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dimanche, 16 novembre 2014

Mademoiselle Léonie

 

 

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On l'appelait mademoiselle Léonie. 

Discrète, silencieuse : pas grand chose à dire d'elle et pourtant je me souviens.

Quand j'étais enfant, dans les années 50, elle passait dans les maisons pour coudre, raccommoder, faire du neuf avec du vieux, remettre les vêtements des enfants à la bonne taille...

Elle restait environ une semaine, au printemps et en automne, mangeait à notre table, toujours sans parler.

C' est surtout le témoin d'une époque qui paraît si lointaine, complètement révolue,

celle où on achetait peu de vêtements, on faisait durer, on se transmettait les habits entre frères est entre soeurs. En tant qu'aînée, j'étais de ce point de vue chanceuse.

On ne changeait pas de vêtements souvent, on les usait.

Tout ça a basculé dans les années 60, l'ère de la consommation.

jeudi, 31 juillet 2014

Les grands-mères

Pour continuer sur le thème, je publie à nouveau ce texte attribué à un écolier savoyard...

"Il y en a qui boitent, d'autres qui sont bossues et d'autres qui portent une canne. On les appelle les mémés. Nous on a les copains, les copines. Les grands-mères, si elles n'ont pas de copains, elles n'ont rien à faire. alors elles n'ont qu'à être là. Quand elles vous emmènent en promenade voir les mouettes, elles marchent lentement, sans même écraser les miettes. Ni les belles feuilles, ni les chenilles. Elles ne disent jamais "avance plus vite". En général, elles sont grosses, mais pas trop pour pouvoir attacher nos baskets. Elles savent qu'on a toujours envie d'une chiclette ou d'un gros cornet glacé à la crème. Une vraie grand-mère ne bouscule jamais un enfant. Elle sait rester sage. Elle sait aussi se mettre en colère en riant. Les grands-mères portent des lunettes. Parfois elles peuvent enlever leurs dents. Quand elles nous racontent des histoires, elles ne sautent jamais un bout. Si on a envie elles nous racontent la même histoire plusieurs fois. Les grands-mères sont les seuls adultes qui ont toujours le temps. Elles ne sont pas aussi fragiles qu'elles le disent, même si elles meurent plus souvent que nous. Tout le monde devrait essayer d'avoir une grand-mère. Surtout ceux qui n'ont pas la télé. C'est aussi pour m'amuser que moi aussi j'ai une grand-mère." Ecrit par Loïc 8 ans de Haute-Savoie

 

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Chiclette : chewing-gum  en Suisse

vendredi, 23 mai 2014

Il est toujours là

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Hier, à Saint-Bonaventure à Lyon, messe à la mémoire de Pierre Autin-Grenier en présence d'Aline, son épouse et de ses anciens et fidèles amis lyonnais. PAG nous avait accordé en 2013, à l'occasion du printemps des poètes, une très belle rencontre dans ce sanctuaire...

samedi, 12 avril 2014

Adieu Pierre

L'ami poète, Pierre Autin Grenier dont j'ai souvent parlé sur ce blogue est décédé ce samedi 12 avril. Je suis encore dans l'émotion même si cette mort était prévisible. Je lui consacrerai donc une note plus tard...

"Mourir ne dure jamais très longtemps, vivre, guère plus.(...) 

On mène ainsi une vie à grands coups de galoches, ignorant des heures les plus précieuses minutes et que trahir s'avance au moindre souffle des vents. Jeunesse dure, mon amour, l'instant d'un incendie de poubelles ! 

On se retrouvera bientôt ventru à jouer au billard sous les lumières blafardes d'un bistrot de banlieue, avec pour habitude l'aube et ses poivrots apeurés. Chaque matin la mer te prendra dans ses bras avec ses nouveaux vertiges ; il me faudra cesser de fumer...

Enfin un jour tout tremble, la vie elle-même s'inquiète et pour un rien on prendrait froid aux pieds. A petits gestes froissés on court encore vers quelque chose bien sûr, mais déjà les oiseaux dans les arbres et leurs plumes vous laissent indifférents. La mémoire rend méconnaissables les anciens secrets, on meurt de son vivant. Alors vient un soir formidable où l'on s'endort, du sang plein les yeux.

Et pourtant : jamais sais-tu, personne de ceux que j'ai aimés n'est mort."

Jours anciens

2003

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dimanche, 06 avril 2014

Les années passent !

Il fut un temps, les premiers temps de ce blogue, où un groupe de jeunes enseignants me ravissaient par leur publications : c'était la bande de Myster. Ils ont disparu vers d'autres cieux du web... 

Je retrouve parfois Naturella, l'un des sourires du groupe.

Professeure des écoles, elle a récemment publié sur FB cette anecdote que je trouve particulièrement savoureuse.

Ce n'est pas un hasard si je vous la livre aujourd'hui, jour de mon anniversaire.

C'est vrai qu'à 40 ans j'étais déjà une "vieille prof" donc que dire à plus de 60...

"Dans ma classe, Olivia a commencé sa rédaction : "une très vieille dame âgée de 42 ans traversait la route...". 

Quand elle a vu ma tête à la lecture de sa production, 
elle a dit "ouh là, maîtresse, je vais peut-être enlever le 'très' ..." 
é_è"

 

dimanche, 30 mars 2014

"LE" derby

Comme l'a bien subodoré Doume, ce soir Roso va être à cran devant son écran pour "LE DERBY",  match de foot Lyon-Saint-Etienne. Le parler "gaga",  (langage stéphanois) contre celui de Guignol et Gnafron. Ou encore  la culture populaire contre la culture bourgeoise, les miniers contre les soyeux... 

On comprend l'enjeu.

Pour moi, soit une sortie au cinéma soit m'enfermer  pour regarder l'émission concernant les municipales sur une petite télévision d'appoint.

Mais il me vaudrait mieux sortir car à chaque but marqué par les stéphanois j'entendrai un hurlement qui ébranlera la maison...

Aujourd'hui c'est aussi  l'anniversaire d'une figure du foot stéphanois. Robert Herbin a 75 ans.

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mercredi, 19 mars 2014

Sans nostalgie

Voilà le clocher de l'église de mon village, qui n'en est plus un, décrit dans "Dimanche".  Cette photo doit avoir plus de cinquante ans, soixante-dix environ. Pas question de faire de la nostalgie, "la nostalgie est un poison" comme l'a écrit mon ami Michel Quesnel. Et pourtant, voilà ce que j'ai connu dans mon enfance et le même point de vue aujourd'hui ci-dessous.

Le village s'appelait Saint-Didier. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un quartier d'une commune plus importante, Bons-en-Chablais, en Haute-Savoie.

C'est une région qui a été  autrefois pauvre mais qui a connu en 50 ans un incroyable développement et une grande prospérité, grâce à sa position à moins de dix kilomètres de la frontière suisse.

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Voilà la vue d'aujourd'hui au même emplacement  : la cour en premier plan est celle d'un mécanicien spécialisé en matériel agricole.

Inutile de regretter. Il y a en France des villages qui conservent leur paysage mais ce sont souvent des villages qui meurent... et on se lamente alors sur la désertification des campagnes.

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