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mercredi, 19 novembre 2014

Sur le départ...

 

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Me voici sur le départ pour un nouveau voyage. Trois semaines en Ethiopie… Dans des conditions pas toujours très faciles mais j'avais tellement envie de connaître ce pays que je devrais résister ! 

Deux jours de randonnée avec bivouac 

mais ce qui m'inquiète le plus c'est une marche de nuit pour atteindre un volcan l'erta ale.

On est obligé de marcher de nuit car il fait tellement chaud dans cette région située en-dessous du niveau de la mer,

la température est à 40 ° dans la journée.

Moi je serais bien partie seulement pour l'Abyssine et la partie historique

des églises et des débuts du christianisme

(second pays christianisé du monde)

mais Roso et ses amis trekkeurs

en ont décidé autrement.

Doume et Alsa

qui me connaissent un peu mieux

et savent que je n'ai rien d'une baroudeuse

vont bien rire.

 

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 L'erta Ale

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C'est aussi un volcan

mais qui dégage des vapeurs tellement toxiques

que nous devrons porter un masque.

J'espère quand même revenir en assez bon état pour vous raconter car je ne pars pas vraiment sereine. Je ne verrai pas Lucy,  très protégée. Retour prévu le 12 décembre !

 

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 C'est le pays de nos ancêtres à tous...

samedi, 08 novembre 2014

Cent ans de photos de mariage...

 

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Mai 1914

Mes grands-parents paternels

En août 1914 le jeune marié est parti à la guerre où il a été tué le 18 novembre 1914

Les mariés sont du même village

 Saint-Didier, dans le Chablais

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26 juin 1946

Mes parents.

Pourquoi ma mère a-t-elle choisi ce tailleur strict et masculin ?

Ma mère est née à Saint-Denis en région parisienne

d'origine savoyarde par sa mère

elle a connu mon père en séjournant  dans le village de celui-ci

Mariage à la basilique de Saint-Denis

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4 septembre 1970

Mon mariage

La mode des capelines

Concession aux idées de 68, on rejette le voile ! 

Mon mari est lyonnais (200kms)

mais d'origine savoyarde par sa mère.

Mariage dans l'église de Saint-Didier celle où  on se sont mariés mes grands-parents

 

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28 septembre 2013

Mariage de mon plus jeune fils

Retour du voile

et la mariée est anglaise

Mariage anglican mais dans le Beaujolais 

Disparition des origines savoyardes

lundi, 03 novembre 2014

Automne

Cette fois c'est vraiment l'automne et avec le retour d'un temps de tempête je ne peux m'empêcher d'évoquer ce passage de Chateaubriand que j'aimais tant :

Le jour je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts.
Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie:
un feuille séchée que le vent chassait devant moi,
une cabane dont la fumée s’élevait de la cime dépouillée des arbres,
la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d’un chêne,
une roche écartée, un étang désert ou le jonc flétri murmurait!
Le clocher du hameau, s’élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards;
souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête.
Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent;
j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait;
je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur;
mais une voix du ciel semblait me dire:

« Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue;
attends que le vent de la mort se lève,
alors tu déploieras ton vol
vers ces régions inconnues que ton coeur demande. »

Levez-vous vite,
orages désirés
qui devez emporter René
dans les espaces d’une autre vie!

Ainsi disant, je marchais à grands pas,
le visage enflammé,
le vent sifflant dans ma chevelure,
ne sentant ni pluie ni frimas,
enchanté, tourmenté, et comme possédé
par le démon de mon coeur.

 

(René de Chateaubriand)

 

Oui mais l'automne c'est aussi : 

 

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vendredi, 08 août 2014

Terrasse de Saint-Bonaventure

Lyon, France.jpgCet été, pour ceux qui restent à Lyon, le sanctuaire de Saint-Bonaventure organise ses terrasses pour la seconde année tous les jeudis à 20 heures. Intéressant et sympathique. J'ai eu le plaisir d'animer hier une rencontre autour des poètes lyonnais dont Louis Calaferte et Pierre Autin-Grenier.

Un texte de chacun d'eux.

 Simple

Un caillou, un bout de bois, un morceau de ficelle… Il écrit tout ça sur une feuille de papier qu'il faut bien dire d'une blancheur impressionnante. Il ajoute un chien mouillé aussi ; un verre vide, une calebasse emplie de citrons posée sur un coin de la table de marbre...

