lundi, 23 avril 2012
Lendemain d'élection...
Grâce à un commentaire de Gil, j'ai redécouvert ce très beau poème chinois que je trouve émouvant. Il faut revenir à l'essentiel : la poésie !
Je réédite la note intégralement : dans les commentaires, celui de Gazelle qui est partie comme Yves...
amateurs de Haïku.
La poésie chinoise classique est également très riche en magnifiques textes courts.
Ainsi le "ci" classique qui était une poésie chantée par les courtisanes.
De Guan Daosheng, poétesse chinoise du XIII ème siècle, ce joli texte d'amour.

Toi et moi brûlons
l'un pour l'autre,
comme perdus dans le four du potier.
D'une poignée
de glaise, forme un toi,
forme un moi. Réduis-nous
de nouveau en glaise, ajoute
de l'eau, reforme
un toi, reforme un moi.
Afin que tu sois dans mon corps et moi dans le tien.
Comme de nombreux poètes, Guan Daosheng était également peintre et calligraphe.
Je retourne quelques jours au Havre mon mari ayant décidé d'y faire une tournée d'adieux. Profitez-en pour apprendre le poème par coeur, excellent pour les neurones.
23:30 Publié dans Âme chinoise | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : chine, poésie, littérature |
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