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mercredi, 06 février 2013

Qu'est-ce que la tradition ?

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Le vote, en Angleterre,  par un gouvernement conservateur de mesures concernant les homosexuels alors que le même vote  fait tant de bruit en France, doit surprendre nos concitoyens.

Pas moi.

Ayant la chance d'avoir une belle-fille anglaise j'ai appris à mieux connaître la culture et les mentalités de nos voisins britanniques.

Ma belle-fille se dit traditionaliste et je dois reconnaître que j'ai redouté le pire quand elle me l'a annoncé. Mais j'ai vite compris que ce mot n'impliquait pas pour elle le même comportement que pour nous.

Être traditionaliste, pour elle c'est être attaché à la monarchie, à l'uniforme dans les écoles, à différentes fêtes qui ont gardé plus de caractère que chez nous... Son mariage avec mon fils sera  protocolaire...

La tradition semble-t-il concerne chez les Anglais davantage les usages, le mode de vie que les moeurs.

En revanche sa mère est pasteure de l'Eglise anglicane... Les Anglais ont par ailleurs toujours été en avance sur les Français pour les changements de moeurs.

Avant nous ils avaient aboli la peine de mort et accepté ll'avortement. Ils votent aujourd'hui le mariage pour les homosexuels mais l'adoption et la PMA leur étaient déjà acquises...

Sur le constat d'un décalage entre nos deux cultures, nous avons, avec ma belle-fille, des explications différentes.

Elle pense que la France, bien que République laïque, est davantage influencée par la religion  que l'Angleterre qui a pourtant une religion d'état.

Je suis sceptique sur son analyse car je n'ai vraiment pas l'impression qu'en France l'influence religieuse aille au-delà des communautés de croyants... et encore !

Il me semble plutôt que le libéralisme anglais est d'une part lié à leur pragmatisme et d'autre part à une identité culturelle plus forte que la nôtre. Forts de cette tradition dans la  vie quotidienne, les Anglais peuvent s'y adosser et sont ainsi moins crispés que nous sur les questions de moeurs. Cette forme de pérennité dans leur mode de vie fait que contrairement à nous ils ne redoutent pas les changements.

Mais peut-être avez-vous d'autres explications ?

lundi, 04 février 2013

La Céline

Autre adulte dans les rues de mon enfance : la Céline. J'utilise encore cet article "la"  car c'est ainsi que nous disions.

Elle, c'était tout le contraire de la Thérèse. 

Qui était-elle vraiment, je ne sais pas aujourd'hui.

Pour simplifier je dirais une clocharde rurale. Oui il y avait de vrais clochards dans les villages de Haute-Savoie mais qui n'étaient pas SDF. La Céline vivait dans une masure dans laquelle personne jamais n'était entré. Aussi ronde que la Thérèse était maigre, elle marchait en claudiquant, un fichu sale, toujours le même, noué sur la tête. Et les garçons se moquaient d'elle... Mais elle était acceptée dans toutes les maisons où elle se présentait à l'heure des repas, vivant de la générosité publique... Ce qui était naturel. De même on la retrouvait à toutes les soirées paroissiales. Le lendemain, elle était invitée à finir les restes. Nombreux étaient finalement les marginaux dans ces villages qui ne savaient ni lire ni écrire, ne travaillaient pas toujours ou si peu... Mais toujours pris en charge par la communauté.

mercredi, 23 janvier 2013

La Thérèse

J'ai vécu mon enfance dans un village de Haute-Savoie.  C'était  un univers terriblement clos. Fermé, et cette finitude me désespérait. D'où le sentiment aujourd'hui d'avoir vécu une enfance ennuyeuse, pas malheureuse, mais ennuyeuse. D'aussi loin que je me souvienne je n'éprouvais qu'un seul désir : partir.

Être ailleurs... 

C'est sans doute la raison pour laquelle les gens que j'ai côtoyés dans ce périmètre limité à la maison, l'école et l'église, lesquelles étaient côte à côte, prennent dans les souvenirs un certain relief.

