Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 01 octobre 2012

Un livre, un témoin

Après la fermeture des Xanthines, j'ai retrouvé un lieu pour organiser des rencontres littéraires. 

120px-Vitrail-eglise-saint-bonaventure.jpg

A l'église Saint-Bonaventure

Place des cordeliers

rencontre littéraire

"Un livre, un témoin".

Le 15 octobre 2012

à 18 heures 30

nous présenterons le livre de Matthieu Belezi

"C'était notre terre"

avec pour témoin

une Française d'Algérie.

Lectures par Thierry Pariente

directeur de l'ENSATT.

 

41Pmck-gnNL._SL500_AA300_.jpg



samedi, 15 septembre 2012

Le tin derri (Arrière-saison)

C'est le temps de paix qui suit la récolte. On peut s'asseoir sur le vieux banc sans appréhension pour le lendemain, laisser son esprit aller où il veut, contempler la montagne sans avoir à y deviner les prémices de l'orage, se donner au vent qui tout à coup s'est fait sage, comme s'il voulait s'excuser d'avoir tant fait de peur que de mal.

 

-Tu viens te coucher ? dira la femme.

- Attends un peu !

A-t-elle bien compris que dans le soir qui tombe, un corps endolori s'abandonne ?Il faut ne rien dire , ne rien penser, ne rien répondre... Le chaume ne regrette pas ses épis, l'arbre ne souviendra bientôt plus de ses feuilles... L'oiseau lui-même s'est tu : il sait, lui, que le moment est court entre l'été et l'hiver, qu'il faut savourer ce moment béni où on peut être personne pour une fois, fermer les yeux sans dormir, écouter sans entendre, être fou avec lucidité, ivre sans boire, heureux sans joie, amoureux sans amour...

 

 

Bernard-Dominique Lacroix

 

Meule-de-Foin-A2.jpg


samedi, 01 septembre 2012

Qui connaît ?

Theodore_Gouvy.JPG

Hier soir je suis allée écouter un concert donné par un choeur et orchestre spécialisé dans la musique du XIXème siècle que j'aime particulièrement. C'est une musique lyrique qui me touche. Dans la crypte de la Basilique de Fourvière c'était particulièrement prenant. Au programme, il y avait le Requiem de Théodore Gouvy que j'ai ainsi découvert...Très belle oeuvre qui prend aux tripes ! Qui connaît ? Je vais essayer d'en trouver un enregistrement car il n'en existe, semble-t-il, qu' un seul.

vendredi, 20 avril 2012

Rencontre inattendue...

Cet après-midi au centre de Lyon.

Arrêt devant l'ancienne  vitrine des Xanthines... La devanture aux couleurs éclatantes a été repeinte en gris : quelle tristesse ! Je pousse la porte ... deux bureaux tout aussi gris que l'encadrement de la vitrine  et je fais l'innocente : "qu'est devenu l'ancien bistrot ?" Une entreprise d'activité immobilière" madame. Rien ne l'indiquait en effet.

Je poursuis ma route... J'arrive Place Carnot, près de Perrache où une grosse averse me tombe dessus : je me précipite à la seule place libre en terrasse d'un bistrot et commande un café. À côté de moi, un monsieur très distingué est filmé par un cameraman... Je reconnais Jacques Cheminade, candidat à l'élection  présidentielle  de dimanche prochain... Je l'interpelle et nous buvons nos cafés en bavardant. Il est flanqué d'un gorille, debout, et accompagné de deux jeunes gens très sympathiques. On est loin de la campagne électorale agitée et vociférante ! Son programme ? Vous l'avez entre les mains... L'ennemi c'est la finance mondiale et, faute de la combattre efficacement, le futur président de la république ne pourra rien faire... À son avis, il faudrait créer une Union nationale contre les banques,  surtout contre la  City et Wall Street, avec des gens venant d' horizons politiques différents comme on l'a fait pour la Résistance en 1940.

La pluie s'est arrêtée...

Jacques Cheminade a quitté le bistrot  pour un meeting en plein air, rue de la République, car il n'a aucun moyen financier... Le jeune homme qui l'accompagnait m'avait assuré : "La politique, c'est comme le foot, il faut des sponsors..."

