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jeudi, 27 février 2014

Printemps

printemps-couv.jpgJ'ai la chance d'habiter à côté de l'ENSATT qui a quitté la rue Blanche à Paris pour s'installer à Lyon. J'essaie de ne pas manquer les spectacles proposés chaque année par les étudiants. Actuellement une pièce très intéressante, écrite par Carole Thibaut, est donnée par la promotion Vaclav Havel, pièce écrite spécialement pour eux.Texte très actuel qui met en scène un groupe de jeunes gens, dans une petite ville de France qui se connaissent depuis l'école primaire.  Cité en pleine déliquescence, "glissement" dit l'auteur. Il s'agit pourtant de choisir sa vie et ses amours. La pièce commence avec la profession de foi d'une jeune fille : "Je suis libre. Je peux faire ce que je veux. "Mais toute la pièce montre le contraire, le conditionnement social, les histoires lourdes, les préjugés. Regard très lucide mais très pessimiste en particulier sur l'amour impossible... "Il manque l'espérance" disait une spectatrice  en sortant. Beaucoup de fraîcheur  dans l'interprétation des apprentis comédiens même si c'est encore un peu scolaire... Mise en scène impressionnante : on ne fait pas dans le minimalisme à l'ENSATT et on peut se demander si les étudiants, comédiens et techniciens, retrouveront un jour dans leur vie professionnelle de telles possibilités de réalisation.

Mais quel bonheur d'assister à une démonstration de passion pour le théâtre.

 

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La promotion Vaclav Havel

 

mercredi, 08 janvier 2014

Le Cap Vert

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Le Cap Vert est un ensemble de plusieurs îles : nous étions sur celle de Sao Vincente… L'île de Césaria Evora dont la ville principale Mindello, est la seconde du Cap Vert… L'aéroport porte le nom de la Diva aux pieds nus, comme on l'appelait.

J'ai été assez étonnée par ma découverte de cette île : bien que située près du Sénégal elle est fort peu africaine et m'a fait plutôt penser à Cuba, avec les maisons de couleur de type coloniale. Pour le reste le paysage montagneux est très aride.

La population est particulièrement accueillante tout en étant réservée et discrète, pas du tout exubérante. Le  niveau d'instruction est  supérieur à celui des pays africains. Et ô merveille le français est beaucoup parlé, même dans la rue...

 

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Césaria Evora a popularisé "la morna", musique capverdienne très nostalgique. La chanson la plus connue est "Sodade".


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La maison de Césaria Evora à Mindello

mercredi, 01 janvier 2014

Bonne année 2014

Dimanche 1er janvier

Jour de l'an

Est-ce bien la brise légère qui fait trembler l'eau du lac, ou n'est-ce pas plutôt la vieille coque du voilier bleu, engravée du côté des ajoncs ? Cette soudaine éclaircie dans le sombre du jour, la doit-on au soleil qui perce le silence ou à l'arbre nu dont les branches mortes un instant s'écartent, pour discrètement faire place à un pays plus lumineux ? Et les cailloux blancs, sur le bord du chemin, qu'attendent-ils si patiemment qui ne soit fervente promesse de lointains voyages ?

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C'est à force de mépris pour toutes ces choses insignifiantes d'apparences que nous sombrons dans la folie de l'immédiatement efficace. Vivre requiert alors des tempêtes évidentes, des canicules féroces et des routes sans cailloux, vite tracées à travers plaines et montagnes. Au reste nous n'accordons un seul regard, pressés de l'inscrire au calendrier du temps perdu.

C'est à force de mépris que toutes  ces choses insignifiantes d'apparences que nous sombrons dans la folie de l'immédiatement efficace. Vivre requiert alors des tempêtes évidentes, des canicules féroces et des routes sans cailloux, vite tracées à travers plaines et montagnes. Au reste nous n'accordons un seul regard, pressés de l'inscrire au calendrier du temps perdu.

Au coeur de quelques-uns seulement, l'impérieuse nécessités des choses inutiles d'elle-même s'impose. Ils veillent ; soupèsent l'impondérable et protègent l'éphémère. Ils savent trop, au fond de leur désespoir tranquille, comment s'écroulerait soudainement le monde une fois supprimé tout ce qui ne sert à rien.

Pierre Autin-Grenier

 "Les Radis bleus" 

 

À l'ami PAG

plus particulièrement cette année

je souhaite Joie, Santé et Sérénité.

Avec toute la fidélité de mon amitié.

Mais aussi bonne année à tous...

samedi, 28 décembre 2013

Repos et rando...

Quelques jours, une semaine, au soleil au Cap-Vert, qu'il ne faut pas confondre avec Presqu'Île du Cap-vert. La presqu’île du Cap-Vert (appelée plus simplement le cap Vert à l'origine) est une presqu'île située dans l'océan Atlantique.

 

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Le Cap-Vert, officiellement la République de Cabo Verde2 (en portugais Cabo Verde et República de Cabo Verde), est un pays insulaire de l'océan Atlantique au large de l'AfriqueColonie portugaise à partir de 1456 (arrivée des premiers colons sur l'archipel alors inhabité), le pays accéda à l'indépendance en 1975. Il tire son nom du cap Vert. Le pays fait partie de la CEDEAO.

 

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Une semaine pour farnienter, bouquiner, marcher, dormir, rêver et refaire le monde car nous partons avec de vieux amis...

