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samedi, 10 mai 2008

Nuits sonores et boules lyonnaises

620693167.jpg1176761265.jpg Les Nuits sonores, festival de musique électronique, fait vibrer Lyon depuis mercredi soir. Mon fils, barman bénévole, ne les manquerait pour rien au monde. Il les a suivies dès la première édition alors qu'il était encore étudiant. Depuis qu'il travaille, actuellement à Londres, il prend des jours de congé. Il a débarqué mercredi d'Angleterre, blanc comme un bidet -ce qui en dit long sur le climat londonien. Sur les Nuits, je ne peux guère  parler car c'est vraiment un univers musical qui m'est étranger. 

Pourtant, on a droit à "Apéritifs sonores", "siestes sonores", autant d'occasions d'aller s'initier... J'ai essayé, mais n'ai jamais trouvé aucun plaisir à  cette musique techno.

Ce week-end, mon gendre participe à une autre grande manifestation lyonnaise, d'un autre style.

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Il s'agit du grand tournoi de Pentecôte de boule lyonnaise. C'est le plus grand tournoi dans cette discipline et on y vient du monde entier. 8000 participants parmi les meilleurs spécialistes.  Bien sûr il ne faut pas confondre avec la pétanque, la boule lyonnaise étant un véritable sport plus qu'un jeu. La lyonnaise est pratiquée en Italie au Chili, au Pérou et même en Chine ! Les boules sont lourdes, il faut courir pour lancer et le sport se joue exclusivement sur un terrain spécialisé.

Deux univers différents, l'un dans des salles bruyantes, l'autre au soleil, mais ils se retrouveront lundi pour parler de l'OL dont ils sont des ardents supporteurs.

 

mardi, 01 avril 2008

On a gagné...

Il ne s'agit pas de la dernière victoire de l'OL mais d'une première victoire remportée par le Comoedia

salle de cinéma indépendante de Lyon,

contre le groupe UGC qui avait engagé à son encontre une procédure judiciaire.

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 L'UGC, en effet, avait fermé ce cinéma qui n'était plus considéré comme rentable. Il a été repris et rénové par deux passionnés, Marc Guidoni et Marc Bonny,lui permettant de rouvrir  après d'importants travaux. L'UGC a alors entamé un procès à leur encontre pour avoir gardé le nom d'une part et avoir reçu des subventions d'autre part.

L'UGC vient de perdre et d'être condamné à verser des dommages et intérêts sur la question du nom.

Espérons qu'il en ira de même pour le second procès. 

lundi, 10 mars 2008

Merci M'sieur le maire

La collection de printemps à la marque de l'UMP s'est mal vendue à Lyon, sauf au rayon vestes.
Ce qui nous a permis de garder notre maire. Notre maire, Gérard Collomb, c'est tout à fait l'opposé du mari de Carla et à Lyon on aime bien se distinguer du prêt-à-porter parisien.

Notre maire, ce n'est pas un agité, il ne vit pas des effets d'annonce ou de coups spectaculaires. À son élection en 2001, on a même ironisé, surtout dans les journaux nationaux, sur son prétendu immobilisme. Certains attendaient un Delanoë Bis. Et bien non, ce n'est pas trop le genre de la maison lyonnaise et trois mois plus tard nous n'avions pas de Lyon-Plage...mais l'an dernier nous avions nos berges du Rhône superbement aménagées.

(Il y a encore des pavés à lancer : Hautefort ne m'a pas rétabli la possibilité d'intégrer des photos.)


Collomb ne s'est pas précipité dans la rupture, il a plutôt continué la politique de son prédécesseur, Raymond Barre, qu'il avait souvent soutenue comme pour l'installation du tramway. Il a pris ses marques, observé et s'est bien entouré.

C'est le contraire d'un bling-bling. Discret, modeste, gros bosseur. Un profil de personnalité qui va bien aux lyonnais. Même s'ils ont voté à 54% Sarkozy. Et pourtant il innove : les vélovs, très appréciés, repris à Paris, un festival de musique électronique et aussi Les Subsistances, haut lieu de création et de recherche pluri-culturelle. Un maire qui n'a pas eu peur d'augmenter de façon significative le nombre de logements sociaux dans Lyon intra-muros.

