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jeudi, 16 octobre 2008

Rencontre intergénérationnelle

 

058_FESTIVAL-LUMIERE-BLANCHE.jpgUne commune proche de Lyon organise chaque année un festival de cinéma, Lumière Blanche, qui à partir de films d'auteurs, réfléchit sur le vieillissement et la relation entre les générations. L'idée en revient à un médecin gériatre et cinéphile.

Cette année, l'École des Grands-Parents à laquelle je participe avait été chargée d'animer le débat à la suite d'un très beau film : "Depuis qu'Otar est parti" de Julie Bertucelli.

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La salle du cinéma était pleine, composée de lycéens, des membres d'un club de retraités, et d'étudiants en soins infirmiers.
Ce très beau film primé à Cannes en 2003, raconte l'histoire de trois générations de femmes en Georgie. Eka, la grand-mère vit avec sa fille Marina et sa petite-fille Ada. Un lien très fort unit Eka à sa petite-fille car elles partagent l'amour du français et de la Littérature française. Le fils adoré d'Eka est   parti en France où il meurt dans un accident. Marina et Eda décident de cacher à Eka la mort de son fils, envoient des lettres à sa place...

Trois femmes différentes et merveilleuses. Relation très forte entre grand-mère et petite-fille. Décision du mensonge avec le désir de protéger. Transmission entre les générations.
Tous ces thèmes ont été abordés dans le débat qui a suivi. J'ai regretté que les jeunes n'aient pas plus parlé mais peut-être était-il intéressant pour eux d'entendre ce que les anciens avaient à dire.
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mercredi, 15 octobre 2008

Au revoir Ashab

Ashab le libraire quitte la blogosphère. Il s'en explique sur son blogue.

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Je suis passée le voir dans son domaine et il a confirmé. Trois ans d'écriture quotidienne d'un blogue sur lequel il a présenté des livres de lLittérature pour enfants dont il est un spécialiste, c'est beaucoup. Une certaine lassitude a fini par s' installer. Et il a plein d'autres projets qui lui laisseront peu de temps. Mais il ne supprime pas son blogue...Vous pourrez aller consulter ses archives si vous cherchez des idées pour acheter un livre à un enfant.
Il a tenu à garder son mystère. Dommage car il ressemble à un héros de Stendhal, un peu de Julien Sorel et un peu de Fabrice del Dongo.


Xanthines, J-1

Demain jeudi à 17 heures commence l'inauguration du nouveau bistrot des Xanthines avec le vernissage d'une exposition des tableaux de peintres qui avaient déjà présenté leurs oeuvres aux Xanthines 1.

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Pour les Lyonnais qui l'ignorent encore
33 rue de Condé
En face du commissariat.

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À l'intérieur tout est prêt.
Malheureusement il nous reste à règler un problème de façade
fort endommagée par une fuite d'eau.
En attendant les réparations qui dépendent de la Régie
nous avons fait appel à de jeunes tagueurs
pour une enseigne provisoire.
Voilà qui ne va peut-être pas améliorer nos relations avec les voisins d'en face.
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L'inauguration se poursuivra
aux mêmes heures
vendredi et samedi.
Malheureusement je n'y serai pas,
je dois retourner au Havre.

21:36 Publié dans Xanthines | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : lyon |  Facebook |  Imprimer

mardi, 14 octobre 2008

Deux plantes pour un tissu

La passerelle fonctionne bien entre le blogue de Fulmar et le mien. À lui les billets scientifiques sur l'agronomie en Chine, à moi les fantaisies de voyageuse en Chine profonde.

Parmi les spécialités des Dong, il y a les tissus à l'indigo qui entrent dans la réalisation  de tous les vêtements traditionnels.

C'est dans ce village, Xiaolong.

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À l'origine, deux plantes : le coton et l'indigo. (en rouge, les piments qui entrent dans la composition de nombreux plats)

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Le coton est tissé sur place.

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L'indigo servira à la teinture après de nombreuses opérations de trempage jusqu'à devenir une pâte.

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Normalement le tissu devrait être bleu, d'ailleurs les mains des femmes sont bleues. Mais non ! On ajoute à cette  première teinture, d'abord du sang de boeuf puis du blanc d'oeuf ou de la graisse d'animal.
La teinture est alors fixée définitivement avec ces petits maillets en bois qu'on entend résonner dans tout le village.

