dimanche, 21 juin 2009
Comme le monde serait triste...
"Comme le monde serait triste sans l'odeur des confitures."
Georges Duhamel
à Cathy
car les confitures et nous deux c'est une longue histoire.
Histoire d'enfance bien sûr mais aussi histoire de notre rencontre.
"La confiture qui dégouline" des frères Jacques sur un blogue ami malheureusement devenu silencieux.
J'aime les confitures, les faire plus que les manger. Les pots alignés sur des étagères rassurent sans doute l'ancestral réflexe de fourmi satisfait par la vue des conserves qu'on fait soi-même.
"La réalisation des confitures maison relève d'un réflexe archaïque : constituer des réserves pour la mauvaise saison en évitant de perdre les fruits que le plein été a donné en abondance." Marie-Paule Bernardin
Et cette année les fruits sont excellents.
La confiture est encore une affaire de femmes. Je connais beaucoup d'hommes aimant cuisiner, quelques uns bons pâtissiers mais aucun "confiturier". Pourtant il paraît qu'il y viennent.
La confiture était autrefois essentiellement un dessert et c'est seulement depuis une période récente qu'elle est devenue cette douceur du petit matin qui vous fait oublier celle de la couette, durant ces terribles matins d'hiver. La perspective du bol de céréales à l'anglo-saxonne n'aurait certainement pas le même pouvoir pour me tirer hors du lit.
Dans un de mes livres de chevet,
certainement le plus intéressant et le plus complet concernant les confitures,
que je lis par plaisir plus que par nécessité,
Marie-Paule Bernardin écrit :
"La justification de cette tâche ne réside pas dans l'économie, de temps ou d'argent. C'est aujourd'hui moins une simple activité ménagère qu'une création artistique. Car peu de travaux domestiques procurent autant de satisfaction, et ce plaisir si particulier qui tient à on ne sait quoi : les fruits qui macèrent dans la cuisine, l'éclat de la bassine en cuivre, le parfum qui persiste longtemps dans la maison, la couleur des fruits dans la transparence des verres, la fierté d'offrir ses propres confitures..."
Et elle conclut
"Faire des confitures, c'est la fête, et toute l'année, pas seulement en été."
19:51 Publié dans D'une génération à l'autre | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : lyon, confiture |
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samedi, 20 juin 2009
Absentéisme n'est pas absence
à Laurence, réponse à un de ses commentaires.
Petit mea culpa : je visite moins vos blogues.
Vraiment indépendant de ma volonté. Mais je rattraperai mon retard, c'est promis.
Il y a d'abord eu le retour de l'Homme qui a interrompu le tissage de ma tapisserie blogueuse. Pas forcément désagréable mais, retour à l'ordre. On se met à table avec quelque chose dans l'assiette.
Puis c'est la saison des grandes transhumances qui a commencé. Lyon est une ville merveilleuse à vivre mais qui a cette fâcheuse position : entre Paris et la grande bleue (ou les Cévennes, peu importe !)
Depuis quelques semaines je sers de relais de poste, fais et défais des lits ! Sympathique sans doute. On me le dit : tu as de la visite. Oui, tant que je suis en capacité de tenir gargote, mais quand je radoterai dans mon fauteuil roulant les arrêts seront-ils aussi nombreux ? Que j'envie un certain qui profite de Lyon durant la saison des activités intéressantes et se retire dans sa campagne pour s'en reposer le reste du temps.
Il y a aussi les confitures... ce sera l'objet d'un autre billet.
Donc vous me savez confuse, tout rentrera dans l'ordre dans quelques semaines j'espère !
10:03 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : lyon |
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mardi, 16 juin 2009
Le poète et le rebelle
amicale complicité autour d'un modèle de sa jeunesse.
Retour sur René Depestre. Pourquoi ce poète est-il moins connu qu'Aimé Césaire ?
Serait-ce parce qu'il a consacré un certain nombre d'années de sa vie à la Révolution cubaine ?
René Depestre est parti à Cuba en 1959, invité par Che Guevara. Il y resté jusqu'en 1971, date à laquelle il s'est fait chasser par le régime castriste.


"Nous avons rêvé puis dérêvé, chanté, puis désenchanté. Espéré,et souvent désespéré. Amères sont les routes du reflux. Plus amer encore ce carrefour où se croisent les routes du reflux et les chemins de l'exil. Haïti n'est pas libre. René vit à Cuba."
Claude Roy


22:04 | Lien permanent | Commentaires (24) |
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