Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 15 mai 2008

OGM

Et si on consultait les spécialistes comme Fulmar qui connaît parfaitement la question.

Nous naviguons entre information partielle et réactions passionnées. 

J'ai beaucoup appris dans ce domaine sur son blogue. 

mercredi, 07 mai 2008

Restons optimistes

Pour Rony

De quoi retrouver un peu d'optimisme.

Un blogueur signale à Villeurbanne l'existence de cette plaque, dans une rue justement nommée "Bienvenus".

 

"Villeurbanne s’enrichit constamment des différences ethniques et culturelles. Toutes participent depuis plus de deux mille ans à sa construction et à son esprit d’accueil et de tolérance. En devenant gallo-romaines, les peuplades allobroges des origines inauguraient un long processus d’échange entre les différentes couches de populations qui allaient constituer Villeurbanne. Tantôt dauphinoise, tantôt savoyarde et, pour finir, rhodanienne (1852), la ville fut toujours un lieu d’affluence de populations. À la fin du dix-neuvième siècle, les Italiens apportent la main d’œuvre dont la France manque tant. En leur honneur, on baptise la rue des Bienvenus."
(information du site de la Mairie de Villeurbanne)
 

Avec sur son blogue deux très jolies photos. 

Rony, on reprend espoir quand on recherche les bons tags sur Hautetfort ! 

 

lundi, 28 avril 2008

Echappée au Havre

Ailleurs jusqu'au 5 mai.

 Au Havre où je vais tenir compagnie à mon mari qui ne bénéficiera pas du pont du 1er mai.

Havre de paix, havre de lumière, havre de détente. J'adore cette ville. 

 

1783207624.JPG

 

Et puisqu'on parle de ponts et que j'aime les ponts, le pont de Normandie que j'emprunterai plusieurs fois cette semaine.

 

58824721.jpg

 

vendredi, 25 avril 2008

En avril j'aurais dû...

Je termine la lecture d'un gros pavé romanesque passionnant dont je parlerai sans doute prochainement. L'action se déroule sur une année...entre 1913 et 1914.

Un petit extrait m'a plongée dans le doute...

 "...la maison était comme une ruche, avril étant le mois du grand ménage de printemps.(...) Il s'agissait de tirer dehors toutes les literies, de donner au matelassier celles dont la laine nécessitait un cardage, qu'il était venu checher en charrette, et les autres de les laisser s'aérer au soleil sur des tréteaux. Aussi les tapis et les rideaux décrochés, tendus sur les cordes, qu'on battait au balai de toute leur poussière d'hiver, et ceux de mousseline blanchis à l'eau  bleue, qui gonflaient au vent du verger.  Et dedans, il fallait  poncer, encaustiquer de cire fraîche les planchers et les meubles, raviver les miroirs, laver les marbres à la brosse ; nettoyer et fermer les cheminées qu'aucune cendre ne salirait plus jusqu'à l'automne; et encore inspecter les penderies, les ravages des mites ou des souris, renouveler les boules de naphtaline jusque dans les armoires."

Très, très lointains souvenirs. 

Et je me dis : voilà ce que j'aurais dû faire ce mois d'avril au lieu de

  • parcourir les blogues
  • plonger dans mes bouquins
  • batifoler dans la prairie de Bruno 
  • flâner en ville et passer à la librairie d'Aschab
  • prendre des leçons de grammaire avec Choubine
  • déjeuner avec mes copines
  • pousser ma petite-fille sur la balançoire
  • faire des gâteaux
  • ferrailler pour la Chine
  • rêver
  • buller
  • traîner sous la douche

Et vous ?

Vous le faites le ménage de printemps ? 

jeudi, 24 avril 2008

Les bons comptes font les bons amis

508654064.JPG

J'ai reçu pour une nuit, une jeune femme venue passer à Lyon un concours dans la fonction publique.

Elle m'a été envoyée par le  réseau SAM qui permet aux demandeurs d'emploi d'être hébergés bénévolement, évitant une dépense que beaucoup d'entre eux ne pourraient pas se permettre. Pour le faible dérangement d'un repas et d'une paire de draps à laver, on peut aider quelqu'un à retrouver du travail. On peut aussi leur apporter un soutien pour lutter contre le stress de l'entretien d'embauche ou du concours. Avec cette jeune femme, historienne de formation, nous avons regardé le film de Moati sur Mitterrand à Vichy.

Mon invitée est actuellement bénéficiaire du RMI, après des années d'emplois précaires, elle avait pu recevoir une formation de grande qualité, préparant aux concours, dispensée par le Conseil général de son département.  Impossible pour elle de payer un hôtel d'autant qu'elle se déplace dans différentes villes de France.

Echangeant avec elle  sur sa situation, j'ai réalisé que tous les titulaires du RMI ne sont pas pris en compte dans les statistiques du chômage. Et pourtant combien sont-ils ?

