samedi, 16 mars 2013
Printemps des poètes...
La semaine du printemps des poètes consacrée au recueil de Pierre Autin-grenier "Les radis bleus" se termine... J'ai choisi de conclure avec un texte épicurien, qui ne reflète pas vraiment la tonalité de l'ensemble de l'ouvrage, laquelle est plutôt mélancolique, désabusée et nostalgique. Et c'est aussi un hommage à Lyon, la ville natale du poète.
"Aline, retour des commissions, ramène dans son cabas quelques merveilleuses cochonailles que je prendrai tantôt avec un pot de beaujolais.
- "Quand je vois des andouillettes à la vitrine du tripier, ou bien des pieds de cochon, je pense toujours à toi."
On gagne vraiment à être lyonnais !..."
Pierre Autin-grenier
Les radis bleus

07:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 15 mars 2013
Printemps des poètes...
Toujours nous sommes divisés entre ce qui foudroie et ce qui rassure. Aux mots usés que pourrait susurrer un mourant, trop souvent nous préférons le clinquant de la rhétorique. A la légèreté de la flûte, les tonnerres du tambour. Combien s'imaginent mélomanes parce qu'une mouche leur bourdonne dans l'oreille !
Tout l'effort du poème doit être d'approcher au plus près la prière des agonisants. Il n'est pour cela de meilleurs mots que les plus communs ; ce sont les plus tragiques aussi.
Pierre Autin-Grenier
Les radis bleus.
07:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 14 mars 2013
Le pape et le poète...
Hier très belle rencontre autour de notre poète Pierre Autin-Grenier. Une rencontre qui fera date sans doute. Au fond de l'église Saint-Bonaventure, à Lyon, un froid glacial traversait la porte devant laquelle nous étions installés... "Les radis bleus" étaient là pour réchauffer les coeurs... Le poète parlait et tout à coup sa voix fut couverte par un carillon de cloches enjoué et tonitruant... qui a duré ! Notre poète s'en trouva tout interloqué d'autant que ses admiratrices du premier rang se sont mises à chuchoter jusqu'à ce que l'une d'elle se décide à interrompre le poète : "il semble que nous ayons un nouveau pape".
Quelle que soit la magie de la poésie elle n'avait pu, à elle seule, déclencher le carillon.


19:13 Publié dans Au jour le jour, Chronique lyonnaise | Lien permanent | Commentaires (9) |
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Printemps des poètes...
Une pie s'envole, un enfant traverse une rue cartable au dos, l'arbre perd une feuille : le poète, toujours, a l'esprit en état d'alerte.
Parce que la poésie ce n'est pas inventer ; non, c'est trouver.
Dès lors, dans la Quincaillerie Générale de la littérature actuelle où tout se fabrique à l'esbroufe, nous n'avons plus notre place. Assis seul sur un bord de trottoir, les pieds dans l'eau, le poète joue avec des boîtes d'allumettes vides.
Mais existe-t-il seulement une urgence de l'inutile, quand seul le pire est permis ?
Pierre Autin-Grenier
Les radis bleus.

07:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 13 mars 2013
Les radis bleus...
Ils existeraient en vrai
en botanique...
et pas seulement dans le rêve d'un poète...

15:21 | Lien permanent | Commentaires (2) |
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Printemps des poètes...

Le temps qu'il faut pour faire une phrase ! S'imaginer capable d'en faire une chaque jour... Délire d'orgueil ! Folie de poète peut-être...
Ou plus vraisemblablement, attrait du vide ; volupté de l'échec pressenti comme certain.
Et qui prendrait avantage à la découverte de ton rien-du-tout quotidien ; à tes sentences raides autant que dérisoires portées d'un coin de chambre, pantoufles aux pîeds, sur l'univers entier et ses vertiges ? !...
Toute mon enfance se passa à la recherche de ce grand pot de confiture de radis bleus dont, pour m'humilier sans doute, on m'avait fait miroiter l'extrême douceur.
En somme je continue ma quête.
Pierre Autin-Grenier
Les radis bleus
07:27 | Lien permanent | Commentaires (2) |
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mardi, 12 mars 2013
Printemps des poètes...
Des tilleuls graves au feuillage à peine défroissé par les vents d'avril, certains soirs nous arrive doux et léger, l'écho rebondissant de nos dix-sept ans. Peinture de temps anciens, source d'une lumière secrète dont la blancheur vient accuser l'ombre du jour finissant.
Se peut-il que l'on ait tant marché en vain, que cette heure sonne si creux ; les forêts, les oiseaux, n'avaient donc nul besoin de nous ? Les fontaines jaillissantes jamais ne nous ont questionnés ? Et la vie mouvementée du monde -manèges et musiques !- ainsi s'est passée sur le seuil de la porte, sans que l'on en sache rien !
Alors survient bien vite l'heure cruelle et sans pitié qui nous trouve, dérisoires, tout occupés à éplucher dans la cuisine des échalotes en pleurant. L'oubli et l'inutile nous emportent.
Pierre Autin-Grenier
Les radis bleus
08:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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