samedi, 15 août 2009
Mes 15 août
Le 15 août est une fête qui m'est restée chère.
Quand j'étais enfant, ma grand-mère dont c'était la fête, m'invitait seule, sans mes frères et soeurs, et je me sentais très honorée. Après la grand-messe, très solennelle, où les paysans endimanchés chantaient à tue-tête le cantique "Chez nous soyez reine..."mon grand-oncle -qui lui, instituteur très laïc n'était pas allé à l'église- débouchait une bouteille de Roussette, car on ne buvait pas d'apéritif, que du vin blanc de Savoie. Roussette chez ma grand-mère, Crépy chez mes parents. Puis du Mercurey, le vin rouge préféré de ma grand-mère. Au dessert, toujours une tarte aux prunes, mirabelle ou reine-claude.
Des joies simples pour une vie simple.
08:27 Publié dans D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (8) |
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jeudi, 13 août 2009
Humeur du jour (2)
Bonne...
De la terrasse, j'entends chanter ma voisine dans son jardin. Nathalie, la nourrice des hérissons...
Elle chante ceci...
J'ai demandé à la lune
Et le soleil ne le sait pas
Je lui ai montré mes brûlures
Et la lune s'est moquée de moi
Et comme le ciel n'avait pas fière allure
Et que je ne guérissais pas
Je me suis dit quelle infortune
Et la lune s'est moquée de moi
J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude
De m?occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas
Je n'ai pas grand chose à te dire
Et pas grand chose pour te faire rire
Car j'imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir
J'ai demandé à la lune
Si tu voulais encore 'e moi
Elle m'a dit "j'ai pas l'habitude
De m?occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c'était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas
Apparemment Indochine a désactivé toutes ses vidéos musicales...
14:23 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (19) |
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Humeur du jour
Exaspérée.
Ce matin au courrier...maigre, le courrier en ce moment. La tradition des cartes postales ayant presque disparu... Au fait Louis-Paul que fait la poste pour que la carte postale redevienne "tendance" ?
Donc dans mon maigre courrier de ce matin, une enveloppe grise portant un sceau officiel et la mention "Attestation émanant d'un officier ministériel assermenté".
Pas le temps de faire une analyse de texte. Je pense immédiatement à l'avis me retirant un point pour mon dernier dépassement de vitesse : 76 km/heure pour 70, on n'est pas dans l'excès de vitesse. J'ouvre, résignée...
En fait une marque connue de vente par correspondance m'offrait, certifié par huissier de justice, un chèque de réduction à condition que j'achète pour dix fois plus !
J'ai été plus agacée par cette pub que je ne l'aurais été par l'annonce du retrait de point auquel je m'attends. Vérification faite, une minuscule mention au sommet de l'enveloppe portait le nom de l'entreprise de VPC.
J'ai laissé traîner le courrier...mon mari s'est laissé prendre à son tour.
Quand on aura vingt ans de plus ?
12:10 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (8) |
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mercredi, 12 août 2009
Été 2009
Je ne sais ce qu'il en est ailleurs mais l'été 2009 restera pour moi, en tout cas à Lyon, comme un été exceptionnel. Beaucoup de soleil, une chaleur modérée et des nuits fraïches. Le bonheur absolu. Les sinistres prophéties sur la non moins sinistre théorie des boulversements climatiques se trouvent ainsi mises à mal. Un été doux et paisible, je parle du temps bien sûr.
J'ai du coup repensé à ce poème de Leconte de Lisle que j'aimais beaucoup autrefois. Je le garderai en souvenir de cet été 2009.
Midi, roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d’argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L’air flamboie et brûle sans haleine ;
La terre est assoupie en sa robe de feu.
L’étendue est immense et les champs n’ont point d’ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.
Seuls, les grands blés mûris, tels qu’une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.
Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S’éveille, et va mourir à l’horizon poudreux.
Non loin, quelques bœufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu’ils n’achèvent jamais.
18:39 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (6) |
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Le chat de gouttière
Toujours occupée par les confitures-au passage j'ai testé la technique de la cuisson au boulé, intéressant- j'évite d'en parler car j'ai cru comprendre, de la part de certains, que j'étais soit collante soit écoeurante de confiserie.
Donc aujourd'hui, grâce à Antoine Forcès, je vous suggère de découvrir un des derniers chanteurs de rue, lyonnais malgré son nom breton, Jean-Marc Le Bihan. Antoine nous raconte de façon très émouvante comment il l'a rencontré et l'admiration qu'il porte à celui qui se surnomme lui-même "le chat de gouttière". Ce sera aussi l'occasion de découvrir le blogue littéraire d'Antoine, La Rose Rouge. Très beau nom pour un blogue.
09:46 Publié dans Passages vers... | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : chanson, lyon |
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lundi, 10 août 2009
Pour changer des confitures
J'ai reçu ce message de mon ami de Mauritanie, Mamadou bouyagui.
Je pensais qu'il allait me parler de l'attentat à l'ambassade de France à Nouackchott où nous avons eu l'occasion de nous rendre plusieurs fois ensemble.
Il se trouve par ailleurs qu'il était voisin et ami du président actuel qui a pris le pouvoir l'an dernier.
Mais non !
il m'a fait suivre ce message.
Je sais qu'il est très connu mais venant de Mauritanie il a pour moi un sens tout particulier.
Donc je vous demande votre indulgence si vous l'avez déjà lu.
Une belle histoire à partager
Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit : "Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ?" Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l'une d'entre elles et permit ainsi au saint homme de regarder à l'intérieur.
Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux. Le saint homme saliva d'envie. Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides. Elles avaient, toutes, l'air affamé. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche. Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances. Dieu lui dit : " Tu viens de voir l'enfer".
Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte. Dieu l'ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la précédente. Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui fit encore saliver le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées de cuillères aux longs manches. Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient en riant. Le saint homme dit à Dieu : "Je ne comprends pas ! " . "Eh bien, c'est simple", répondit Dieu à sa demande, "c'est juste une question d'habileté. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes. "
L'enfer est souvent sur terre !!!"....
Il est estimé que 93% des gens ne transféreront pas ce courriel.. Si vous faites partie des 7% qui le feront, transférez-le avec le titre "7%".
Je fais partie des 7% et, rappelle-toi que je partagerai toujours ma cuillère avec toi ( même une grosse louche, à l'occasion !!!)
La maison de Mamadou à Nouackchott où il a accueilli si souvent nos délégations.

Les dunes, je ne m'en suis jamais lassée

Enfants du désert.
Non, le terrorisme fanatique ne passera pas par eux.

Le pays des couleurs

Les bienfaisantes oasis.
Autrefois halte des caravanes.
Aujourd'hui elles accueillent les méharées.

Méharée que j'ai faite en 2005.
La relation entre le chamelier et le dromadaire est impressionnante.

Soirées où on n'a rien d'autre à faire qu'à regarder les étoiles...

16:14 Publié dans Mauritanie | Lien permanent | Commentaires (8) |
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