De même que ceux qui travaillent à temps partiel.

Donc, quand on vous donne les statistiques du chômage, "foutage de gueule" comme dirait Aliscan. 

vendredi, 18 avril 2008

D'une île à l'autre

Il avait écrit un livre sur Toussaint Louverture.

C'était un ami d'André Breton.

Aimé Césaire

 

 

 

1280700110.jpg

Extrait de "Cahier d'un retour au pays natal" (1937) 


ô lumière amicale
ô fraîche source de la lumière
ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole
ceux qui n'ont jamais su dompter la vapeur ni l'électricité
ceux qui n'ont exploré ni les mers ni le ciel
mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre
gibbosité d'autant plus bienfaisante que la terre déserte
davantage la terre
silo où se préserve et mûrit ce que la terre a de plus terre
ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour
ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre
ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale

elle plonge dans la chair rouge du sol

elle plonge dans la chair ardente du ciel
elle troue l'accablement opaque de sa droite patience.

Eia pour le Kaïlcédrat  royal !

Eia pour ceux qui n'ont jamais rien inventé
pour ceux qui n'ont jamais rien exploré
pour ceux qui n'ont jamais rien dompté

mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose
ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose
insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde
véritablement les fils aînés du monde
poreux à tous les souffles du monde
aire fraternelle de tous les souffles du monde
lit sans drain de toutes les eaux du monde
étincelle du feu sacré du monde
chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde !
Tiède petit matin de vertus ancestrales

Sang ! Sang ! tout notre sang ému par le cœur mâle du soleil
ceux qui savent la féminité de la lune au corps d'huile
l'exaltation réconciliée de l'antilope et de l'étoile
ceux dont la survie chemine en la germination de l'herbe !
Eia parfait cercle du monde et close concordance !

Écoutez le monde blanc

horriblement las de son effort immense
ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures
ses raideurs d'acier bleu transperçant la chair mystique
écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites
écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !

 

Un autre très beau texte chez Noelle.

Mais c'est surtout l'homme politique que j'admire : avec son départ une page se tourne, celle des vraies convictions et des vrais engagements. 

jeudi, 17 avril 2008

Le Résistant et les Haïtiens

Il y a deux semaines, nous avons reçu, au musée de la Résistance de Lyon, un groupe de lycéens haïtiens. Mon ami Georges, ancien Résistant, qui fut déporté à Mauthausen et témoigne dans les lycées, a de nouveau été mis à contribution.

Ces lycéens sont en classe de Première au lycée français Alexandre Dumas de Port-au-Prince, bien sûr des privilégiés. Dans ce lycée où se côtoient aujourd'hui descendants d'esclaves et descendants d'esclavagistes, le professeur d'Histoire organise chaque année un voyage sur les lieux de Mémoire, de l'esclavage, mais aussi, thème de cette année, de la dernière guerre mondiale.

Ainsi le groupe arrivait du fort du Joux, dans le Doubs, où est mort Toussaint Louverture, le grand héros haïtien libérateur. Auparavant les lycéens avaient visité Auschwitz.

178930392.jpg


Ce musée  est situé dans les murs où le sinistre Barbie, chef de la Gestapo lyonnaise, torturait les Résistants , dont Jean Moulin. On y projette un film avec des extraits de son procès, constitué des dépositions de témoins faites à la barre. C'est particulièrement dur et émouvant, impossible ou presque de voir ce film sans pleurer. Pour ma part je l'ai regardé une fois et serais incapable de le revoir. Ce sont donc des adolescents très bouleversés que nous avons retrouvés après la séance. Notre "jeune homme" de 89 ans a détendu l'atmosphère en racontant  sa vie dans la Résistance et en concentration. Il est toujours très pudique sur les souffrances endurées se concentrant essentiellement sur ce qui l'a aidé à survivre.

 Il a même fait sourire les jeunes avec des anecdotes comme celle du vélo volé.

Quand il est entré dans la Résistance, on a exigé de Georges qu'il ait un vélo. Ne sachant comment s'en procurer un, il l'a volé à un soldat allemand sur les conseils d'un ami. Ainsi toute son activité de résistant, écourtée par son arestation, s'est faite avec un vélo de l'armée allemande.

 On a terminé par une séance de photos, notre Georges ayant, malgré son âge, toujours plaisir à se trouver en compagnie de jolies filles.

 

1053213111.jpg

Le groupe poursuivait sa route sur Nantes, la ville qui a eu le courage d'assumer son passé esclavagiste. L'an dernier, une élève a dit à l'un de ses professeurs : "j'espère ne pas retrouver le nom de ma famille", dans la liste des noms d'esclavagistes.

Les jeunes Haïtiens  sont rentrés chez eux pour  être confrontés aux émeutes de la faim, la pire des atteintes aux Droits de l'Homme. Le lycée français est fermé.