Nous vivions sous la coupe des adultes : pas tant celle de nos parents qui étaient finalement moins présents que les parents d'aujourd'hui, mais de tous les adultes que nous rencontrions dès que nous mettions le nez dehors.

Tous se sentaient autorisés à nous remettre dans le droit chemin. Il y avait les bienveillants et ceux qui l'étaient moins, voire pas du tout.

Comme la Thérèse.

Célibataire, elle vivait comme c'était la coutume à la campagne : chez ses parents, nos voisins. Séche, maigre, acariâtre, elle était redoutable la Thérèse. Régulièrement elle remplaçait la garde-barrière au passage à niveau. Passage obligé sur le chemin de l'école. Nous étions en bande et quand on arrivait devant la Thérèse qui nous attendait de pied ferme, plantée à côté de la barrière, c'était la panique dans nos rangs. Elle avait toujours une réflexion vacharde ou une taloche à distribuer... Cela rassurait nos parents ! 

mardi, 22 janvier 2013

Great man

Mandela a célébré ses 94 ans.

Je souhaite à mes amis Sud-Africains de le garder encore longtemps.

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lundi, 14 janvier 2013

Les manifs...

Avouez chers amis que tout se perd, même les manifs.

Je ne parle pas pas du nombre de participants à celle d'hier

financée, sponsorisée, organisée, médiatisée elle avait les moyens de faire accourir les populations vers la capitale. 

Je parle de l'esprit : les cathos ont tellement peur de ce qu'ils sont ou pensent qu'ils paraissent être, qu'ils sont allés chercher une ancienne reine de la nuit pour ne pas passer pour ringards.

Moi je suis catho et je l'assume même par mon look, pourtant ni Cyrillus ni Damart je vous rassure.

Au temps où je battais le pavé je me serais mal vue défiler derrière une telle égérie (furie ?).

Qui ne se dit pas homophobe mais présente son mec, people à outrance, bobo de droite (on les découvre) comme un "vrai homme" : entendu sur itélé.

Belle opération marketing pour la dame inconnue jusqu'alors qui maintenant court les plateaux de télévision, a déjà sorti un livre... bientôt un autre sans doute...

Elle peut remercier Hollande. Merci pour la promotion.

 

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dimanche, 13 janvier 2013

Un petit plaisir...

Aujourd'hui, je me suis offert mon petit plaisir traditionnel de janvier : faire de la confiture d'oranges amères...

Quoi d'autre d'autre par un dimanche à rester au chaud ?

De quoi ensoleiller l'hiver.

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vendredi, 21 décembre 2012

Une belle humanité...

La belle humanité existe : on a tendance à l'oublier...

J'ai lu récemment dans Le Progrès un article sur Georges Babel, ami résistant qui témoigne dans les écoles sur la déportation. C'est l'un des derniers, il a 93 ans et j'ai déjà parlé de lui.

Le Progrès a réalisé récemment un ouvrage très intéressant sur la Résistance en Rhône-Alpes dans lequel Georges Babel figure en bonne place.

Georges, était avant la guerre et son entrée en Résistance, germanophone et germanophile. Dans ces témoignages, il insiste toujours sur l'aide que cela lui a été de parler allemand dans les camps : pour lui et ses compagnons. De même, il ajoute que, germanophile, il n'a jamais éprouvé la moindre haine envers les Allemands même aux pires moments de son séjour dans le camp de  Mauthausen.  

Cette anecdote confiée au Progès en témoigne.

Le 21 avril 1945, le chef de camp camp réunit les prisonniers pour leur dire qu'ils vont être libérés. "Comme on connaissait les nazis, on s'est méfié. En rentrant, j'ai croisé un chef SS. Je savais qu'on n'avait pas le droit de leur parler, mais là, nous n'étions que nous deux, et je voulais vraiment savoir pour la libération. Alors je lui ai adressé la parole. S'en est suivie une conversation surréaliste. Je lui ai demandé si c'était vrai. Il m'a dit que oui, et m'a souhaité de retrouver ma famille et d'oublier toute cette guerre. Alors je lui ai souhaité la même chose, et que le peuple allemand devienne ami avec le peuple français. Il a changé de couleur, c'était un grand moment."

 

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