Colomb est passé au premier tour : ça, en revanche, c'est grâce à Perben, son adversaire.

Perben est arrivé à Lyon se croyant auréolé de prestige national. Ancien garde des Sceaux, appréciez l'honneur qui vous est fait, provinciaux lyonnais. Mais ça ne se passe comme ça à Lyon : on préfère notre maire à plein temps, tout dévoué à sa ville et sans ambitions nationales. Collomb se tient d'ailleurs à bonne distance de l'appareil politique du PS.
Mais surtout Perben a payé hier soir une "saloperie" qu'il a faite à quelqu'un de son camp. Pour mettre un pied à Lyon, il a éjecté de son poste de député Christian Philip, et s'est fait élire à sa place, dans sa circonscription. Christian Philip est quelqu'un de très respecté. C'est le petit-fils du grand Résistant, André Philip dont la famille est reconnue pour sa droiture. Or Perben s'est retrouvé, sur la 3ème circonscription, opposé au frère de Christian Philip qu'il avait évincé. Thierry Philip, cancérologue défendait la liste Collomb et a battu Perben à plates coutures. Moment d'émotion quand il a déclaré sur France 3 : "ce soir je pense à Christian". Pour une fois la trahison n'a pas été récompensée.

Je n'ai pas l'habitude de parler politique sur ce blogue n'ayant pas compétence pour le faire mais je constate aussi que l'UMP n'est jamais parvenue à s'installer à Lyon, pas plus que le RPR.
Lyon n'est pas une ville jacobine. Humaniste et centriste, fortement marquée dans le passé par les chrétiens sociaux. Une ville qui a toujours gardé son indépendance et ne veut pas être dirigée par les états-majors parisiens, de quel que bord qu'ils soient.

Soirée électorale qui m'a réjouie, mon mari trouvant un autre motif de satisfaction : la victoire de l'OL sur Bordeaux.

vendredi, 22 février 2008

Malheureusement, rien à Lyon

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PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées jeudi soir, dans une ambiance militante et festive, place de la République à Paris, pour participer à la "nuit solidaire pour le logement" organisée à l'appel de 28 associations de solidarité avec les sans-abri et les mal-logés.


Selon la police, 1.800 personnes étaient présentes au plus fort de la soirée. Les organisateurs n'ont pas fourni de chiffre. Concerts et prises de paroles se sont succédé tout au long de la soirée, sur une scène spécialement aménagée.

Vers 1H30, alors que les concerts se terminaient, les responsables d'association s'apprétaient à dormir sur la place avec des bénévoles d'Emmaüs et tous ceux qui voudront se joindre à leur mouvement. La préfecture de Paris n'ayant pas autorisé le déploiement de tentes, les organisateurs ont amené matelas et sacs de couchage.

De nombreuses personnes dans la foule portaient des couvertures de survie, symbole de la précarité des sans-abris. Une de ces couvertures a été accrochée comme un drapeau à une statue de la place. Les stands des associations étaient éparpillés sur la place, la palme revenant à celui d'Emmaüs: la reproduction d'un appartement, avec tables, canapé, lit et écran de projection, le tout entouré d'un muret de parpaings.

Dans une ambiance de fête de l'Humanité, les participants ont dansé, mangé hot-dogs et soupes ou participé à des ateliers d'écriture ou de photographie.

Les 28 organisations ont appelé à cette manifestation pour protester contre les propositions gouvernementales que François Fillon leur a présentées le 29 janvier. Elles considèrent que les propositions gouvernementales ne sont pas de nature à améliorer durablement les conditions de vie des personnes sans abri et mal logées, ou à fluidifier l'ensemble de la chaîne, de l'hébergement au logement.

Les associations évaluent l'effort financier nécessaire à plus de 1,5 milliard d'euros pour 2008 alors que M. Fillon n'a annoncé que 250 millions. Elles dénoncent la situation de mal-logement dont sont victimes quelque 3 millions de personnes en France.

Patrick Doutreligne, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, a fait remarquer à la presse que la nomination d'un "super-préfet" annoncée comme imminente par François Fillon le 29 janvier, lorsqu'il avait reçu les associations, n'était toujours pas intervenue.