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Et cela donne ce tissu étonnant, brillant comme du taffetas, dont j'ai rapporté un coupon.

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J'espère pouvoir m'en faire faire une tenue pour les fêtes de fin d'année.

lundi, 13 octobre 2008

Nous sommes tous des nomades...

Mauritanie2005_ 271.jpgC'est ce qu'affirme Jean-Claude Guillebaud

dans son dernier livre très intéressant

"Le Commencement d'un monde".

Guillebaud est un optimiste,  bien qu'il ne soit pas d'un optimisme béat mais constructif et lucide et pour cette raison il est intéressant de le lire.

Sa thèse est simple : un monde s'écroule mais

"Le monde nouveau qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses."

Converti au Christianisme, il fait de l'Espérance un devoir.

En exergue, une citation de Goethe.

"Le pessimiste se condamne à être spectateur".

Dans un chapitre intitulé "L'espace-temps fracturé", il explique que nous sommes tous devenus nomades, en particulier NOUS qui naviguons sur Internet.

"Nous devinons que prévaut un principe de mobilité, de flux et de nomadisme. Il rend caduque la sédentarité de jadis, héritée du néolithique et de ce moment où les gropues humains avaient rompu avec l'errance, la cueillette et les grandes chasses originelles. Ils avaient alors inventé l'assignation territoriale et le principe villageois fondé sur la thésaurisation de la nourriture, mais aussi des savoirs et des traditions. La nouvelle bifurcation contemporaine détrône ces deux règles de l'accumulation et de l'enracinement. Finis greniers et villages !(...)

Bien sûr dans notre vie quotidienne nous avons fait - et plus rapidement qu'on ne le dit- l'apprentissage de cette métamorphose.Bien au-delà de la mobilité physique du voyage permanent, nous avons assimilé en moins d'une génération (trente petites années) les nouvelles technologies de l'information et de la communication qui sont l'instrument d'un nomadisme immatériel."

mercredi, 08 octobre 2008

Riziculture ou l'économie réelle.

Économie réelle voire économie à l'ancienne.

Bien loin des places boursières... Comment qualifier d'ailleurs cette économie et cette agriculture qui échappent aux lois du marché.

En fait, dans ces régions agricoles du Guizou que nous avons parcourues, les gens cultivent pour leur consommation personnelle (on mange du riz à chaque repas, y compris au petit déjeuner) et vendent le superflu, ce qui reste, l'année suivante.

Autrefois dans cette région bénie pour la culture du riz, on faisait deux récoltes par an. Aujourd'hui on se contente le plus souvent  d'une seule. Les hommes et les jeunes travaillent dans les villes ou sur les chantiers. L'agriculture est pratiquée par ceux qui restent au village, les femmes et les vieux.

Et pourtant, que deviendront ces paysages, ces montagnes sculptées par les rizières si un jour la culture du riz disparaissait ?

On en est loin heureusement.

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Temps toujours très brumeux
fin de la saison des pluies.
Les feuillages plus foncés sont ceux des arbustes de thé.

Ces terrasses ont été construites dans les montagnes depuis l'époque Ming
comme la grande muraille et travail en a été  tout aussi colossal.
Bien entendu, la mécanisation
y est impossible.

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Le riz on le sait a les pieds dans l'eau et la tête au soleil.
L'irrigation se fait encore de manière ancestrale.
Norias et adduction d'eau en bambou.
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C'était le temps de la récolte.
773358040.jpg(Photo améliorée par LP)


Le riz une fois coupé est battu avec cet instrument... (J'adore le sourire de cette jeune femme.)
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Ensuite, pour sécher, il est étalé partout : cours, rues, terrain de basket...

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La paille du riz est assemblée en bottes. Elle servira à garnir les étables pour les animaux, à la confection du papier.
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Et les buffles se régaleront à brouter les repousses.
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Danièle revient...

julie5.jpgEt pendant la crise

la première dame de France chante en duo.

Danièle revient ou même Bernadette.

Je lui trouve un côté Marie-Antoinette à Carla...