile, quand seul le pire est permis ?

Pierre Autin-Grenier

Les radis bleus.

petitecoliere-vip-blog-com-87848SL741289.jpg