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vendredi, 28 mars 2008

Les boudhas de l'avenir

Les boudhas de l'avenir, c'est ainsi que j'avais surnommé ces jeunes Tibétains rencontrés au cours de mon voyage en mars 2007 : il y a juste un an.

 

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Leurs grands-parents étaient esclaves sous l'ancien régime, ils représentent une nouvelle génération et sont aussi bien attachés à leur culture traditionnelle  qu'à la modernité. Ils parlent tibétain, mandarin et anglais. Travaillant dans le tourisme, ils font vivre leurs familles. La saison touristique devait commencer et le bouclage de Lhassa peut être catastrophique pour eux. Je ne sais d'où sont venues les manifestations mais ils n'y ont certainement pas participé. Les moines qui vivent des offrandes des pélerins s'en sortiront mieux.

 618963608.JPG Cet hôtel typiquement  tibétain, charmant mais peu confortable, n'était fréquenté que par des Occidentaux. Les Han et autres asiatiques préfèrent les hôtels modernes avec ascenseur. A 4000 mètres d'altitude monter dans les étages, c'est dur. Et le beurre de yack au petit déjeuner, ce n'est pas évident pour tout le monde. Là aussi du personnel tibétain qui doit se retrouver sans travail. Je pense à eux et qu'il aurait mieux valu que la lutte des droits de l'homme se porte ailleurs. Dans quelques mois on les aura oubliés et eux auront peut-être du mal à nourrir leurs familles.

 

 

 

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 Le petit  garçon de la photo est parrainé par l'association à laquelle j'appartiens.

 Pour en savoir plus :

http://www.dailymotion.com/video/x4skcs_crise-au-tibet-p-...

jeudi, 27 mars 2008

Le cocu qui assume...mal

484514487.jpgLe dernier roman biographique de Jean Teulé ne me paraît pas tout à fait à la hauteur des précédents : Rimbaud, Verlaine et Villon. Mais il met en scène un personnage intéressant, le marquis de Montespan, mari de la favorite de Louis XIV. Après mademoiselle de La Vallière et avant madame de Maintenon qui l'a rendu bigot en fin de vie. Vingt-cinq ans de règne pour la Montespan, pas mal. C'est une très belle jeune femme, la plus belle, quand le roi la rencontre avec une langue de vipère qui lui permettra de dominer la Cour. Le mari est un gascon...très gascon. Droit, honnête, rustique, l'opposé du courtisan. Surtout très, très amoureux de sa femme, à la folie. Quans sa femme s'installe dans le lit du roi, tout le monde félicite de Montespan pour sa chance car c'est la fortune assurée, les plus grands honneurs lui sont promis.  Mais le Gascon a le mauvais goût d'être trop amoureux et va  commettre  les pires excentricités. Dans un premier temps c'est la prison puis la condamnation à l'exil dans son château délabré du Sud-Ouest. Ainsi traverse-t-il la France dans un carrosse noir, drapé de voiles de deuil, surmonté d'immenses cornes de cerf. Puis une cérémonie d'enterrement avec messe de Requiem, cercueil (vide) et tombe pour ensevelir son amour. Ainsi pendant vingt-cinq ans, Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, lutte sans  relâche contre celui qui était à l'époque l'homme le plus puissant de la planète.

" ça fait quand même chier de devoir tout payer avec des pièces à l'effigie de l'amant de sa femme. Surtout qu'il est moche ce nain sale.* Mais qu'est-ce qu'elle lui trouve ?"

Il y laisse tous ses biens, il y laisse la vie.

 * Louis XIV, c'est connu, prenait un bain une fois par an et portait des talons.

mardi, 25 mars 2008

Crève-coeur

Aujourd'hui je vais être obligée de supprimer le lien d'un blogue ami.

C'est un crève-coeur car c'est celui d'un poète, le seul blogue de poésie que je fréquentais car différent de tous ceux que j'ai pu rencontrer jusqu'à ce jour.

Un poète loin de la mièvrerie comme de l'écriture dite automatique ou apparentée. 

Une poésie travaillée, musicale et fluide, sans métaphores vides et inutiles.

Hommage à Aliscan qui s'en va.

J'aimais aussi sa thématique sur le temps, sa sensibilité à l'enfance

-dans ce domaine heureusement il nous reste Bruno-

la sobriété et l'élégance de sa présentation.

Je le regrette, mais je comprends le sentiment d'usure et de lassitude.

Le départ d'Aliscan pour moi renouvelle cette question :

pourquoi bloguons-nous ? 

Pour qui ?

Et pourquoi cessons-nous de le faire ?