dimanche, 04 avril 2010
Joyeuses Pâques
Je suis née un matin de Pâques.
Pourtant ce n'est pas mon anniversaire.
Mais c'est aujourd'hui celui de Pierre Autin Grenier,
né un vendredi saint,
dont on attend la sortie du prochain livre.
le 17 avril 2010.

Bon anniversaire PAG !
07:30 Publié dans Au jour le jour, Chronique lyonnaise, D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (9) |
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vendredi, 02 avril 2010
Le Mont des Oliviers
Hommage à un ami poète prématurément décédé. Jacques Imbert était poète mais surtout passeur en poésie. Il avait publié cette anthologie des poètes français selon un choix thématique. Jacques était complètement athée mais en me plongeant dans ce livre qui dormait sur une étagère, je suis étonnée de la place que Dieu tenait dans ses choix...
La présentation est de Guillevic.
"Poète et professeur de littérature, il était prédisposé à faire une fructueuse exploration de ce domaine illimité de la poésie française, en tenant compte de ce que les autres pensent, avec ou contre lui.
Homme de culture, homme de goût, homme d'un bon sens forcené, homme de volonté, homme de bonté-voici son fruit."

Alors il était nuit et Jésus marchait seul,
Vêtu de blanc ainsi qu'un mort de son linceul ;
Les disciples dormaient au pied de la colline.
Parmi les oliviers qu'un vent sinistre incline
Jésus marche à grands pas en frissonnant comme eux ;
Triste jusqu'à la mort ; l'oeil sombre et ténébreux,
Le front baissé, croisant les deux bras sur sa robe
Comme un voleur de nuit cachant ce qu'il dérobe ;
Connaissant les rochers mieux qu'un sentier uni,
Il s'arrête en un lieu nommé Gethsémani :
Il se courbe, à genoux, le front contre la terre,
Puis regarde le ciel en appelant : Mon Père !
- Mais le ciel reste noir, et Dieu ne répond pas.
Alfred de Vigny
Les Destinées

09:06 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (9) |
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jeudi, 01 avril 2010
Pêche du 1er avril
Ce n'est pas la pêche miraculeuse.
Finalement n'ayant eu le temps, ni de rester sur Internet, ni de lire de journaux, ni de regarder la télévision, je n'ai que ça dans mes filets. Pas de quoi faire une friture.
http://fr.news.yahoo.com/63/20100401/tod-quoi-comment-raymond-domenech-dmissi-366b5ef.html
Chez Romain...

