dimanche, 17 août 2008
L'empreinte de l'ange
"L'empreinte de l'ange" est le second film de Safy Nebbou. Il est classé thriller psychologique... Thriller, oui avec du suspens et des situations anxiogènes...Je ne raconte pas car déflorer le sujet c'est enlevé beaucoup à l'intérêt du film. Disons que l'Ange est une petite fille de 6 ans autour de laquelle s'affrontent deux femmes. Le réalisateur joue avec notre point de vue de spectateur et nous manipule suffisamment pour nous faire croire ce qu'il a envie qu'on croit ce qui n'est pas forcément la réalité.
C'est surtout un superbe duo de deux actrices qui font honneur au cinéma français et le film mérite d'être vu surtout pour elles : Catherine Frot et Sandrine Bonnaire. Catherine Frot dans un rôle qu'elle endosse souvent, celui d'une paumée... pas tant que ça
et Sandrine Bonnaire celui d'une privilégiée ...en apparence, mais pas tellement non plus.
Deux actrices vraiment d'un très grand talent.


21:59 Publié dans Ciné-club | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cinéma, vive la vie |
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jeudi, 14 août 2008
Bravo le squale...


07:27 | Lien permanent | Commentaires (13) |
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mardi, 12 août 2008
"Sieste de livres" avec Adamsberg
Cet été bien sûr j'ai de temps en temps la garde de ma petite-fille de quatre ans.
Un changement : elle ne fait plus la sieste. Et moi j'ai un grand, très grand besoin de ce temps calme après le repas, d'autant que le reste de la journée est tonique : jeux au parc ou de société, piscine chez les voisins, balade en vélo... Donc j'ai imposé ce qu'elle a baptisé elle-même une sieste de livres. Elle reste tranquille dans sa chambre à regarder des livres dont elle connaît les histoires par coeur.
Hier, il me restait 50 pages à lire du dernier roman de Fred Vargas
"Un lieu incertain".
Naïvement je comptais sur le temps de la "sieste de livres" pour finir de le dévorer car Fred Vargas, ça ne se lit pas ça se dévore.
Hélas, ma Mimi était en super forme et n'avait aucune envie de me laisser tranquille en compagnie de mon commissaire préféré. Transformer ma chambre en champ de bataille s'est vite révélé insuffisant malgré mes injonctions désespérées : "laisse mamie se reposer". "Tu ne te reposes pas tu lis..."Imparable. J'ai donc été une grand-mère indigne et j'ai proposé le dessin animé, dernier recours pour retrouver mon intimité avec Adamsberg.
Opération réussie et je peux donc vous dire : "Un lieu incertain" est du bon Vargas. Plus court, moins complexe peut-être...
Pour ceux qui connaissent : le commissaire Adamsberg plus craquant que jamais, Danglard qui prend de l'assurance...(il a une amoureuse !) Comme dans ses précédents romans, le fantastique est à l'origine du crime, cette fois il s'agit de vampires. J'ai d'ailleurs appris, à propos des vampires, quelque chose que j'ignorais. Le mythe serait né parce qu'on avait, autrefois, réellement déterré des morts qu'on aurait retrouvés frais et rouges, pas décomposés. Ce serait lié à un phénomène chimique : des gaz dans le sol auraient ses effets sur les cadavres.
Mais avec Vargas le morbide est toujours assaisonné d'une énorme dose d'humour et franchement dans ce dernier roman on fait plus que sourire : un régal. Merci Walt Disney qui m'a permis de savourer ces dernières pages, les plus addictives évidemment !
18:46 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : littérature, roman, lyon, vive le vie |
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lundi, 11 août 2008
Un poète est mort...

Mahmoud Darouich, grand poète palestinien, considéré comme le plus grand poète du monde arabe, est mort en exil...
L’ÉTERNITÉ DU FIGUIER DE BARBARIE
- Où me mènes-tu père ?
- En direction du vent, mon enfant
A la sortie de la plaine où les soldats de Bonaparte édifièrent une butte
Pour épier les ombres sur les vieux remparts de Saint-Jean-D’Acre
Un père dit à son fils : N’aie pas peur
N’aie pas peur du sifflement des balles
Adhère à la tourbe et tu seras sauf. Nous survivrons
Gravirons une montagne au nord, et rentrerons
Lorsque les soldats reviendront à leurs parents au lointain
- Qui habitera notre maison après nous, père ?
- Elle restera telle que nous l’avons laissée mon enfant
Il palpa sa clé comme s’il palpait ses membres et s’apaisa
Franchissant une barrière de ronces, il dit
Souviens-toi mon fils. Ici, les Anglais crucifièrent ton père deux nuits durant sur les épines d’un figuier de Barbarie
Mais jamais ton père n’avoua. Tu grandiras
Et raconteras à ceux qui hériteront des fusils
Le dit du sang versé sur le fer
- Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?
- Que la maison reste animée, mon enfant. Car les maisons meurent quand partent leurs habitants
L’éternité ouvre ses portes de loin aux passants de la nuit
Les loups des landes aboient à une lune apeurée
Et un père dit à son fils
Sois fort comme ton grand-père
Grimpe à mes côtés la dernière colline des chênes
Et souviens-toi. Ici le janissaire est tombé de sa mule de guerre
Tiens bon avec moi et nous reviendrons chez nous
- Quand donc, mon père ?
- Dans un jour ou deux, mon fils
Derrière eux, un lendemain étourdi mâchait le vent dans les longues nuits hivernales
Et les hommes de Josué bin Noun édifiaient leur citadelle
Des pierres de leur maison
Haletants sur la route du Cana, il dit : Ici
Passa un jour Notre Seigneur. Ici
Il changea l’eau en vin puis parla longuement de l’amour
Souviens-toi des châteaux croisés
Anéantis par l’herbe d’avril, après le départ des soldats
09:02 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : vive la vie, poésie |
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