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jeudi, 06 janvier 2011

Pause involontaire...

yeux-rouges.jpgJe suis vraiment désolée de n'avoir pas encore répondu à vos messages mais c'est très involontaire...

La grippe... c'est banal, m'éloigne du clavier car chez moi elle se manifeste toujours par un symptôme très personnel... En plus des agréments habituels liés à cette maladie, elle m'infecte les yeux qui sont rouges, larmoyants et incapables de supporter des lentilles.

C'est donc le nez sur l'écran que j'écris ces quelques lignes...

Pour le reste je navigue à vue dans le brouillard, seule la lecture et heureusement, reste facile ! et je peux me regarder dans la glace sans voir les ravages du temps...

à bientôt donc !

jeudi, 23 décembre 2010

L'importance du Verbe...

51CPrxDCm7L._SL500_AA300_.jpg"Parle à ceux que tu n'aimes pas..."

c'est le précepte d'un linguiste qu'il justifie ainsi.

Selon Alain Bentolila,

la violence des cités vient de leur langage... qui n'est pas langue.

"La question est celle du langage des cités, que certains qualifient de langues (ils ne reculent devant rien). Je leur réponds que ces langues fonctionnent sur 8 à 10 fois moins de mots que celles que nous utilisons de façon générale. Ces langues de ghettos sociaux ne fonctionnent que dans le ghetto. Elles interdisent à ceux qui les parlent d'en sortir, de confronter leurs idées, d'aller les exposer à l'extérieur. Lorsqu'on en sort, on prend des risques considérables, soit d'être manipulé, soit de sombrer dans la violence, parce que la langue n'est plus là pour faire tampon.

"Parle à ceux que tu n'aimes pas", pour moi c'est la finalité du langage.

Il n'est pas fait pour parler à quelqu'un qui me ressemble, mais à quelqu'un qui est différent de moi. Avec ceux qu'on aime, on a moins besoin de langage, parce que la communion prend le pas sur la communication. Seule la distance nous impose un langage précis, fort, exigeant. La Langue est le dernier recours."

Noël, c'est le Verbe qui s'est fait chair...

Nous qui sommes dans le langage virtuel, souvenons-nous du langage incarné... où je suis peut-être trop restée ces derniers temps, d'où mon éclipse sur la toile...

Bon Noël à vous tous, fête du langage vrai...

samedi, 11 décembre 2010

Les barbares sont parmi nous ?

41E1pSo09GL._SL500_AA300_.jpgIl n'est pas trop dans mes habitudes de parler des livres que ne m'enchantent pas...

 

Mais celui que j'ai actuellement entre les mains me pose vraiment question.

Il s'agit du premier roman d'un très jeune lyonnais, né en 1982.

L'une des participantes du groupe de lecture des Xanthines nous l'a proposé à  découvrir pour  soutenir un jeune écrivain lyonnais...

Belle intention !

Je suis sans doute trop vieille pour ce genre d'écriture que je n'arriverais même pas à qualifier, qui se veut

 

poétique

onirique

pleine d'autres qualités que je ne suis pas capable d'apprécier sans doute.

En fait l'histoire d'un garçon et d'une fille à laquelle je ne comprends rien. Et ça je n'aime pas trop. Un jeune vendeur avait pourtant prévenu l'une d'entre  nous : tout le monde ne peut pas apprécier... Sous-entendu, mamie s'abstenir.

Dans une des premières pages, on annonce la couleur.

"Un ami m'avait passé un livre, les chants de Maldoror, tu verras, m'avait-il dit. J'avais vu. ça m'avait cramé les circuits."

Curieux quand même, car le souvenir que je garde de Lautréamont, lu en Terminale, est que justement l'écriture était :

poétique

onirique ?

mais surtout irrespectueuse et impertinente. Bref savoureuse.

Je crois que je vais le relire finalement.

 

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mardi, 30 novembre 2010

Règler son compte au passé...

