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mercredi, 13 février 2008

Pour ceux qui n'ont pas aimé "renoncement"

J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.

Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent.

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris.

J'ai plus en tête la voix de Montand mais rendons à César.
Pour moi Syracuse c'est fait, il me reste l'île de Pâques.
Les jardins de Babylone ce sera dans les livres
Le Fuji-Yama c'est trop haut
il me reste
à
"M'enivrer du vin de palme
En écoutant chanter le vent."

lundi, 11 février 2008

Renoncement

Les listes fleurissent sur les blogues, alors pourquoi pas.
Occasion de faire le point ou petite réflexion après une ou deux journées alitée.
Pour moi ce sera ma liste de renoncements, des plus petits aux plus sérieux.
Question d'âge sans doute.
C'est vrai que cette année j'aime dire que j'appartiens à la génération de 68, mais autant j'en assume l'héritage, autant je mesure que notre génération, qui a pu ressentir des sensations de toute puissance, peut être celle qui aura du mal à lâcher prise.
Voilà pourquoi ma liste aujourd'hui sera celle des lâcher-prise.

-1 Je ne porterai plus de mini-jupe et j'ai jeté ma dernière jupe en taille 38, je ne rentrerai plus jamais dedans.
-2 Je ne changerai plus de métier puisque je ne "travaillerai" plus. fantasme récurrent pourtant : m'imaginer que je pourrais avoir une autre expérience professionnelle. A l'âge de 40 ans, j'avais même fait un bilan de compétences pour m'entendre dire que j'étais faite pour ce boulot d'enseignante.
-3 Je n'apprendrai pas à piloter un avion. Autre fantasme récurrent depuis l'enfance où je rêvais de devenir Maryse Bastié. Il est revenu, le fantasme, quand un ami a réussi son diplôme de moniteur pour enseigner le pilotage... Mais j'ai compris que je n'avais pas envie d'investir tant d'heures, aussi bien pour le copain en activité que pour moi. Je me contenterai des quelques souvenirs de parachutiste avec une maigre initiation il y a plus de vingt ans.
-4 Je ne serai pas non plus la mère idéale que j'avais rêvé d'être et que j'étais sûre de devenir, mais une mère qui a fait des erreurs et connu des échecs.
-5 Je ne crois plus qu'on peut changer le monde, en tout cas sûrement pas moi.

vendredi, 08 février 2008

Absente

Cette fois ce n'est pas une panne informatique mais une vraie grippe.
Et comme je ne veux pas transmettre mes microbes, même virtuels...
J'espère que ça ira mieux le semaine prochaine.

mardi, 05 février 2008

Oubli

Je l'avais oublié dans mon inventaire de 2008.
Je n'en suis pas fière.
Il a 200 ans cette année, le plus célèbre des gones.


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dimanche, 03 février 2008

Discussion entre voisins

On pourrait croire que la question du logement social est une question qui nous dépasse.
C'est ce que j'ai lu en commentaire de ma dernière note.
Et pourtant !
J'habite le 5ème arrondissement de Lyon, sur la colline de Fourvière, un quartier qui pratique une réelle mixité sociale.
Mon lotissement a été construit après-guerre par l'association des Castors. Les terrains étaient bon marchés, achetés collectivement par l'association. Ensuite, à part la maçonnerie, les maisons ont été construites par les propriétaires eux-mêmes qui s'entraidaient, chacun en fonction de ses compétences.
Mon beau-père était le comptable.
Récemment, j'ai bavardé avec un voisin à propos du déménagement de l'hôpital Debrousse, proche de chez nous, hôpital pour enfants, actuellement situé au bord de la colline, avec une superbe vue sur Lyon. Sa reconversion fait couler beaucoup d'encre. D'après la presse, un hôtel 4 étoiles est prévu mais aussi des logements.
Mon voisin est inquiet : "vous vous rendez compte, on parle de logements sociaux... Mais qui vont-ils nous mettre ?"
Je ne sais encore ce qu'il en sera de ces fameux logements mais il me semble qu'il y a urgence que les mentalités changent.
Lyon est une ville humaniste,
un homme a repris le flambeau.

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Bernard Devert, fondateur d'Habitat et Humanisme.

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Ancien promoteur immobilier, devenu prêtre tardivement, Bernard Devert consacre son existence à loger des gens sans le sou. Il fait le pari de la mixité sociale. Habitat et Humanisme achète, pour ces familles, des logements dans les beaux quartiers ou rénove des anciens immeubles. Ces locataires, tous en difficulté, sont accompagnés par des bénévoles qui facilitent leur intégration dans leur nouvel environnement. L'association a logé 7000 familles en vingt ans : bien sûr, c'est une goutte d'eau mais ça ouvre une voie.

D'ailleurs l'association a essaimé dans de nombreuses villes de France.