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samedi, 03 août 2013

Vacuité du monde

Entendu ce jour alors que nous sommes écrasés par la chaleur estivale. Un texte connu mais qui perturbe, dérange, étonne, interroge... Un texte qui colle mal avec le monde dans lequel on vit...

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.

Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil?

Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.

Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau.

Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.

Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

Toutes choses sont en travail au delà de ce qu'on peut dire; l'oeil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre.

Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.

S'il est une chose dont on dise: Vois ceci, c'est nouveau! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés.

On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem.

J'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux: c'est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l'homme.

J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent.

Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.

J'ai dit en mon coeur: Voici, j'ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science.

J'ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j'ai compris que cela aussi c'est la poursuite du vent.

Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.

L'Ecclesiaste 1, 1-18

dimanche, 16 juin 2013

Le Beaujolais vert

 

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Le Beaujolais ? C'est une région de vins... Célèbre dans le monde entier grâce au phénomène médiatique du Beaujolais nouveau.  Et pourtant il existe toute une partie de la région, moins connue, recouverte de forêts... C'est le Haut-Beaujolais ou Beaujolais vert... J'ai eu l'occasion de le découvrir récemment. On est en moyenne montagne, à 700 mètres d'altitude.

Les rhododendrons étaient en fleurs...

 

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jeudi, 30 mai 2013

Théorie du genre

canstock11832667.jpgUne page de polémiques, celle contre le mariage des homosexuels, semble tournée... Mais comme on ne peut rester, dans notre bon pays de France sans un objet de controverse, voilà qu'on risque de s'attaquer à une théorie dont je ne suis pas sûre de connaître les tenants et les aboutissants : la théorie du genre.

Je livre donc au dossier cette remarque, ô combien enrichissante, proférée par ma petite-fille hier mercredi, jour des grands-parents.

Alors qu'elle nous racontait tous les événements de sa classe de CM2, elle en est arrivée à nous parler de son voisin de table.

"Il est pénible car il parle tout le temps : c'est un vrai pipelet."

Très pédagogique, son grand-père la reprend en lui faisant remarquer que "pipelette" était un nom toujours féminin.

Étonnement de la demoiselle.

Et pourquoi papi ?

Silence embarrassé du papi : c'est comme ça, on ne sait pas pourquoi... 

Et pourtant ! Vérification faite, "pipelet" existe bien au féminin mais dans son sens étymologique : celui de concierge... 

La mise à jour  sera pour mercredi prochain ! 

samedi, 25 mai 2013

Vivement Juin

Il fallait bien que je garde une trace de ce printemps pourri... Mais j'ai quand même pu faire ma confiture fraise-rhubarbe... Car cette année les fruits risquent d'être rares... Heureusement qu'on n'avait pas eu ce temps en 68.

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mercredi, 03 avril 2013

Printemps enfin !

Enfin le printemps à Lyon : le vrai, avec douceur, soleil... Reprise des randonnées, du jardinage... Donc pauses prévisibles pour ce blogue ! 

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Photo Marité Benoît

Randonnée du 1er Avril 2013

à Vaulx-le-Milieu en Isère


dimanche, 31 mars 2013

Sexy lamb (suite)

"Le langage primitif chrétien est apparu en rupture avec les messages dominants d'agression, d'oppression. Il réinterprétait de fond en comble les idéaux de pureté et de sainteté du judaïsme cultuel et politique du temple de Jérusalem. Ce langage a très vite parlé plusieurs langues. Il brisait une certaine fatalité religieuse et politique dans une toute petite province d'un empire immense, autoritaire et orgueilleux, mais à la fois tolérant et largement ouvert aux idées, aux influences, aux mélanges. Le christianisme, dans ce monde, témoignait d'une volonté, sinon changer le monde, au moins de ne plus se soucier des pesanteurs du monde. (...) Le christianisme voulait dire qu'en un temps où chaque jour créait son propre nihilisme, il fallait détourner les choses, inventer ailleurs un sens, une voie possible. Difficile à imaginer aujourd'hui tant le christianisme est trop souvent assimilé à une petite officine de défense des valeurs quelles qu'elles soient : la famille, la vertu, la fidélité, la bonté, l'humanisme..."

Frédéric boyer

Sexy lamb

 

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Rembrandt


samedi, 30 mars 2013

Sexy lamb (suite)

Je me rends compte qu'il est difficile de choisir des extraits courts -pour qu'ils aient quelque chance d'être lus- d'un livre aussi percutant que "Sexy lamb". Je m'en tiendrai donc à ce qui concerne les fondements du Christianisme.

"Le christianisme est une performance initiée par un jeune rabbi pauvre, et pour une part en rupture, issu probablement des milieux sectaires et apocalyptiques du judaïsme de son époque, et que les récits faits de sa vie et de son enseignement (évangiles) décrivent un étonnant preacher itinérant sur ce tout petit territoire de l'Empire romain. Visionnaire et exorciste, guérisseur, accompagné de suiveurs, femmes et hommes. Sa fin lamentable aura été pour ses adeptes prophétisée par la Tradition. Venue combler une attente exacerbée depuis plus de mille ans. C'est une histoire écrite à plusieurs voix, composée sur plusieurs années. Contrairement à ce que l'on pense parfois, le christianisme n'est donc pas un récit unique fondé sur des faits plus ou moins vérifiables. Le christianisme est né d'une performance narrative, certes inspirée de modèles anciens et traditionnels, d'un répertoire de formes autant puisées autant à la tradition des Écritures juives qu'à la grande pratique discursive hellénistique. Ces narrations ont créé un genre hybride que l'on finira par nommer des évangiles."