 

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dimanche, 16 juin 2013

Le Beaujolais vert

 

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Le Beaujolais ? C'est une région de vins... Célèbre dans le monde entier grâce au phénomène médiatique du Beaujolais nouveau.  Et pourtant il existe toute une partie de la région, moins connue, recouverte de forêts... C'est le Haut-Beaujolais ou Beaujolais vert... J'ai eu l'occasion de le découvrir récemment. On est en moyenne montagne, à 700 mètres d'altitude.

Les rhododendrons étaient en fleurs...

 

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lundi, 18 mars 2013

Chavez, le pape et le curé...

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Film Elefante Blanco


Pour Vincent

ami haïtien

qui a de bonnes raisons de savoir pourquoi l'Amérique Latine a aimé Chavez...

th-1.jpegCe dimanche dernier  j'ai eu l'opportunité de rencontrer un prêtre ayant vécu 36 ans en Argentine et avec lequel j'ai eu un échange très intéressant.

Il a connu le nouveau pape comme évêque de Buenos Aires et  porte sur lui un avis mitigé.

Oui, il y a des zones d'ombre sur la façon dont il n'aurait pas défendu les prêtres assassinés par la junte au pouvoir.

Mais pour ce prêtre, qui par son âge et ses idées a dû être proche des théologiens de la Libération,

il  faut lui donner une chance : l'essentiel n'est pas son passé mais ce qu'il va faire aujourd'hui.

En revanche il m'a développé un vibrant hommage sur  Chavez. Allant jusqu'à le comparer à Moïse ! car pour lui, Chavez, comme le grand prophète, a pris soin de son peuple. Dansle  bilan de feu les président vénézuélien, la lutte contre l'illettrisme et l'amélioration de la santé.

Le monde à l'envers... Chavez défendu par un curé.

Vous trouverez peut-être ce propos farfelu...

Pourtant il est confirmé par un  article que j'ai lu dans "Courrier International", signé Eduardo Febbro.

"Que vont-ils faire maintenant que leur grand adversaire a passé l'arme à gauche ? L'Occident a perdu un ennemi sans égal qui, au cours des années passées à la tête du Venezuela, a mis à nu toutes les hypocrisies qui permettent aux démocraties occidentales d'asseoir leur légitimité. Diabolisé par la presse, ridiculisé jusqu'à tourner en ridicule ceux qui se moquaient de lui, Hugo Chavez était le miroir inversé à partir duquel les âmes bien-pensantes des pays occidentaux construisaient leur propre image de démocrates honnêtes.

(...)

Pour les moralistes de l'Ouest, Hugo Chavez incarnait le profil parfait du "nouveau despote américain". Cet homme représentait tout le mal qu'ils pensaient de l'hémisphère Sud : il était la preuve formelle de "leur  supériorité".

(...)

Maintenant il y a un ennemi de moins. La mort a emporté un chef d'État controversé, dont le verbe implacable mettait en évidence les contradictions moralistes de ceux qui gouvernent le monde selon leurs modèles. Faute de coups d'Etat et de despotes aussi meurtriers qu'extravagants, Hugo Chavez occupait l'espace imaginaire grâce auquel l'Occident s'estimait supérieur et méprisait quasiment tout le reste de la planète."

Pour ma part j'ai souvent dit mon exaspération des leçons de démocratie que nous donnons au monde entier sous couvert de Droits de l'homme. En oubliant souvent que le premier des Droits de l'Homme est de manger à sa faim...

th.jpegEt pour rejoindre cette actualité, je vous recommande  ce très beau film de  Pablo Trapero, jeune  réalisateur argentin. Deux prêtres, un argentin et un Européen, l'excellent Jérémie Renier, dans un bidonville de Buenos Aires.

lundi, 25 février 2013

Quand le cinéma américain revient sur son Histoire

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J'ai vu hier soir seulement, juste avant la cérémonie des Oscars, le Django unchained de Tarantino. J'aime beaucoup ce réalisateur et je n'ai pas été déçue.

Du vrai cinéma ! Rythme, action, images sublimes. C'est mon impression générale  à la sortie de cette superbe  parodie du western dit spaghetti.

Mais ce film est beaucoup plus que ça. Le film historique convient à Tarantino. J'avais beaucoup aimé Inglorious Basterds dont l'action se situait à Paris pendant l'occupation nazie... malgré un dénouement fort peu conforme à l'Histoire.

Avec Django unchained, nous approchons la réalité de l'esclavage. Une réalité crue, brutale, cruelle. L'esclavage, ce n'est pas "Autant en emporte le vent", saga romanesque qui le rendait acceptable avec ces braves noirs faisant partie de la famille... La pire violence de l'esclavage, nous la découvrons avec Tarantino : c'est la lutte  qu'il a provoquée entre les noirs eux-mêmes. Les scènes les plus insoutenables s'y rapportent. Un vrai choc, et pour moi une véritable découverte.

 

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Il est particulièrement intéressant de rapprocher ce film du Lincoln de Spielberg, aussi austère que le Django est éblouissant. Austère mais passionnant, un vrai cours d'Histoire. Les deux films dénoncent  l'esclavage. Tarantino en montre la cruauté en situant son récit deux ans avant la guerre de Sécession. Le film de  Spielberg se rapporte exclusivement au vote de l'amendement de la Constitution américaine pour le supprimer.  C'est technique, didactique et très instructif. On est tenu en haleine par les difficultés que Lincoln rencontre jusque dans son propre camp. Ruses, compromissions sont mises en place sans état d'âme par ce chef d'état visionnaire pour obtenir ces fameux deux tiers des voix.

Comme le cinéma américain me plaît avec des films d'une telle envergure...

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