Je garderai le souvenir d'un  homme souriant et  très humain loin de la caricature qu'ont tendance à en donner les médias...

Mais je regrette de n'avoir pas eu le temps de lui poser cette question : pourquoi ne défend-il pas ses idées dans un parti existant ? Un homme d'expérience et compétent dans le domaine de la finance : pourquoi n'en fait-il pas profiter ceux qui ont la possibilité d'exercer le pouvoir ?

jeudi, 22 mars 2012

Ils étaient deux frères...

Aujourd'hui on a enterré à Meyzieu, près de Lyon, le caporal Mohamed Legouad assassiné par Mohamed Merah, quelques heures après que son meurtrier a lui-même trouvé la mort.

Ils portaient le même prénom

ils avaient exactement le même âge, 23 ans.

Tous deux avaient grandi dans une cité,

issus tous deux de familles d'émigrés,

ils pratiquaient la même religion

ils étaient frères. 

À nouveau Caïn a tué Abel,

à nouveau deux frères s'entretuent

comme Étéocle et Polynice pour la conquête de Thèbes.

Mais aujourd'hui nous n'avons pas Eschyle pour nous aider à prendre de la hauteur et à comprendre ce qui se joue dans la tragédie de deux frères qui s'entretuent. Deux destins qui ont bifurqué différemment. Sans doute à l'adolescence. Pour avoir enseigné à des garçons adolescents pendant quinze ans, je sais combien, plus que les filles, ils sont fragiles et influençables, pour le meilleur comme pour le pire. Celui de Meyzieu a rencontré le meilleur. La presse locale dit de lui qu'il avait été très impliqué dans son club de foot. L'autre n'a peut-être pas eu cette chance. 

Aujourd'hui, face à la tragédie et aux règles cruelles du Destin, nous n'avons que polémiques, ragots et récupération politique.

v9tpn2op.jpg

 

Quelques secondes peut-être pour se recueillir loin du brouhaha médiatique avec ce très beau Psaume.

 Psaume 40,7-11.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime,

alors j'ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me tient aux entrailles. »

J'annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.

Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon coeur, je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ; j'ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

 

lundi, 19 mars 2012

Printemps du cinéma avec Elena.

top_home_image.jpg

La pluie et le tarif réduit du Printemps du cinéma m'ont empêchée d'assister à la séance que j'avais programmée pour voir Elena ce dimanche après-midi : la salle du Comoedia était déjà comble et il m'a fallu revenir à la séance suivante. Beau succès pour ce cinéma indépendant que les grands groupes avaient essayé de faire chuter en 2007. J'ai relu d'ailleurs avec plaisir les commentaires sur ma note de cette époque... 

Bien que l'auteur Andrey Zvyagintsev, soit russe, l'histoire pourrait être universelle même si sa résonance est peut-être différente dans le contexte russe. 

Une femme d'un certain âge vit avec un homme très riche alors qu'elle est issue d'un milieu très modeste auquel appartient la famille de son fils confrontée aux difficultés financières. L'homme riche a lui-même une fille, entretenue par papa, qui sait juste jouer auprès de l'auteur de ses jours -car il n'est rien d'autre pour elle- qu'une comédie suffisante pour obtenir son argent... et cela réussit puisque le riche vieux mari projette de déshériter sa femme au profit de sa fille.

D'habitude je n'aime pas trop faire de différence entre "le fond et la forme" mais je dois dire à propos de ce film que j'ai été émerveillée par la façon de filmer de  Andrey Zvyagintsev. Un cinéma comme on n'en voit plus assez souvent. Des images à la fois sublimes, dépouillées, sobres mais aussi très réalistes. Des clairs-obscurs, des portraits splendides : tout est mis en oeuvre pour sublimer une héroïne, magnifique d'humanité même si elle commet l'irréparable...

De même une organisation narrative très efficace. Le schéma narratif est réduit à l'essentiel de l'action, les dialogues minimalistes. Le film en est donc d'autant plus percutant.

Mais il faut saluer surtout l'interprétation absolument exceptionnelle de l'actrice Nadejda Markina qui crée un personnage superbe et très émouvant. On peut l'analyser d'un point de vue sociologique, celui d'une femme dépassée qui perd ses valeurs morales dans une Russie où règne le cynisme...

