Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 01 janvier 2015

Belle année 2015

323-DSC_0573.JPG

Que cette belle Ethiopienne

vous transmette

mes meilleurs voeux 

de bonheur, de santé

et une marche en beauté

vers 2015

mercredi, 31 décembre 2014

La cérémonie du café.

George Clooney peut aller se rhabiller...

La cérémonie du café en Ethiopie c'est autre chose que d'actionner une célèbre machine promue par un non moins célèbre acteur ! 

C'est un rituel : bien sûr il ne faut pas être pressé, il faut être dans le temps africain.

On commence par torréfier dans une petite casserole les grains de café encore verts : odeur délicieuse.

Le café est ensuite broyé au pilon et non moulu.

Pour le reste, j'ai eu du mal à suivre : plusieurs manipulations dans une cafetière en terre.

Et on boit avec recueillement le meilleur café du monde.

101-DSC_0181.JPG

Photo de Maurice

mardi, 30 décembre 2014

Clore l'année 2014

Pour moi cette année 2014 aura été marquée par le décès de deux amis très chers.

Pierre Autin-Grenier, mon poète, avec lequel j'avais ouvert l'année, et dont je savais déjà qu'il ne la terminerait pas.

Et la mort imprévue de mon ami Serge, homme généreux et chaleureux, un pro du handball puisque c'est lui qui avait formé les Barjots, champions olympiques, dans sa classe de sport-étude.

Grand voyageur il n'a pas survécu à un AVC subi en Inde...

Hommage à eux deux qui, chacun à leur manière, ont contribué à rendre meilleure l'humanité.

 

Autin-Grenier-Hommage.jpg

Pour PAG

un livre hommage

paru en novembre.

ob_32b257_serge.jpg

Serge

 

 

dimanche, 28 décembre 2014

Difficile retour d'Ethiopie

Lettre à Alsa

Mon cher Alsa

tu as écrit en commentaire avant mon départ pour l'Ethiopie, "si j'avais son sacrum"

Je vais te dire,

Qu'ai-je fait avec mon sacrum ? J'admire, Alsa, ce que tu fais sans sacrum : le travail sur ton corps qui te permet de rester un bel homme, droit et tonique.

Moi j'ai voulu jouer l'aventure en fin de voyage, encore que le "j'ai voulu" n'est  pas adéquat, je me suis laissée entraîner dans une expédition pour laquelle je ne suis plus physiquement en condition.

139-DSC_0253.JPG

Après un superbe voyage de deux semaines sur ce qu'on appelle la route historique à la rencontre de cette vieille civilisation d'Abyssinie, j'ai donc suivi mes compagnons de voyage, quatre passionnés de volcans, dans un désert extrêmement hostile. 

Notre jeune guide nous avait rappelé que ce serait éprouvant.

J'ai donc choisi pour l'expédition à l'Erta Alé qui se fait de nuit et par grosse chaleur, le dromadaire !

Dur, vraiment dur ! Quatre heures sur un dromadaire, sans selle, juste un matelas posé en travers de la bosse. Déséquilibre, écartèlement, horrible.

C'est là que j'ai pensé à ta réflexion sur le sacrum Alsa en me disant : "qu'est-ce que tu fous à te cramponner sur cet animal à ton âge , tu es  vraiment ridicule ma pauvre fille"

Arrivée au sommet du volcan, sur la partie extérieure, la première caldera, je me suis jetée sous la hutte de branchage qui devait nous servir d'abri pour deux nuits pendant que les autres se précipitaient dans le cratère pour découvrir le lac de lave.

Et la nuit, horreur… des diarrhées toute la nuit sans possibilité de me laver car on avait emporté le minimum… Ramper hors de la hutte quand on est malade, pas franchement la joie.

J'ai vraiment passé une journée couverte de merde et de mouches.

Retour laborieux, toujours par le même mode de transport dans le pyjama de Roso car je n'avais rien de propre….

Et les jours qui ont suivi

malade, malade, malade...

Premier soin efficace à l'aéroport de Francfort

deux semaines pour me remettre de la grosse fatigue qui a suivi.

Seul point positif 3kgs en moins ! 

Voilà mon cher Alsa ce que j'ai fait avec mon sacrum ! Et j'en ai presque honte. 

Mais par ailleurs j'en reparlerai l'Ethiopie est un pays extraordinaire.

05_ertaa_800x600-bbbdd.jpg

Le fameux cratère dont je n'ai rien vu...

 

mercredi, 19 novembre 2014

Sur le départ...

 

addis-abeba-ethiopie.jpg

 

Me voici sur le départ pour un nouveau voyage. Trois semaines en Ethiopie… Dans des conditions pas toujours très faciles mais j'avais tellement envie de connaître ce pays que je devrais résister ! 

