dimanche, 21 octobre 2007
Retour du Havre
Quand j'aurai récupéré mon outil informatique, avec la possibilité d'enregistrer mes photos, je vous parlerai de cette ville très intéressante et agréable à vivre : Le Havre, première ville européenne du XXème siècle à être classée, par l'UNESCO, au patrimoine mondial.
Une ville qui le mérite et défend bien son patrimoine culturel, en particulier celui des peintres impressionnistes. Nombreux d'entre eux -Monet, Pissaro et surtout Eugène Boudin ont accroché à leurs toiles les lumières de la plage et du port.
Les bâtiments de la reconstruction méritent également une visite attentive. Leur réalisateur, Auguste Perret, est le premier architecte à avoir utilisé le béton mais ce n'est pas du béton brut et la ligne architecturale est très classique.
"Le béton, c'est la pierre que nous fabriquons" disait Perret.
Le retour en revanche fut moins plaisant que le séjour : Odyssée commune à tous ceux qui ont voyagé ce jour dit "de retour à la normale", en fait très perturbé. Une attente un peu longue à Paris, gare de Lyon-quand j'arrive dans cette station j'ai déjà l'impression d'être chez moi- m'a permis de deviser agréablement avec un charmant monsieur, un Suisse de Lausanne dont le TGV avait été plusieurs fois annoncé puis annulé. C'est la première fois que j'ai réalisé qu'un "conflit social" aujourd'hui n'était plus un événement franco-français mais concernait également de nombreux étrangers. Moi qui adore voyager j'avoue que je n'aimerais guère me retrouver dans un pays étranger avec cette incertitude du transport voire du retour. Donc je ne me plaindrai pas puisqu'il était question d'un voyage d'agrément pour regroupement conjugal.
21:30 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) |
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mardi, 16 octobre 2007
Je retourne à Shangri La
Voilà je vais repartir sans doute jusqu'à la récupération de mon ordinateur, soit vers le 10 novembre environ.
Dans l'immédiat je dois passer quelques jours au Havre où mon mari travaille toute la semaine.
Si je croise un portable ou si je me décide à pousser la porte d'un cyber café, je donnerai peut-être des nouvelles d'ici là.
à bientôt.
07:45 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (11) |
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lundi, 15 octobre 2007
Des rats très particuliers.
Avant de repartir à Changri La, quelques mots sur un passionnant roman policier chinois dont je termine la lecture.
La littérature policière est, pour moi, le dernier refuge du réalisme, tout du moins en France.
Les romans policiers permettent également de se promener avec beaucoup d'intérêt dans la Chine d'aujourd'hui et il est un auteur que j'aime tout particulièrement
c'est QIU XIAOLONG
dont j'avais adoré le roman "Mort d'une Héroïne rouge".
Qiu Xiaolong vit aux Etats-Unis, il écrit en anglais. et je préfère pour ma part le titre anglais du roman dont je vous parle
"Red Rats, a case of two cities", qui à mon avis rend mieux compte de l'intrinsèque du livre,
à son titre français
"Le très corruptible Mandarin".
Il s'agit d'une histoire de corruption dans la Chine du XXIème siècle, et plus précisément d'une enquête sur la mort d'un policier qui a participé à cette lutte.
Mais les deux titres rappellent
, chacun à leur manière, que la corruption est en Chine un état d'esprit quasi millénaire.
Le mot "rat" du titre anglais évoque une fable taoïste qui parle de corruption, racontée dans les premières pages.
"Dans une grange, des rats pensent que celle-ci leur appartient car les propriétaires semblent l'avoir abandonnée. Ils se gavent de blé et deviennent si gras qu'ils ne peuvent plus courir. Le propriétaire les tue alos facilement."
Bien sûr la parabole ne dit pas ce qu'il en a coûté au propriétaire sur sa récolte ! Mais nous avons un bel exemple des méthodes de lutte chinoise : on n'attaque pas de front.
Ainsi débute notre roman. Pas d'incipit addictif dès les premières lignes selon les techniques anglo-saxonnes.
Un crime certes, mais l'auteur semble très vite l'oublier pour vous inviter à visiter la société chinoise.
Cette visite est guidée par l'inspecteur Chen, héros récurrent de Qiu Xiaolong. Un personnage absolument extraordinaire comme on ne peut en rencontrer que dans un roman chinois.
Comme tous ses contemporains, l'inspecteur Chen n'a pas choisi son métier qui lui a été attribué par l'Etat, sans "aucune considération pour ses goûts personnels". Il est diplômé de littérature occidentale. L'inspecteur Chen est d'abord poète. Il publie régulièrement ses oeuvres dans des revues littéraires et se réfère, au cours de ses enquêtes, à la poésie traditionnelle qu'il cite en permanence. Sutout celle de l'époque de la dynastie Tang, âge d'or de la poésie.
Le texte est donc émaillé de poèmes courts car, faut-il le rappeler, ce sont les Chinois qui ont inventé cette forme de poème.
Mais aussi l'inspecteur Chen est un fin gourmet : avec lui vous dégustez les meilleurs plats des meilleurs restaurants de Shangai. Vous vous régalez.
Enfin l'inspecteur Chen est profondément confucéen, d'où une morale à toute épreuve qui lui permet de résister à toutes les tentations et d'être le meilleur inspecteur de Shangai.
Car bien sûr comme dans tout policier digne de ce nom, l'énigme policière est résolue.
09:50 Publié dans Âme chinoise | Lien permanent | Commentaires (4) |
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