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jeudi, 19 mars 2015

Il est mort le poète

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Bernard Lacroix que j'ai souvent cité sur ce blogue est décédé hier. Pendant le printemps des poètes. Il était poète mais pas seulement. Il avait constitué un musée exceptionnel, mémoire de notre région.  La collection Lacroix, acquise par le Département de la Haute-Savoie en 2001, représente l’un des plus importants témoignages de la vie quotidienne et artisanale des habitants de l’arc alpin.

Elle comprend plus de 17000 objets, tous réunis par Bernard Lacroix tout au long de sa vie. Collectionneur donc, mais aussi poète, artiste peintre et sculpteur, il a passé la majeure partie de sa vie à Fessy, dans le Chablais.

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Mais ce sont les mots du poète que je retiens aujourd'hui.

 

"Le poète

C'est celui qui rit pour ceux qui ne rient pas,

Qui pleure pour ceux qui ne pleurent pas.

 

Le poète

C'est celui qui porte la joie

Et la croix des autres..."

 

dimanche, 25 mai 2014

Une belle palme

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Cannes 2014 : le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan, Palme d'or pour « Winter Sleep »

Je suis pour ma part enchantée, sans avoir vu le film,  qui a été apprécié par Dominique Boy-Mottard une habituée du festival, que le jury ait trouvé cette année d'autres critères de récompense que ceux de l'actualité sociale et politique. Je n'en attendais pas moins d'une grande réalisatrice comme Jane Campion. J'ai entendu l'éloge d'un grand film littéraire... Un film long certes, et pas du tout grand public : c'est heureux que ce genre de film soit soutenu.

vendredi, 23 mai 2014

Il est toujours là

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Hier, à Saint-Bonaventure à Lyon, messe à la mémoire de Pierre Autin-Grenier en présence d'Aline, son épouse et de ses anciens et fidèles amis lyonnais. PAG nous avait accordé en 2013, à l'occasion du printemps des poètes, une très belle rencontre dans ce sanctuaire...

vendredi, 18 avril 2014

Né un vendredi saint

Il est parti le jardinier des "Radis bleus" :  Pierre Autin-Grenier, dont j'ai souvent parlé sur ce blogue et dont je reparlerai encore, est décédé. Il était né un 4 avril mais, cette année-là, ce n'était pas le jour de la Saint-Isidore mais le vendredi-saint, jour de la Passion. Ce n'est pas un simple hasard : sa vie a débuté dans la souffrance, celle de l'abandon toujours évoquée  sous forme allusive dans la réalité mais très présente  dans ses textes.

"lundi 4 avril

Saint Isidore

Né ce même jour, de nombreuses années déjà, complètement nu de tout et de suite de trop, je n'ai eu de cesse depuis que de trouver la sortie"

Est-il parvenu à consoler cet enfant qui continuait de souffrir en lui ? Cela restera son mystère.

"L'enfant en flammes qui s'avançait en boitillant, les pieds serrés dans ses souliers en fil de fer et le front bas, nous l'avons recueilli et lui avons prodigué aussitôt la bienveillance dont on gratifie d'ordinaire les chiens qui vont mourir et qui vous lèchent les mains. Nous l'avons reconnu à son habit de bagnard, à ses yeux délavés par d'innombrables orages, aussi aux traces de coups près du coeur."

Pierre Autin-Grenier, le poète des "petits riens" et de l'inutile comme on l'a beaucoup dit, dont la prose ciselée pouvait être mordante dans l' autodérision mais aussi poétique voire lyrique. 

Il se consolait -et nous consolait- du tragique de l'existence en dégustant les plaisirs du quotidien mais dans le fond il n'était pas dupe et la mort ne l'a jamais complètement perdu de vue.

 

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Pierre Autin-Grenier

par Ronan Barrot

 

samedi, 12 avril 2014

Adieu Pierre

L'ami poète, Pierre Autin Grenier dont j'ai souvent parlé sur ce blogue est décédé ce samedi 12 avril. Je suis encore dans l'émotion même si cette mort était prévisible. Je lui consacrerai donc une note plus tard...

"Mourir ne dure jamais très longtemps, vivre, guère plus.(...) 

On mène ainsi une vie à grands coups de galoches, ignorant des heures les plus précieuses minutes et que trahir s'avance au moindre souffle des vents. Jeunesse dure, mon amour, l'instant d'un incendie de poubelles ! 

On se retrouvera bientôt ventru à jouer au billard sous les lumières blafardes d'un bistrot de banlieue, avec pour habitude l'aube et ses poivrots apeurés. Chaque matin la mer te prendra dans ses bras avec ses nouveaux vertiges ; il me faudra cesser de fumer...

Enfin un jour tout tremble, la vie elle-même s'inquiète et pour un rien on prendrait froid aux pieds. A petits gestes froissés on court encore vers quelque chose bien sûr, mais déjà les oiseaux dans les arbres et leurs plumes vous laissent indifférents. La mémoire rend méconnaissables les anciens secrets, on meurt de son vivant. Alors vient un soir formidable où l'on s'endort, du sang plein les yeux.

Et pourtant : jamais sais-tu, personne de ceux que j'ai aimés n'est mort."

Jours anciens

2003

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vendredi, 21 mars 2014

Printemps des poètes...

 

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17 mars 2014

Monts du Lyonnais

Photo de Roso

 

 

Aujourd'hui

deux amis,

poètes 

chacun à leur manière

à l'honneur sur le portail de Hautetfort

Louis-Paul

et

Aliscan

 Mais n'oublions pas les Anciens

les grands Anciens

Qui nous ont montré la voie.

 

Printemps


Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo, Toute la lyre

 

jeudi, 27 février 2014

Printemps

printemps-couv.jpgJ'ai la chance d'habiter à côté de l'ENSATT qui a quitté la rue Blanche à Paris pour s'installer à Lyon. J'essaie de ne pas manquer les spectacles proposés chaque année par les étudiants. Actuellement une pièce très intéressante, écrite par Carole Thibaut, est donnée par la promotion Vaclav Havel, pièce écrite spécialement pour eux.Texte très actuel qui met en scène un groupe de jeunes gens, dans une petite ville de France qui se connaissent depuis l'école primaire.  Cité en pleine déliquescence, "glissement" dit l'auteur. Il s'agit pourtant de choisir sa vie et ses amours. La pièce commence avec la profession de foi d'une jeune fille : "Je suis libre. Je peux faire ce que je veux. "Mais toute la pièce montre le contraire, le conditionnement social, les histoires lourdes, les préjugés. Regard très lucide mais très pessimiste en particulier sur l'amour impossible... "Il manque l'espérance" disait une spectatrice  en sortant. Beaucoup de fraîcheur  dans l'interprétation des apprentis comédiens même si c'est encore un peu scolaire... Mise en scène impressionnante : on ne fait pas dans le minimalisme à l'ENSATT et on peut se demander si les étudiants, comédiens et techniciens, retrouveront un jour dans leur vie professionnelle de telles possibilités de réalisation.

Mais quel bonheur d'assister à une démonstration de passion pour le théâtre.

 

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La promotion Vaclav Havel