Moins blanche la page maintenant. Déjà noircie au tiers (l'écriture est généreuse) par ces mots, si simples.

Alors levant les yeux vers les yeux de celui qui lisait, intrigué par-dessus son épaule, il dit humblement : "ça n'est que ça la poésie." Et l'autre, surpris, lui parle alors d'où il vient : un pays de cailloux. Lui parle de bouts de bois et morceaux de ficelle avec lesquels il fabriquait, jadis, les jouets de son enfance...

Les verres ne restent pas vides longtemps quand on cause ainsi des choses de tous les jours. Tout le monde a aimé aussi un chien mouillé, une fois au moins dans sa vie. Mais certains, par pudeur, n'en disent rien. C'est pour ceux-là - qu'ils osent enfin parler - que le poète écrit parfois un poème. Très simplement. Pour des gens comme lui en sommes, simples.

"Patron ! Remettez-moi ça !"

Pierre Autin-Grenier

"Jours anciens"

 

Un matin transparent.

L'ombre bleue d'un arbre.

Une lune blanche.

Une rose rouge.

Une rose jaune.

Une rose jaune.

Une rose rose.

Un visage de femme.

Un verre d'eau glacée.

Un livre vingt fois relu.

Une maison calme et tiède.

Une joue d'enfant ronde.

Et tout ce qui est beau.

Et pur.

Et émouvant.

Et tout ce qui fait de moi un homme de foi debout dans la Vie.

 

Louis Calaferte

"L'homme vivant."

mercredi, 11 juin 2014

Du virtuel à la vraie vie...

L'événement de ce mois de juin est ma rencontre prévue avec deux amis blogueurs : Alsa et Doume.

Une amitié virtuelle de six ou sept ans qui va s'inscrire dans la vie réelle. Nous partons demain en Alsace et nous penserons bien à vous amis blogueurs...

samedi, 12 avril 2014

Adieu Pierre

L'ami poète, Pierre Autin Grenier dont j'ai souvent parlé sur ce blogue est décédé ce samedi 12 avril. Je suis encore dans l'émotion même si cette mort était prévisible. Je lui consacrerai donc une note plus tard...

"Mourir ne dure jamais très longtemps, vivre, guère plus.(...) 

On mène ainsi une vie à grands coups de galoches, ignorant des heures les plus précieuses minutes et que trahir s'avance au moindre souffle des vents. Jeunesse dure, mon amour, l'instant d'un incendie de poubelles ! 

On se retrouvera bientôt ventru à jouer au billard sous les lumières blafardes d'un bistrot de banlieue, avec pour habitude l'aube et ses poivrots apeurés. Chaque matin la mer te prendra dans ses bras avec ses nouveaux vertiges ; il me faudra cesser de fumer...

Enfin un jour tout tremble, la vie elle-même s'inquiète et pour un rien on prendrait froid aux pieds. A petits gestes froissés on court encore vers quelque chose bien sûr, mais déjà les oiseaux dans les arbres et leurs plumes vous laissent indifférents. La mémoire rend méconnaissables les anciens secrets, on meurt de son vivant. Alors vient un soir formidable où l'on s'endort, du sang plein les yeux.

Et pourtant : jamais sais-tu, personne de ceux que j'ai aimés n'est mort."

Jours anciens

2003

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dimanche, 06 avril 2014

Les années passent !

Il fut un temps, les premiers temps de ce blogue, où un groupe de jeunes enseignants me ravissaient par leur publications : c'était la bande de Myster. Ils ont disparu vers d'autres cieux du web... 

Je retrouve parfois Naturella, l'un des sourires du groupe.

Professeure des écoles, elle a récemment publié sur FB cette anecdote que je trouve particulièrement savoureuse.

Ce n'est pas un hasard si je vous la livre aujourd'hui, jour de mon anniversaire.

C'est vrai qu'à 40 ans j'étais déjà une "vieille prof" donc que dire à plus de 60...

"Dans ma classe, Olivia a commencé sa rédaction : "une très vieille dame âgée de 42 ans traversait la route...". 

Quand elle a vu ma tête à la lecture de sa production, 
elle a dit "ouh là, maîtresse, je vais peut-être enlever le 'très' ..." 
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