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jeudi, 03 septembre 2009

Catalogne

Barcelone en août, ce n'est pas un temps à mettre une savoyarde dans la rue. Trop de monde. Je n'ai rien contre la foule au demeurant sympathique et bon enfant des ramblas (il paraît qu'il y en a plusieurs) mais cela est tout à fait détestable pour les visites quand on a peu de temps à passer dans la ville. Une journée consacrée à Gaudi avec la déception de ne pouvoir entrer dans la Sagrada Familia pour laquelle deux heures de file d'attente auraient été nécessaires.le tour de cette cathédrale m'a permis de ressentir malgré tout la ferveur religieuse de cet architecte génial et sa création hors toutes conventions.

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Église fascinante, toujours en construction comme au Moyen-Âge. Après Barcelone nous avons eu l'occasion de découvrir  d'autres monastères catalans mais qui m'ont paru révéler davantage  la volonté de puissance de l'Église que la  spiritualité. Nous avons parcouru le parc Güell et la splendide demeure de la Pedrera. Puis direction Figueres : impossible de visiter le musée Dali, il faut réserver longtemps à l'avance. Heureusement l'amie qui m'accueillait, une catalane obstinée, m'a permis d'entrer dans la maison que Dali a occupée avec Gala jusqu'en 1982, à Portlligat, près de Cadaquès. Pour moi coup de foudre. Et j'ai bien l'intention de me plonger dans la découverte des symboles daliniens pour mieux connaître cet autre artiste catalan tout aussi époustouflant que Gaudi.
En particulier l'oeuf, omniprésent dans la maison.
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Univers surréaliste, mais moins que je l'imaginais. Univers de mystères plutôt, chaque objet demanderait une interprétation tant il semble avoir une signification particulière dans cette maison surprenante.
IMGP2024.JPGIci une terrasse-salon avec le fameux canapé en forme de bouche.

06.jpgLa chambre de Dali et Gala avec une seule fenêtre donnant sur la mr. Une seule chambre dans la maison, le peintre recevait ses amis dans les maisons de pêcheurs voisines dont il avait fait l'acquisition.
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Gaudi, Dali pour ne citer qu'eux : quelle surprenante vitalité créative de toute une région, quel bouillonnement aussi bien dans l'Art que dans le domaine des idées politiques puisque la Catalogne est le berceau de la république espagnole.
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Cette république qui voulait offrir aux femmes une liberté et des droits alors uniques en Europe. Mais c'était trop tôt sans doute. Et les murs en parlent encore.
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P.C.C. Parti communiste catalan.
TAG romantique, non ?
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Donc, forte envie de retourner à Barcelone ... sans doute un mois de janvier.
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lundi, 31 août 2009

Hypocondrie organisée

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Et bien non ! Je ne parlerai pas de Barcelone puisque tout le monde connaît.

De Dali, peut-être.

Je reviens de chez Yves le capitaine qui pousse un coup de gueule salutaire -pardon sanitaire- à propos de la grippe A.

À ce jour je suis très inquiète car une terrible maladie s'abat sur nos concitoyens : l'hypocondrie. Je ne suis pas sûre que ce soit d'ailleurs le mot exact car il me semble qu'il existe un mot précis pour désigner la névrose qui consiste à avoir peur de contracter  la maladie. Qu'importe, le mal est là et c'est grave. Épidémie ou pandémie il semble frapper même les plus censés et bien malin qui saura nous en protéger.

Qui nous a contaminés ?

L'OMS. Pour avoir une soeur dans cet organisme où les salaires sont exorbitants, il faut bien que ceux-ci soient justifiés en montrant l'utilité de leurs personnels par une agitation très médiatisée.

 

Les Labos : il paraît que l'usage des médicaments génériques aurait fait des petits trous dans leur trésorerie. Voilà de quoi les combler.

En tout cas pour ma part, pas question de vaccin. J'aurais trop peur des effets secondaires. Je ferai sans doute comme madame ma mère une cure de chlorure de magnesium.

Le gouvernement. Peur panique de passer à côté d'une épidémie de grippe qui ferait quelques morts de plus que d'habitude.

Mais il y a plus grave.

Dans le Progrès (qui consacre deux pages à la maladie !)j'ai lu le témoignage d'une jeune femme qui a contracté la grippe A. Une semaine de congé-maladie pour une grippe, dit-elle, pas pire que les autres. Mais quand elle est retournée travailler, on l'a traitée en pestiférée. Pas de bise !

Et ça c'est grave, vraiment grave. Et qui plus est, idiot puisqu'elle n'était plus contagieuse.

Allons-nous être traités en pestiférés dès le premier éternuement ?

En tout cas on pourra toujours se réfugier aux Xanthines où on  se bisouillera tranquillement.