"Il ne faut jamais déterrer le passé... On a déjà bien du mal avec le présent... Il faut laisser le passé en paix. Mon père disait que le présent appartient aux actifs, l'avenir aux penseurs, et le passé aux perdants. Il ne faut pas toucher au passé.

(...) Le passé est un piège. Il n'existe pas dans le monde un seul homme sage pour tirer les leçons du passé. Les hommes n'en tirent que des ennuis."

Tarun J Tejpal

Journaliste, critique littéraire, essayiste indien.

Avec l'avancée en âge la tentation est pourtant grande de regarder du côté du passé. On l'enjolive, lui ajoute de belles couleurs, le trouve réconfortant...

jeudi, 25 novembre 2010

Journée de la jupe...

Le 25 novembre, le Mouvement Ni Putes Ni Soumises lance Toutes en Jupe. La jupe, symbole de résistance aux pressions, symbole de liberté.

 Le 25 novembre donc, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, nous appelons toutes les françaises à porter une jupe, qu’elle soit crayon, porte feuille, mini, bouffante, plissée…comme un acte de soutien à toutes celles qui subissent le fait d’être née femme.

 partout en France, sortez vos jupes, et mettez les !

Cette consigne pourrait me faire sourire...ainsi que d'autres femmes de ma génération. Quand j'étais au lycée, le pantalon était interdit aux filles et c'est le pantalon qui était signe de liberté et d'émancipation...

 

 

 

vendredi, 05 novembre 2010

Comment lisez-vous ?

liseuse_petit.jpgLa saison des prix commence. Dans les librairies,  les livres ceints du fameux bandeau rouge vont encombrer les tables d'exposition.

Je me suis toujours demandé qui se précipitait pour les acheter.

Parmi les lecteurs que je connais, le dernier Goncourt "Trois femmes puissantes" de Marie NDiaye, s'est refilé comme une patate chaude. Une de mes amies me l'a donné : "on me l'a offert mais je n'ai pas accroché..." Je me suis empressée de m'en débarrasser à mon tour auprès de quelqu'un d'autre qui ne l'aura peut-être jamais lu.

Ce n'est pas faute d'avoir lu des critiques mais en l'occurrence, même élogieuses, elles ont été pour moi plus dissuasives qu'incitatives...

Quelle est d'ailleurs l'influence des critiques ?

Je les lis avec intérêt, surtout quand elles sont honnêtes et indépendantes des maisons d'édition. De même que je lis celles des films... après les avoir vus. Mais ce ne sont pas les critiques des professionnels qui me donnent envie de lire un livre...Je préfère la présentation du type coup de coeur, tant pis si elle n'est pas objective ni approfondie. L'essentiel est qu'elle me donne envie de lire. La critique sert à construire l'histoire littéraire, à connaître un écrivain, une oeuvre, une tendance , un contexte, un style... Pour mes choix de lecture je préfère "le bouche à oreille" : les amis, un libraire ou certains blogues... autres que professionnels ! Comme ceux de Dominique ou de Dasola... Mais j'aime aussi traîner dans une librairie ... Me précipiter à la sortie du dernier livre d'un auteur que j'apprécie.

Dans un de mes groupes de lecture, nous avons renoncé à retenir un livre sur critique car nous avons  souvent été déçues (et oui ! que des femmes !). Il faut que l'une d'entre nous ait lu l'ouvrage pour que nous l'adoptions !

Et vous, comment lisez-vous ?

 

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vendredi, 29 octobre 2010

Des fruits...

La saison des confitures se termine... J'ai rangé la bassine  et les pots se perchent au sommet d'une armoire, vagues souvenirs des fruits qu'ils ont été. Au printemps la confiture elle-même sera souvenir et les pots seront vides.

Le week-end dernier, au musée des Augustins à Toulouse, j'ai découvert une peintre dont j'ignorais tout : Louise Moillon. Sa peinture est presque exclusivement consacrée aux fruits : grand avantage sur la confiturière ! Ses fruits sont conservés pour l'éternité.

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