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mercredi, 15 avril 2015

Pour Alsa

Alsa est à nouveau hospitalisé pour une opération difficile.

Je publie ce très beau texte qu'il avait écrit sur son blogue à l'occasion d'une expérience précédente.

Je pense à lui.

Un peu de moi, venu d’ailleurs !

 

Il est 5 heures, le veilleur de nuit vient de repasser pour vider l’urinoir, j’ai fais comme si je dormais, il est très bien cet homme, en plus il rince le réservoir.

Dommage pour la chasse d’eau, la sonorité de cette fuite d’eau dans les toilettes est infernale, cela dure depuis 3 semaines que je mendie une réparation. Je ne vais pas sonner !

Je ne veux pas que l’on ferme les volets, je veux habiter avec le ciel, les avions, les planeurs, la pluie, la neige, le brouillard, le vent…Nous sommes ensemble 24 heures sur 24.

De mon lit je contemple au-dehors, il est 7 heures, une aide-soignante (As) ou une nouvelle stagiaire infirmière viennent me réveiller, je les salue et leur reparle de la chasse d’eau, les deux oublient…

Sept heures 20, elles sont à deux pour la toilette, elles sont gentilles et charmantes, allongé je tente de maîtriser les manœuvres, l’une des deux demoiselles [ou dames] pose une bassine d’eau tiède sur la tablette et elles partent, je voudrais bien me brosser les dents, mais aujourd’hui comme souvent, pas de verre d’eau pour rincer la bouche.

Je me mouille le visage avec le gant de toilette et tout l’avant de mon corps jusqu’au bas ventre ; j’utilise tout de même le dentifrice, je rince avec de l’eau d’Evian, je tente de recracher l’eau dans le récipient, sans réussite.

Je reste dénudé et j’attends un certain temps, après une vingtaine de minutes, les filles arrivent, me lavent le dos, les fesses et les pieds avec l’eau, de la cuvette, qui était froide. Je te frotte, je te sèche, je « t’habille » et bonne journée, il est 7 heures 50, je suis toujours dans le lit étendu, les filles sont agréables, sympathiques, mais elles sont pressées d’autres malades, je ne suis pas le seul.

Dehors le jour s’est levé, il fera beau, le ciel est d’un bleu pur et naturel, vers 8 heures, le plateau du petit déjeuner remplace le bassin de la toilette, pour la nourriture c’est l’instant favoris, en accord avec la belle diététicienne je reçois deux petits pains, confiture, beurre, un thé à la menthe [ou citron] et deux jus de raisin.

Je sirote le nectar frais et sucré en prenant mes médicaments [entre 8 et 10 pilules], je veux me débrouiller seul, je refuse toute aide pour manger car je veux profiter de ces moments et prendre mon thé à ma vitesse, avec mes moyens.

Avec peine je pivote vers le côté gauche en m’agrippant à la barrière du lit [côté fenêtre], j’ouvre la petite plaquette de beurre avec la main droite, je bloque le petit pain avec la gauche, avec la première main je saisie le couteau et coupe le pain en deux ; puis je sépare le beurre en deux [avec les doigts], pour chaque moitié de petit pain, j’ouvre la barquette de confiture, je tente un nouveau partage avec l’habileté de l’expérience.

Et je prends mon petit déjeuner, allongé sur ma couche, telle une méridienne, avec vue vers l’horizon bleu, vert et cette boule jaune rouge, oui je suis orienté à l’est, le matin c’est beau, l’été [surtout durant une canicule] c’est une exposition fabuleuse.

Je suis accompagné par la télévision, de belles chansons pour une émission destinée aux jeunes, genre, suite du « Morning live » sur la six, j’ai la patience de garder la télé allumé si je ne suis pas obligé de me concentrer, j’aime aussi chanter toutes ces variétés des 40 dernières années. A 9 heures lorsque l’émission est terminée je mets une chaîne suisse avec de la musique folklorique avec des images de montagnes. Je peux m’échapper…

Au programme de la matinée, le personnel de nettoyage viendra « aseptiser » cette belle pièce jaune du mur au plafond, des As tirerons les draps et remplacerons l’alèze [à ma demande, chaque jour une seconde alèze m’est remis, elle reste pliée, je l’utilise pour me couvrir, me cacherme procurer du frais l’été, du chaud l’hiver, de coussin…Cela m’évite aussi d’utiliser la sonnette], dans le schéma classique, si mes kinésithérapeutes ne sont pas en vacances, j’ai « quartier libre »jusqu’au déjeuner, vers 11h45.

Avec des projets et de l’inspiration, dans un espace de moins de deux m², attitude horizontale, tu t’occupes.

 

 

 

dimanche, 05 avril 2015

Pâques

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Belle fête de Pâques à tous

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empéchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par euxà la fraction du pain. 

 

jeudi, 19 mars 2015

Il est mort le poète

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Bernard Lacroix que j'ai souvent cité sur ce blogue est décédé hier. Pendant le printemps des poètes. Il était poète mais pas seulement. Il avait constitué un musée exceptionnel, mémoire de notre région.  La collection Lacroix, acquise par le Département de la Haute-Savoie en 2001, représente l’un des plus importants témoignages de la vie quotidienne et artisanale des habitants de l’arc alpin.

