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samedi, 15 mars 2014

Où est passé le nain jaune ?

Retour d'une semaine en Haute-Savoie et en famille... Famille élargie d'ailleurs, huit enfants pour sept adultes. 

Du ski bien sûr -plus pour moi !- mais aussi de "l'avant" et de "l'après" ski... Jusqu'à cette année, l'occupation de ces temps était assez rituelle : un peu de devoirs scolaires, à doses homéopathiques, les douches et surtout les jeux de société.

Aux dernières vacances passées ensemble, à Toussaint ce n'est pas vieux,  le jeu de société qui avait triomphé était le nain jaune. Jeu ancien et intergénérationnel, inventé en Lorraine en 1760.

Cette année, plus de nain jaune ni d'autres jeux de société d'ailleurs. 

Si  les parents ont sauvegardé les séances scolaires, les jeux de société ont été remplacés par les "tablettes" dans les chambres. Certes tranquillité pour les parents auxquels, nous, les vieux, nous ne nous sommes bien gardés de faire des remarques, mais

quelle tristesse ! 

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dimanche, 09 mars 2014

Du blogue, mes blogues, nos blogues...

Je déserte ma blogosphère et je l'ai déjà dit.

J'ai l'impression parfois que la communauté qui s'était créée s'est en partie dispersée... J'ai participé à l'exode, je le regrette et pourtant...

... et pourtant : j'en suis à la création de mon huitième blogue.

Ce petit dernier, est réservé à un groupe d'amis que je ne connais pas pour la plupart... Un de mes amis très proches, en voyage en Inde avec son épouse, a fait un AVC à Goa, juste avant de reprendre l'avion. Désarroi de son épouse qui s'est retrouvée seule à faire face, rejointe quelques jours plus tard par un de ses fils. Les deux  fils, en France, ont été submergés d'appels téléphoniques et de courriels. Le blogue a donc permis de réunir tous ceux qui s'inquiétaient de la santé de Serge, toujours dans le coma, de transmettre des nouvelles plus facilement qu'individuellement.

Les blogues sont les témoins de nos tranches de vie : ainsi celui des Xanthines que je n'ai pas eu à coeur de supprimer et qui traîne encore quelque part...

J'en ai deux chez un autre hébergeur dont j'ai oublié jusqu'au code d'accès.

J'ai créé celui de mon ami poète, Bernard Lacroix mais c'est ma soeur qui le fait vivre.

Je voudrais insister sur l'intérêt des blogues familiaux dont j'ai déjà parlé. Quand une famille, surtout nombreuse, est dispersée, le blogue devient "une maison de famille virtuelle" -formule de ma soeur- qui permet de se retrouver et d'échanger sur plusieurs générations.

Mais c'est piégeux.

On peut s'engueuler autour d'une table après un repas bien arrosé, cela ne laisse pas de traces...

Il n'en est pas de même avec l'écrit.

Surtout quand on s'exprime de manière approximative dans le genre "je me comprends, je n'avais pas voulu dire ça." Là, ça peut être saignant. 

Mais c'est passionnant.

Depuis janvier j'ai publié sur le blogue familial des lettres échangés entre mes grands-parents qui s'étaient fiancés  en 1914, à la date exacte de chaque lettre. Sachant qu'ils se marieraient en mai et que mon grand-père serait tué en novembre de la même année, c'est émouvant... et on a l'impression que c'était hier...

Je blogue donc toujours... malgré les apparences ! 

lundi, 03 février 2014

Comme un lundi...

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mercredi, 01 janvier 2014

Bonne année 2014

Dimanche 1er janvier

Jour de l'an

Est-ce bien la brise légère qui fait trembler l'eau du lac, ou n'est-ce pas plutôt la vieille coque du voilier bleu, engravée du côté des ajoncs ? Cette soudaine éclaircie dans le sombre du jour, la doit-on au soleil qui perce le silence ou à l'arbre nu dont les branches mortes un instant s'écartent, pour discrètement faire place à un pays plus lumineux ? Et les cailloux blancs, sur le bord du chemin, qu'attendent-ils si patiemment qui ne soit fervente promesse de lointains voyages ?

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C'est à force de mépris pour toutes ces choses insignifiantes d'apparences que nous sombrons dans la folie de l'immédiatement efficace. Vivre requiert alors des tempêtes évidentes, des canicules féroces et des routes sans cailloux, vite tracées à travers plaines et montagnes. Au reste nous n'accordons un seul regard, pressés de l'inscrire au calendrier du temps perdu.

C'est à force de mépris que toutes  ces choses insignifiantes d'apparences que nous sombrons dans la folie de l'immédiatement efficace. Vivre requiert alors des tempêtes évidentes, des canicules féroces et des routes sans cailloux, vite tracées à travers plaines et montagnes. Au reste nous n'accordons un seul regard, pressés de l'inscrire au calendrier du temps perdu.