Parmi les associations présentes figurent les Enfants de Don Quichotte, Emmaüs, la Fondation Abbé Pierre, le Secours catholique, France Terre d'Asile, la Fnars.

Augustin Legrand, fondateur des Don Quichotte, s'est félicité de "la mobilisation importante" et du fait que soient réunis tous les responsables d'association. "Cet événement permet des rencontres. S'il faut fonctionner comme un syndicat on va le faire. Cela permet de préparer les mobilisations futures", a-t-il affirmé à l'AFP.

dimanche, 03 février 2008

Discussion entre voisins

On pourrait croire que la question du logement social est une question qui nous dépasse.
C'est ce que j'ai lu en commentaire de ma dernière note.
Et pourtant !
J'habite le 5ème arrondissement de Lyon, sur la colline de Fourvière, un quartier qui pratique une réelle mixité sociale.
Mon lotissement a été construit après-guerre par l'association des Castors. Les terrains étaient bon marchés, achetés collectivement par l'association. Ensuite, à part la maçonnerie, les maisons ont été construites par les propriétaires eux-mêmes qui s'entraidaient, chacun en fonction de ses compétences.
Mon beau-père était le comptable.
Récemment, j'ai bavardé avec un voisin à propos du déménagement de l'hôpital Debrousse, proche de chez nous, hôpital pour enfants, actuellement situé au bord de la colline, avec une superbe vue sur Lyon. Sa reconversion fait couler beaucoup d'encre. D'après la presse, un hôtel 4 étoiles est prévu mais aussi des logements.
Mon voisin est inquiet : "vous vous rendez compte, on parle de logements sociaux... Mais qui vont-ils nous mettre ?"
Je ne sais encore ce qu'il en sera de ces fameux logements mais il me semble qu'il y a urgence que les mentalités changent.
Lyon est une ville humaniste,
un homme a repris le flambeau.

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Bernard Devert, fondateur d'Habitat et Humanisme.

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Ancien promoteur immobilier, devenu prêtre tardivement, Bernard Devert consacre son existence à loger des gens sans le sou. Il fait le pari de la mixité sociale. Habitat et Humanisme achète, pour ces familles, des logements dans les beaux quartiers ou rénove des anciens immeubles. Ces locataires, tous en difficulté, sont accompagnés par des bénévoles qui facilitent leur intégration dans leur nouvel environnement. L'association a logé 7000 familles en vingt ans : bien sûr, c'est une goutte d'eau mais ça ouvre une voie.

D'ailleurs l'association a essaimé dans de nombreuses villes de France.

mercredi, 30 janvier 2008

Le débat (2)

Au risque d'insister un peu lourdement, je vous recommande à nouveau le débat sur le bilan de 68 même s'il y en aura d'autres dans l'année.
Soit sur France-Cultutre à 17 heures, le 31 janvier 2008, soit dans le Nouvel Observateur.
Votre avis sera le bienvenu car, parmi les participants que j'ai rencontrés, certains l'ont trouvé intéressant, d'autres trop consensuel et mou !
Je n'ai pas vu le "Droit d'inventaire" consacré à 68 (je ne suis pas fan de Marie Drucker) mais j'aimerais bien en avoir quelques échos...

samedi, 26 janvier 2008

La Soyeuse

Hier, en récupérant mon panier de fruits et légumes au lieu de rendez-vous de mon AMAP ( association qui permet aux petits producteurs une vente directe sous forme d'abonnement)
j'ai rencontré Bertrand.

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Hier soir il jouait du violon.
Il n'appartient pourtant pas à l'orchestre de l'opéra de Lyon
car Bertrand est brasseur de bière.

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Mais c'est un brasseur de bière particulier :
c'est un brasseur-paysan.
Il fabrique sa bière à partir de l'orge qu'il cultive.

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Sa bière s'appelle " La Soyeuse" et ses consommateurs "Les Soyeux" : on est à Lyon quand même !
elle est sublime
et on hésite entre la belle brune et la belle blonde
sans oublier une rousse splendide.

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À votre santé...