Elle comprend plus de 17000 objets, tous réunis par Bernard Lacroix tout au long de sa vie. Collectionneur donc, mais aussi poète, artiste peintre et sculpteur, il a passé la majeure partie de sa vie à Fessy, dans le Chablais.

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Mais ce sont les mots du poète que je retiens aujourd'hui.

 

"Le poète

C'est celui qui rit pour ceux qui ne rient pas,

Qui pleure pour ceux qui ne pleurent pas.

 

Le poète

C'est celui qui porte la joie

Et la croix des autres..."

 

dimanche, 22 février 2015

Timbuktu

 

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 Maison de Oualata

Timbuktu : rarement film aura autant mérité les récompenses qu'il a obtenues  au jury des Césars. Il faut dire qu'il n'y avait pas une grande concurrence en ce qui concerne le cinéma français de qualité. Je voudrais juste signaler qu'au festival de Cannes, la seule récompense qui l'avait récompensé a été   le Prix oecuménique, prix décerné par les médias chrétiens de toutes obédiences. Ce jury avait  fait preuve d'une grande clairvoyance.

Timbuktu a été  tourné en partie à Oualata, ville du nord de la Mauritanie que je connais bien. Avec Cinguetti et Ouadane, la ville est classée au patrimoine de l'UNESCO. Très belle ville en train de mourir : elle risque d'être engloutie par le sable et les habitants l'ont quittée faute d'activité économique.

Regardez la bande annonce qui reflète bien le film.

Film magnifique. Contrairement aux journaux télévisés ou documentaires consacrés à ce sujet -la dictature  terroriste au Mali- le film en fait ressortir les failles : l'amour d'une famille libre malgré la peur, la résistance des habitants, la parole d'un vieil imam, mais aussi la faiblesse des terroristes qui transgressent en cachette leurs propres lois.

Les images du film sont d'une beauté à couper le souffle… et m'ont donné la nostalgie de ces paysages que j'ai bien connus.

Toutefois j'ai conscience aujourd'hui que, il y a déjà dix ans, des tensions existaient entre les habitants.

En particulier la rivalité entre les éleveurs et les agriculteurs. Cette opposition on la retrouve dans le film entre un éleveur et un pêcheur. L'instrumentalisation de ces rivalités et jalousies  peut permettre  aux  extrémistes de tenter d'imposer leur loi mais ce n'est pas bien sûr la seule cause des troubles que ces pays endurent.

 

 

vendredi, 13 février 2015

De Tino Rossi à Violetta

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J'ai dix ans.

Je termine l'école primaire dans ma petite école de campagne.

Événement familial pour ma soeur et moi : notre cousine la plus proche se marie en région parisienne. Ce sont nos grands-parents qui sont chargés de nous conduire en train à cette fête. On a même droit au wagon-restaurant au cours du voyage : je me souviens encore d'une nappe blanche et d'un repas qui m'avait paru délicieux. Chez les cousins tout nous éblouit, ma soeur et moi, mais on se moque de notre accent.

Heureusement pour la cérémonie nos robes de cortège sont aussi jolies  que celles des autres petites filles et nos complexes s'envolent.

J'ai encore l'image de ma cousine, très belle, de son mari, très beau, dansant magnifiquement ensemble. 

Cette noce fastueuse -malgré le divorce qui suivit quelques années plus tard- restera comme le souvenir   d'une incursion dans un autre monde, un souvenir inoubliable.

Pendant ce séjour mes grands-parents nous ont emmenées toutes les deux voir "Méditerannée" dans le temple de l'opérette, "Le Chatelet". Le chanteur soliste était Tino Rossi.

Pour nous petites savoyardes qui n'avions vu d'autres spectacles que ceux de la salle paroissiale de notre village, nouvel éblouissement. Décors somptueux, costumes scintillants, ballets fascinants… 

Autre temps autres spectacles… 

Ma petite-fille de dix ans a assisté récemment au concert de  Violetta, l'idole des petits-filles d'aujourd'hui. Rien à voir avec l'opérette romantique et Tino Rossi.

Je lui souhaite de conserver à mon âge le même souvenir d'émerveillement.

 

 

Voilà un passage mon cher Doume tu as eu raison de me secouer...

jeudi, 08 janvier 2015

Morts au champ d'honneur

Morts au champ d'honneur

défenseurs de la liberté de penser

de l'esprit français

satirique, déconneur, libertaire.

Hommage

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Peut-être retrouveront-ils

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Reiser

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 Le professeur Choron

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Cavanna

Ils nous manquaient déjà, eux aussi. 

 

vendredi, 02 janvier 2015

2015 : aller de l'avant !

Pour une année 2015 dynamique

je ne résiste pas au plaisir

de vous envoyer cette photo

montée par  un copain de notre groupe de randonnée du lundi.

Pas besoin d'aller

escalader les volcans d'Ethiopie

notre bonne campagne française 

suffit largement !

 

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