samedi, 09 février 2013
Leçon de québécois
Aujourd'hui sur le blogue de Choubine j'ai découvert le verbe "garrocher" qui signifie "lancer".
C'est de l'ancien français : le mot serait encore en usage dans le sud-ouest.
D'accord Noelle ?
17:37 Publié dans Au jour le jour, Des objets et des mots... | Lien permanent | Commentaires (3) |
Facebook |
Imprimer
mercredi, 06 février 2013
Qu'est-ce que la tradition ?

Le vote, en Angleterre, par un gouvernement conservateur de mesures concernant les homosexuels alors que le même vote fait tant de bruit en France, doit surprendre nos concitoyens.
Pas moi.
Ayant la chance d'avoir une belle-fille anglaise j'ai appris à mieux connaître la culture et les mentalités de nos voisins britanniques.
Ma belle-fille se dit traditionaliste et je dois reconnaître que j'ai redouté le pire quand elle me l'a annoncé. Mais j'ai vite compris que ce mot n'impliquait pas pour elle le même comportement que pour nous.
Être traditionaliste, pour elle c'est être attaché à la monarchie, à l'uniforme dans les écoles, à différentes fêtes qui ont gardé plus de caractère que chez nous... Son mariage avec mon fils sera protocolaire...
La tradition semble-t-il concerne chez les Anglais davantage les usages, le mode de vie que les moeurs.
En revanche sa mère est pasteure de l'Eglise anglicane... Les Anglais ont par ailleurs toujours été en avance sur les Français pour les changements de moeurs.
Avant nous ils avaient aboli la peine de mort et accepté ll'avortement. Ils votent aujourd'hui le mariage pour les homosexuels mais l'adoption et la PMA leur étaient déjà acquises...
Sur le constat d'un décalage entre nos deux cultures, nous avons, avec ma belle-fille, des explications différentes.
Elle pense que la France, bien que République laïque, est davantage influencée par la religion que l'Angleterre qui a pourtant une religion d'état.
Je suis sceptique sur son analyse car je n'ai vraiment pas l'impression qu'en France l'influence religieuse aille au-delà des communautés de croyants... et encore !
Il me semble plutôt que le libéralisme anglais est d'une part lié à leur pragmatisme et d'autre part à une identité culturelle plus forte que la nôtre. Forts de cette tradition dans la vie quotidienne, les Anglais peuvent s'y adosser et sont ainsi moins crispés que nous sur les questions de moeurs. Cette forme de pérennité dans leur mode de vie fait que contrairement à nous ils ne redoutent pas les changements.
Mais peut-être avez-vous d'autres explications ?
16:27 Publié dans D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (4) |
Facebook |
Imprimer
lundi, 04 février 2013
La Céline
Autre adulte dans les rues de mon enfance : la Céline. J'utilise encore cet article "la" car c'est ainsi que nous disions.
Elle, c'était tout le contraire de la Thérèse.
Qui était-elle vraiment, je ne sais pas aujourd'hui.
Pour simplifier je dirais une clocharde rurale. Oui il y avait de vrais clochards dans les villages de Haute-Savoie mais qui n'étaient pas SDF. La Céline vivait dans une masure dans laquelle personne jamais n'était entré. Aussi ronde que la Thérèse était maigre, elle marchait en claudiquant, un fichu sale, toujours le même, noué sur la tête. Et les garçons se moquaient d'elle... Mais elle était acceptée dans toutes les maisons où elle se présentait à l'heure des repas, vivant de la générosité publique... Ce qui était naturel. De même on la retrouvait à toutes les soirées paroissiales. Le lendemain, elle était invitée à finir les restes. Nombreux étaient finalement les marginaux dans ces villages qui ne savaient ni lire ni écrire, ne travaillaient pas toujours ou si peu... Mais toujours pris en charge par la communauté.
11:21 Publié dans D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (3) |
Facebook |
Imprimer