Deux jours de randonnée avec bivouac 

mais ce qui m'inquiète le plus c'est une marche de nuit pour atteindre un volcan l'erta ale.

On est obligé de marcher de nuit car il fait tellement chaud dans cette région située en-dessous du niveau de la mer,

la température est à 40 ° dans la journée.

Moi je serais bien partie seulement pour l'Abyssine et la partie historique

des églises et des débuts du christianisme

(second pays christianisé du monde)

mais Roso et ses amis trekkeurs

en ont décidé autrement.

Doume et Alsa

qui me connaissent un peu mieux

et savent que je n'ai rien d'une baroudeuse

vont bien rire.

 

90b9042819.jpg

 L'erta Ale

circuit-ethiopie-dallol.jpg

C'est aussi un volcan

mais qui dégage des vapeurs tellement toxiques

que nous devrons porter un masque.

J'espère quand même revenir en assez bon état pour vous raconter car je ne pars pas vraiment sereine. Je ne verrai pas Lucy,  très protégée. Retour prévu le 12 décembre !

 

Reconstruction_of_the_fossil_skeleton_of_%22Lucy%22_the_Australopithecus_afarensis.jpg

 C'est le pays de nos ancêtres à tous...

mardi, 18 novembre 2014

Il y a cent ans, mort au combat

Mon grand-père a été tué le 18 novembre à Tracy-le-Val, dans l'Oise, il y cent ans aujourd'hui.

Numériser.jpeg

Le télégramme annonçant sa mort

ma grand-mère ne l'a reçu que le 22 décembre

 

Quelques lignes sur ces combats

au cours desquels il a été tué.

Les lieux...

 

 

PRISE DE LA FERME DE QUENNEVIERES

Le 30 octobre, l’ordre est donné à nos troupes d’attaquer et prendre la ferme de Quennevières. Après de virulents combats et de dures fatigues, nos braves troupes atteindront le but dans la journée du premier novembre. Le 12 novembre, attaque sur Tracy le Val par le 3ème zouaves qui arrive jusqu’au cimetière sans pouvoir y pénétrer. Le 19, contre attaque allemande sans résultat. En novembre et décembre, dans le bois Saint Mard, organisation de tranchées.

 

Extrait de l'historique de l'abbé Callard, curé à Tracy le Mont, écrit en 1920.

 

Mon grand-père était dans le  3ème Zouaves : le 18 novembre il se trouvait près de ce cimetière en question  que nous sommes allés voir. On imagine très bien le front en 1914. Le cimetière est en-dehors du village, de part et d'autre des bois, sans doute d'un côté les Allemands et de l'autre les Français.

DSCN8016.jpg

Sa tombe au cimetière militaire de Tracy-le-Mont

sur laquelle nous nous sommes recueillis avec mes sept frères et soeurs

venus de tous les coins de France.

Un très beau moment

 

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Vous les voyez couchés parmi les nations.
Que Dieu ménage un peu ces êtres débattus,
Ces coeurs pleins de tristesse et d'hésitations.

Et voici le gibier traqué dans les battues,
Les aigles abattus et les lièvres levés.
Que Dieu ménage un peu ces cœurs tant éprouvés,
Ces torses déviés, ces nuques rebattues.

Que Dieu ménage un peu ces êtres combattus,
Qu'il rappelle sa grâce et sa miséricorde.
Qu'il considère un peu ce sac et cette corde
Et ces poignets liés et ces reins courbatus.


Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée.

Charles Peguy

Peguy ayant été tué en septembre 1914, ses vers ont été écrits avant. Ils s'adressent aux morts de toutes les guerres mais plus particulièrement à ceux de 1870. 

tracy_neige_400x2420.jpg

Dans cette région, près de Compiègne, la population civile a beaucoup souffert

les gens ont ensuite été déplacés.

Tracy-le-Mont

fin 1914

 

dimanche, 16 novembre 2014

Mademoiselle Léonie

 

 

mademoiselle Léonie.jpeg

On l'appelait mademoiselle Léonie. 

Discrète, silencieuse : pas grand chose à dire d'elle et pourtant je me souviens.

Quand j'étais enfant, dans les années 50, elle passait dans les maisons pour coudre, raccommoder, faire du neuf avec du vieux, remettre les vêtements des enfants à la bonne taille...

Elle restait environ une semaine, au printemps et en automne, mangeait à notre table, toujours sans parler.

C' est surtout le témoin d'une époque qui paraît si lointaine, complètement révolue,

celle où on achetait peu de vêtements, on faisait durer, on se transmettait les habits entre frères est entre soeurs. En tant qu'aînée, j'étais de ce point de vue chanceuse.

On ne changeait pas de vêtements souvent, on les usait.

Tout ça a basculé dans les années 60, l'ère de la consommation.