Impossible pour moi de la réduire ainsi car le réalisateur et surtout l'actrice, donnent au personnage une impressionnante   intériorité  : c'est une femme muette, au service de son mari et de sa famille, qui se trouve tellement écartelée qu'elle en arrive au crime. Dans l'adversité, elle fait preuve d'une détermination qui prend le spectateur par surprise.

Elena, c'est une  mère emblématique prête à tout pour défendre sa famille. Un personnage éternel autant qu'universel. 

1524064_3_d9aa_une-scene-du-film-russe-d-andrey-zvyagintsev.jpg

samedi, 11 février 2012

Pause : explications...

Un anniversaire est l'occasion de faire un bilan, et pour l'anniversaire de ce blogue -cinq ans c'est beaucoup en années de blogue- il n'est pas inutile d'en faire un...

Et aussi parce que les absences me rendent redevable vis-à-vis de mes visiteurs.

Quand on commence un blogue, les raisons sont aussi nombreuses que variées, les motivations sont propres à chaque blogueur même si on retrouve des constantes.

Il faut que je revienne sur les miennes...

Un départ à la retraite relativement tôt puisque avant soixante ans, ce que je n'oserai avouer dans quelques années... Un vide, donc, même si cette retraite a été voulue et décidée. Un manque d'échanges au quotidien d'autant que mon mari travaillait à l'autre bout de la France. Pourtant un grand plaisir à savourer cette liberté de disposer d'un temps que j'ai beaucoup consacré à la blogosphère.

La blogosphère, cette "terra incognita", fascinante et mystérieuse, qui m'attirait et m'effrayait.

Amazonie 07:2011.jpg

J'ai appris à la découvrir en la parcourant à tâtons, en découvrant les blogues un à un, parfois d'ailleurs curieusement retenue par des blogues sans intérêt mais dont l'assurance de leurs auteurs me stupéfiait...

Je me souviens en particulier d'un blogue de poésie avec un nom japonais et une présentation sophistiquée... De cette époque je garde Choubine qui m'a beaucoup aidée accompagnant mes premiers pas.

C'était le temps où je m'étais littéralement enfermée dans une bulle, papillonnant de blogue en blogue, presque coupée de mon entourage réel. Seule à la maison, je pouvais me permettre de négliger et la cuisine -grignotage en tête-à-tête avec l'ordinateur- et le rangement, me contentant de faire le ménage le vendredi avant le retour de l'homme ! J'ai souvent la nostalgie de cette époque. 

Mais la vie change car elle continue d'avancer.

Peu à peu sont arrivées des sollicitations nouvelles pour des activités qui me plaisaient et que que je ne pouvais ni ne voulais refuser. Je ne vais pas les énumérer mais c'est ainsi, un contact en entraîne un autre.

Les doutes aussi ont commencé à pointer le nez : à force de fréquenter d'autres blogues je me suis dis que le mien n'était pas si intéressant... Méritait-il d'être maintenu en vie ?   Ne valait-il pas mieux l'euthanasier ? Sans doute d'autres blogueurs sont-ils passés par là.

Nouveau grand changement avec la retraite du mari et son retour à la maison en 2009. Ménage et préparation des repas à nouveau obligatoires ! Surtout une nouvelle vie : plus d'absences de la maison -et je refuse de m'équiper d'un de ces engins qui permet d'être connecté à Internet 24 heures sur 24- mais aussi plus d'occupations... Les travaux d'entretien remis depuis vingt ans qu'il a fallu entreprendre. La vie quoi, mais qui a vraiment réduit mon temps de blogue. D'autant que mon ordinateur a vieilli lui aussi et devient lent. C'est comme pour un couple, quand on commence à prendre de la distance la séparation est à la porte...

Aujourd'hui ce qui me pousse à continuer ce sont les liens d'amitié : j'ai trop regretté la fermeture de certains blogues pour en faire de même avec le mien.

Donc je vais... "m'accrocher"...

Je voudrais changer de style, cesser ce bric-brac fait de tout et de rien... Devenir un blogue respectable, avec une belle ligne rédactionnelle thématique mais je m'en sens incapable...

Ainsi aux Passages de Rosa ce sera toujours ce café du commerce dont le seul intérêt est de vous y recevoir...

 

lyon-brasserie-georges-13013.jpg