22:27 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (2) |
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Y'a plus de saisons m'sieurs/dames...
Peut-on faire aujourd'hui une note sérieuse ?
La récolte de la pêche des poissons d'avril ce sera pour ce soir !
Donc considérations météorologiques.
Roso -mon mari- en bon retraité débutant, suit des cours à la Fac. En particulier un cours de climatologie. J'ai droit aux comptes-rendus ce qui suffit largement à mon peu de curiosité (juste ce qu'il faut pour lui faire plaisir) dans ce domaine.
Pour les néophytes, ne pas confondre "météo" et "climatologie". Donc hier : remarques sur la Météo. J'ai appris qu'en France, les prévisions les plus fiables sont celles de Météo France, laboratoire le mieux équipé en instruments de mesure. Mais qui vend le plus cher ses données. Tous les médias ne peuvent dons les utiliser, ce qui fait que notre journal local, le Progrès, n'ayant pas les moyens de s'offrir du Météo-France donne des indications moins précises que la télé nationale.
Autre sujet du jour : le bouquin de Claude Allègre que le prof de Roso a dénigré...allègrement. Notre grand scientifique national aurait reconnu lui-même avoir truqué des courbes sur demande de son éditeur pour assurer la vente. Surprenant de la part de quelqu'un qui a écrit sur la rigueur de la science.
De même, ne pas se fier au dernier hiver pour rejeter la thèse du réchauffemet climatique.
Dans son cours le prof a exposé des cartes mondiales, avec leurs données statistiques, établissant parfaitement cette progression des températures sur l'ensemble de la planète...
En attendant j'ai ressorti les vêtements d'hiver rangés la semaine dernière !
10:02 Publié dans Au jour le jour, Image du jour | Lien permanent | Commentaires (4) |
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mercredi, 31 mars 2010
Crunch ! Crunch !
Le pop corn, ou plus précisément le mangeur de pop corn -crunch ! crunch!- est précisément ce que je déteste au cinéma, raison pour laquelle j'évite les salles commerciales.
Mais il y a un pop corn que j'ai adoré
celui que j'ai reçu ce matin par courrier : le DVD d'un court métrage réalisé par Charlotte Philippe
Un scénario savoureux : en tant que cinéphile, il me comble d'aise. C'est l'histoire d'une étudiante qui, pour boucler son budget, est contrainte de travailler comme caissière dans un cinéma. On voit défiler les clients... Caricaturaux et redoutables les clients. Visiblement l'étudiante ne devait pas imaginer que les habitués des salles obscures pouvaient être aussi désagréables...
C'est drôle et ça fait réfléchir. Les images de pop corn rappellent qu'on est bien dans une salle comme celles que j'évite... Et pourtant les clients vont voir de bons films : comme quoi on peut être c...et cinéphile.
Mais pop-corn c'est une histoire d'amitié virtuelle !
Au départ, Chacha, qui raconte d'ailleurs cette histoire.
Chacha, le nom du Doudou (de l'époque) de ma petite-fille m'avait attirée sur son blogue. Il y a au moins deux ans.
Elle fréquente alors le mien où elle rencontre Laurence. Laurence, géniale dans le film avec ses faux-ongles, sa balayette et ses escarpins.
Tournage du film. Apparemment, tout le monde s'est bien amusé. Oui mais il manque un monteur-son. Un petit courriel à Charlotte lui glisse que mon neveu, Louis, est monteur-son et se partage entre F3 à Marseille (fan de l'OM le Louis) et Paris ...Le voilà embarqué dans l'aventure de Pop-Corn (crunch! crunch!)
Qui doute encore de la réalité des relations virtuelles ?
18:57 Publié dans Ciné-club, Coups de coeur, Passages vers... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cinéma |
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mardi, 30 mars 2010
La philosophie du pissenlit
En mémoire de ma grand-mère, j'ai acheté au marché des pissenlits pour faire une salade.
"On va aux dents d'lion" me disait-elle en prenant un petit couteau bien pointu. Elle avait un oeil pour les repérer les pissenlits ou "dents de lion" : tout neufs, tout jeunes, tout tendres... Ainsi seulement sont-ils comestibles. Ceux des taupinières étaient les plus faciles à récolter. Elle les enfournait dans la poche de son tablier et avec quelques oeufs cuits dur de ses poules, c'était une salade savoureuse. Et c'est bon à la santé le pissenlit. Étymologie d'après le Robert "pisser" au "lit" car la plante est diurétique.
Au marché il m'en a coûté un euro les cent grammes.
Ce que je peux comprendre : le temps est cher et il faut les ramasser, les pissenlits. C'est long.
Dix euros le kilo ? ramenés aux anciens francs des années 50, un pactole pour ma grand-mère.
Mais à qui les aurait-elle vendus ses pissenlits ? Tous les voisins faisaient de même. On récoltait dans les prés et les bois : on n'était pas très éloignés des sociétés primitives de cueillette finalement.
À cette époque, dans mon village de Haute-Savoie, avant le ski et le travail en Suisse (pays qui n'était pas riche en ce temps là !) tout le monde était pauvre.
Je n'ai jamais connu une telle égalité.
Mais il y avait un savoir-faire tel qu'on vivait ... très correctement. Un savoir-faire de la pénurie et de la frugalité dont ne disposent plus les pauvres d'aujourd'hui. Et là est la vraie misère.
Le bistrot des Xanthines est situé à côté d'un centre de distribution d'alimentation : rien de plus désespérant que ces files d'attente de gens avec leur caddie pour recevoir des boîtes de conserve.

08:14 Publié dans Au jour le jour, D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (17) |
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