Au coeur de quelques-uns seulement, l'impérieuse nécessités des choses inutiles d'elle-même s'impose. Ils veillent ; soupèsent l'impondérable et protègent l'éphémère. Ils savent trop, au fond de leur désespoir tranquille, comment s'écroulerait soudainement le monde une fois supprimé tout ce qui ne sert à rien.

Pierre Autin-Grenier

 "Les Radis bleus" 

 

À l'ami PAG

plus particulièrement cette année

je souhaite Joie, Santé et Sérénité.

Avec toute la fidélité de mon amitié.

Mais aussi bonne année à tous...

samedi, 28 décembre 2013

Repos et rando...

Quelques jours, une semaine, au soleil au Cap-Vert, qu'il ne faut pas confondre avec Presqu'Île du Cap-vert. La presqu’île du Cap-Vert (appelée plus simplement le cap Vert à l'origine) est une presqu'île située dans l'océan Atlantique.

 

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Le Cap-Vert, officiellement la République de Cabo Verde2 (en portugais Cabo Verde et República de Cabo Verde), est un pays insulaire de l'océan Atlantique au large de l'AfriqueColonie portugaise à partir de 1456 (arrivée des premiers colons sur l'archipel alors inhabité), le pays accéda à l'indépendance en 1975. Il tire son nom du cap Vert. Le pays fait partie de la CEDEAO.

 

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Une semaine pour farnienter, bouquiner, marcher, dormir, rêver et refaire le monde car nous partons avec de vieux amis...

 

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vendredi, 27 décembre 2013

Pourquoi j'étais venue...

Mon blogue a sept ans et chaque jour je me culpabilise un peu plus de le laisser en friches.

J'y pense souvent, ce qui signifie que je pense souvent à vous et aux bons moments, aux grandes joies que je dois à chacun d'entre vous, à  tous ceux qui ont laissé leur trace.

Je préfère ne pas les -vous- énumérer pour n'oublier personne.

Il y a ceux qui continuent courageusement comme Choubine, Noelle,  Louis-Paul... ceux qui ont quitté la blogosphère et que j'ai beaucoup regrettés, et hélas ceux qui sont morts.

Pourquoi j'étais venue.

Mes premières notes, d'ailleurs supprimées, je les avais écrites dans la douleur et les larmes.

 Noël 2066 : mon fils aîné alors jeune trentenaire et déjà marié, fait ce que les spécialistes nomment une crise d'errance, en fait symptôme d'une maladie psychique. Il était parti trois jours sans qu'on sache où le trouver.

Il avait fallu passer Noël avec ça.

Depuis Noël a toujours pour moi un goût amer.

Le blogue a été un refuge et la communauté d'amis que j'y ai trouvés un soutien inestimable. À l'époque, j'étais seule, Roso travaillait au Havre. Je passais presque mes jours et une partie de mes nuits devant cet écran, dans une relation fusionnelle avec tous ceux que je croisais sur la terra incognita qu'était pour moi la blogosphère.

Terra incognita et terre de l'oubli. De l'oubli bienfaiteur.

Au fil des années l'état de mon fils s'est stabilisé après d'autres crises analogues. Il ne tient plus de propos délirants mais n'est pas en état de travailler.

Nous avons fait le deuil d'un "fils normal" : il a la chance d'avoir conservé son épouse qui est adorable. C'est un homme plutôt calme, passionné d'arts et d'archéologie mais complètement déconnecté de la réalité.

Roso a ensuite pris sa retraite.

J'ai trouvé une nouvelle vie avec de nombreuses activités qui me passionnent, mais aussi des déplacements nombreux dans la famille et tous les travaux qu'exige une maison quand on l'a laissée dans son jus pendant vingt-ans.

Voilà chers amis...

Un petit passage... pour dire pourquoi j'étais venue et pourquoi je suis souvent partie.

 

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mercredi, 25 décembre 2013

Noël

Puer natus est


Dans la paix tiède de l'étable

Bêtes et gens se sont tus.

Le silence écoute le silence.

L'obscurité tend l'oreille à la nuit.


Le temps s'est installé

Bien au chaud

Pour quelques heures sans histoires.

Le sommeil exorcise

L'attente inquiète du jour.


Les pleurs d'un nouveau-né

Viennent

Tout à coup,

Importuner la nocturne routine.

Les choses sont ainsi faites :

C'est en pleurant

Que l'homme découvre le monde.

Le rire viendra plus tard,

Plus tard aussi,

Le regard enfin rassuré et confiant.


On posera l'enfant

Sur un petit tas de paille fraîche

Et le silence

Á ce moment là,

Saura ce qu'il veut dire.


J'ai pleuré ma vie

Moi aussi

En son temps

Et ne suis vraiment né

Que devant le sourire de ma mère!